‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 172 sur 200 · COIAZE MARCHAND 1766.» — « JE SUIS A MONSIEUR MOUTON. I77O · texte numérisé non relu

COIAZE MARCHAND 1766.» — « JE SUIS A MONSIEUR MOUTON. I77O

Cette faïencerie, dont les produits devinrent de plus en plus communs, existait encore en 1860.

Cf. Despierres, Histoire de la faïence de Saint-Denis-sur-Sarthon ; in-40, 1889.

SAINT- JEAN-DU-DÉSERT, faubourg de Marseille. Un plat de

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la collection Davillier représentant une chasse, d’après Tempesta, porte en toutes lettres la mention :

A Clérissy, à Saint- Jean-du-Dé\ert 1697, à Marseille.

Cette pièce, dont l’émail est légèrement bleuâtre, se distingue des la'iences de Moustiers, sur lesquelles se trouvent également des sujets d’après Tempesta, par son dessin tracé en violet de manganèse un peu pâle. Un plat long à pans coupés, du Musée de Sèvres, décoré en bleu, au centre d’un baldaquin avec cariatides dans le style de Moustiers, et, sur le bord, de lambrequins à motifs répétés imités de Rouen, est marqué au revers :

ex Jy teoen- <}eser-h

On ne sait rien de précis sur cette fabrique qui a dû cesser d’exister vers 1709.

SAINT-OMER (Pas-de-Calais). Après avoir tenté de fonder une manufacture de faïences à Dunkerque, Louis Saladin sollicita et obtint, le 9 janvier 1 7 5 1 , un privilège pour établir une fabrique à Saint-Omer, au faubourg du Haut-Pont. Une belle soupière en forme de chou épanoui, d’un modelé parfait et d’une exécution extrêmement soignée, qui figurait à l’Exposition rétrospective de 1867, porte en toutes lettres :

A Saint-Omer

Une pièce semblable du Musée de Sèvres, ayant au fond du plateau un bouquet finement dessiné de manganèse et assez délicatement peint, est marquée :

Nous ne connaissons pas d’autres pièces que l’on puisse attribuer avec certitude à cette manufacture qui existait encore en 1791 et dont les produits sont sans doute confondus avec toutes les faïences du Nord dont la provenance est indéterminée ; on s’accorde cependant à donner à Saint-Omer des faïences décorées en camaïeu violet de manganèse ou vert.

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SAINT-PAUL (Oise). La fabrique de Saint-Paul, qui existait dans la dernière moitié du xvme siècle et au commencement du xixe, a produit des faïences assez communes décorées en couleur sous émail de personnages, de fleurettes, etc. Un pot à boire du Musée de Sèvres, en forme de garde-française à cheval sur un tonneau et tenant une bouteille d’une main, est marqué en toutes lettres :

SAINT-PORCHAIRE (Deux-Sèvresb M. Edmond Bonnaffé a démontré récemment, à l’aide de documents dont l’authenticité et l'importance paraissent ne devoir laisser subsister aucun doute, que les faïences d’un style si particulier et d’un art si parfait, désignées pendant longtemps sous le nom de faïences de Henri II et attribuées ensuite à Oyron , près Thouars, devaient être définitivement restituées à un atelier établi à Saint-Porchaire. Les preuves concluantes apportées par M. Bonnaffé détruiront définitivement, il faut l’espérer du moins, cette opinion, professée par quelques amateurs qui, poussés par un sentiment que l’on ne s’explique guère, et sans donner, du reste, aucune raison positive, persistent, aujourd'hui encore, à refuser à notre industrie nationale la fabrication de ces merveilleuses faïences qu’ils attribuent à l'Italie, quoique rien, dans la céramique italienne du xvie siècle, n’en rappelle ni les procédés de fabrication, ni le genre de décoration. Pour nous, la provenance de ces œuvres si délicates ne fait aucun doute; il existe, en effet, non loin de Saint-Porchaire, près de Thouars et surtout de Parthenay, de nombreux gisements d’une argile plastique, blanche, dont l’analogie avec celle des faïences de Saint-Porchaire, au moins comme apparence après la cuisson, est incontestable. Il a suffi d’un potier assez intelligent pour comprendre le parti qu’il pouvait tirer de cette terre blanche, et d’un homme assez ingénieux et assez artiste pour y appliquer une ornementation fort simple, du reste, au point de vue du procédé technique, pour créer un produit nouveau ne procédant en rien de ce qui avait été fait jusqu’alors dans aucun pays.

Les faïences de Saint-Porchaire, en effet, n’indiquent aucun progrès, ni au point de vue de la matière, ni sous le rapport de la couverte qui est celle que les potiers d’alors connaissaient tous, modifiée, comme cela a lieu pour toutes les poteries, suivant la nature de la terre sur laquelle elle devait être employée : elles sont bien le résultat d’une industrie particulière, spéciale, qui devait disparaître avec celui qui l’avait trouvée, sans exercer aucune influence sur la marche générale de la céramique fran-

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