MAJ
des faïences grossières à décoration polychrome représentant les personnages et les événements du temps: Louis XVI et Marie-Antoinette, des gardes-françaises, le monument de la fête de la Fédération à Lyon, etc.
(Cf. Comte de La Ferrière-Percy, Une Fabrique de faïence à Lyon sous le règne de Henri II, in-8°, 1862. — F. Rolle, Documents relatifs aux anciennes faïenceries lyonnaises, in-8°, 1 855- — Natal is Rondot, La Céramique lyonnaise du XIVe au XVIIIe siècle , in-8°, 1889. Id. Les Potiers de terre italiens à Lyon au XVIe siècle, in-8°, librairie de l’Art, 1892.
JSÆ
MAJOLTCA. Nom donné communément aux faïences italiennes, principalement à celles qui datent du xve et du xvie siècle. Suivant l’opinion émise par plusieurs auteurs et généralement adoptée, ce nom viendrait des faïences fabriquées à Majorque, qui faisait un commerce considérable avec l’Italie et les côtes de la Méditerranée. J. César Scaliger, qui écrivait au commencement du xvie siècle, dit en parlant des vases qui arrivaient d’Espagne : « Nous les appelons majolica , en changeant une lettre, du nom des Iles Baléares, où, assure-t-on, se font les plus belles »; et Fabio Ferrari affirme, dans ses Origines de la langue italienne , que le mot major ica a été changé en majolica « par une certaine caresse de langage (per un certo v&{\Q di lingua) ».
La fabrication des majoliques, qui commence vers le milieu du xve siècle pour arriver à son apogée dans la première moitié du xvie, eut pour centres principaux : Faenza, Urbino, Pesaro, Castel- Durante, Gubbio, Cafaggioîo et Deruta (voir ces noms) ; à la lin du xvie siècle, la plupart de ces fabriques étaient en pleine décadence et disparurent bientôt tout à fait; d’autres résistèrent pendant quelque temps encore, mais pour traîner péniblement une existence difficile qui ne rappelait en rien leur splendeur passée et sans avoir même su conserver ces procédés de fabrication si particuliers que nous avons mentionnés dans notre Résumé historique (voir page xliii) et qui, entre les mains des artistes de la Renaissance, avaient donné de si merveilleux résultats.
Ch Piccolpasso (Cipriano), Li tre libri dell' Arte del vasaio , etc., in-40, Rome, 1 85 7, tig. 11 existe de cet ouvrage, dont le manuscrit original appartient à la Bibliothèque du South Kensington Muséum, une traduction française due à M. Claudius Popelyn.
MAJORQUE (Une des Iles Baléares). Ynca, petite ville située