‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 136 sur 200 · NAP · texte numérisé non relu

NAP

Marseille , etc., in-8°, Paris, i863. — Doste, Notice historique sur Moustiers et ses faïences , in-8°, Marseille, 1874. — Eug. Fouque, Moustiers et ses faïences , in- 8°, 1889, fig.)

MUSIQUE (Assiettes à). On trouve fréquemment sur des faïences de plusieurs fabriques, Delft, Moustiers, Nevers, Lille, etc., notamment dans le fond des assiettes, des couplets généralement assez grivois empruntés aux recueils du temps, mais c’est seulement, croyons-nous, sur des assiettes de Rouen que l’on a rencontré jusqu’à présent des couplets ou ariettes avec les airs notés en musique. Ces assiettes, fort rares, — on n’en connaît guère que quatorze, — à bordures polychromes d’un très bon style, atteignent, quand par hasard il en passe en vente, des prix extrêmement élevés. Quelques faïences de Lille et de Delft présentent cependant aussi des airs notés sur des cahiers de musique grands ouverts, mais elles sont loin d’égaler celles de Rouen.

(Cf. G. Gouellain, La Céramique musicale au Trocadéro et ailleurs , en 187 S, pet. in-8°, Paris.)

TT

NANTES (Loire-Inférieure). Des manufactures importantes ont existé à Nantes depuis le xvie siècle jusqu’à la fin du xvme, mais il est très difficile d’en déterminer le caractère. Benjamin Fillon (Cf. l’Art de terre clie % les Poitevins ) attribue à la fabrique fondée en 1654 par Charles Guermeur et Jacques Rolland des faïences blanches avec des fleurs de lis peintes en relief que l’on trouve assez communément en Bretagne et en Vendée. Une autre faïencerie fut établie, en 1762, à Nantes, par Leroy de Montillée, qui eut pour successeurs Délabré et, plus tard, Perret et Fourmy, sous la direction desquels elle fut autorisée à prendre le titre de Manufacture Royale. Nous ne connaissons aucun spécimen bien authentique de cette fabrique.

NAPLES (Italie). Bien que, suivant toutes probabilités, il ait existé des manufactures de faïences à Naples au xvie siècle, on ne connaît aucunes pièces qui puissent leur être attribuées avec certitude. Jacquemart (Cf. Les Merveilles de la céramique , t. II, p. 25 3) avait pensé pouvoir faire remonter à l’année 1 5 68 un vase peint en camaïeu bleu repiqué de noir, signé :

P au lus Franccus Brandi Pinx . . 68

NEA

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