‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 127 sur 200 · MAL · texte numérisé non relu

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dans l’intérieur de l’île Majorque, et Iviça paraissent avoir été les centres principaux de la fabrication de ces faïences des Iles Baléares si renommées « pour leurs vaisselles de terre, bien cuites et curieusement décorées, dont une quantité considérable était exportée sur les côtes d’Afrique et dans d’autres pays où elles étaient recherchées, non seulement à cause de leur supériorité et de leur valeur, mais aussi pour la nature spéciale de leur terre, qui préservait du poison 1 ».

Les faïences des Iles Baléares, dont celles de Majorque sont le type le plus parfait, sont décorées d’arabesques, de fougères et de dessins géométriques de style moresque, accompagnés d’inscriptions en caractères moitié gothiques et moitié arabes, sans signification réelle et la plupart du temps illisibles; toute cette décoration est généralement exécutée en lustre métallique rouge cuivreux, employé seul ou quelquefois rehaussé, mais très discrètement, de traits bleus.

(Cf. Baron Ch. Davillier, Histoire des faïences hispano-moresques à reflets métalliques, Paris, in-8° de 02 p., i86r. — Drury et T. Fortnum, A Descriptive Catalogue of the Maiolica, Hispano-Moresco, Persian, Damascus and Rhodian mares, e te., with historical notices, etc., gr. in-8°, Londres, i8j3r

MALÂGA Espagne . Suivant toutes probabilités, c’est à Malaga, vers 1.320, qu’ont été fabriqués les célèbres vases qui décoraient l’Alhambra de Grenade, ces vases, dont la réputation est européenne et qui sont, à juste titre, regardés comme les monuments les plus remarquables de l’industrie céramique des Mores d’Espagne. Les faïences de Malaga étaient, du reste, renommées dès le commencement du xive siècle, à l’époque où Ibn Batoutah, de Tanger, visitant Grenade, écrivait : « On fabrique à Malaga la belle poterie ou porcelaine dorée que l’on exporte dans les contrées les plus éloignées2 ». Les ateliers de faïences existaient encore au xvic siècle et plusieurs chroniqueurs, entre autres Lucio Marineo, en 1 5 1 7 , parlent des «très beaux vases de faïence » que produisait cette ville 3.

La coloration générale des faïences de Malaga est d'un bleu de deux tons rehaussé de ce lustre métallique auréo-cuivreux qui décore si richement toutes les faïences hispano-moresques.

(Cf. Baron Ch. Davillier, Histoire • des faïences hispano-moresques à reflets métalliques, in-8°, Paris, 1861).

MALIGORNE (Sarthe). — On a fait à Malicorne, près de Pont-

1. Passage emprunté aux Ordonnances royales concernant rîleld’Iviça, cité par M. J. C. Robinson, Catalogue of the spécial loan Exibition of Spanish art , etc. 1081

2. Voyages d'ibn Batoutah, trad. française de Defrémery, Paris, j 858.

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