Op. cit ., p. i
INTRODUCTION
il résulte également de rinscription qui s'y trouve placée, certaines grandes terrines vertes et jaunes fixées dans la façade de l’antique église d’Abbadia di Pomposa, située entre la belle terre de Condigoro et la mer; nous en avons de semblables dans la façade de notre Duomo et de l’église de San Agostino. J’en conserve deux, l’une vert clair, l’autre noir, coloré avec de l’oxyde de manganèse, ou lapis manganesius. »
Ces sortes de terrines ou disques creux Çbacini) se retrouvent encore encastrés dans les murs de plusieurs églises ou campaniles de l’Italie, notamment à Lucques, à Pavie et à Pise, mais on n'est d’accord ni sur la nature exacte de leur vernis, ni sur le style de leur décoration, ni sur leur origine, et la hauteur même à laquelle ils sont placés en rend l’étude presque impossible. Quelques auteurs les croient de fabrication byzantine ou hispano-moresque; d’autres, et particulièrement le baron Davillier 1 , leur refusent tout caractère, oriental. Viollet-le-Duc qui, dans son Dictionnaire du Mobilier, reproduit un de ces disques datant aussi du xne siècle appartenant à la façade de l’hôtel de ville de Saint-Antonin (Tarn-et-Garonne) , est également de cet avis, bien que certains détails de l’ornementation ressemblent à des caractères arabes.
Quoi qu’il en soit, c'est seulement à la fin du xne siècle ou au commencement du xme que l’usage des couvertes plombeuses tend à se généraliser et, selon toute apparence, c’est sur les carreaux de dallage dont l’emploi était si fréquent dans les églises, les chapelles et les châteaux, que le vernis à base de plomb fut d’abord appliqué 2. L’archi-
1. Histoire des faïences hispano-moresques à reflets métalliques , Paris, in-8°, 1861, p. 2 5. .
2. M. Emile Amé cite un fragment de carreau à inscription gravée en creux recouvert d’un vernis vert foncé très épais, trouvé en i852 sur l’emplacement de l’ancienne église du monastère de Saint-Colombe-lès-Sens et qui, suivant lui, daterait de 853, mais jusqu’à présent rien n’est venu corroborer son assertion et les
tecture également faisait un grand usage des briques vitrifiées et Ton sait, pour n’en citer qu’un exemple, que la grande tour du Louvre, à toit conique, dite tour de Philippe-Auguste , était recouverte de tuiles émaillées de diverses couleurs. On trouve aussi un assez grand nombre de fragments de cruches ou d’écuelles vernissées, unis ou portant des stries ou des ornements assez grossiers en relief, qui datent évidemment de la même époque, mais on ne possède aucune donnée positive sur les endroits où on les fabriquait. Paris, Beauvais, Rouen, certaines localités de la Bretagne et de la Saintonge, Pontailler, près de Dijon, Valence et Avignon paraissent cependant avoir été les centres les plus importants de la fabrication des poteries vernissées..
Les fabriques des environs de Beauvais étaient renommées au Moyen-Age et la réputation qu’elles s’étaient acquise était devenue assez populaire pour donner lieu à un proverbe : On fait des godets à Beauvais et des poêles à Villedieu L Leurs produits devaient avoir une certaine valeur puisqu’il en est souvent fait mention dans les inventaires et les comptes royaux : « Un godet de terre de Beauvais, garny d’argent » ( Inventaire de Charles VI, 1399); A Josne, madrinier, « pour plusieurs voirres, godez de Beauvès et autres vaisselles à boire, 3o s.; — pour poz et godez de terre de Beauvaix et voirres, 6 s., etc., etc. »
( Compte des Menus Plaisirs de la reine , 1416.)
plus anciens carreaux vernissés que nous connaissions ne remontent pas au delà du xme siècle. — Cf. Émile Amé, Carrelages émaillés du Moyen-Age et de la Renaissance, p. 83.
1. Leroux de Lincy, Proverbes français, I, p. 817. — « On appelait godet une coupe aplatie, portant une ou deux anses latérales et que son peu de profondeur assimile à nos tasses à déguster les vins. Dans son acception la plus ancienne, le godet des tavernes est un vase de terre à bords godelés, goderonnés ou gironnés, c’est-à-dire présentant un feston ondulé par des pinces inégales et arrondies en nombre variable. » (Victor Gay, Glossaire archéologique du Moyen-Age et de la Renaissance.)
INTRODUCTION
Dans son Art 'de terre che { les Poitevins, Benjamin Fillon mentionne plusieurs fabriques dont il fait remonter l’existence à une époque reculée et cite une certaine quantité de vases et de poteries du xme siècle, vernissés en vert ponctué de taches foncées et décorés d’ornements en creux ou estampés en relief, qui prouvent que, dès le début, cette industrie avait pris une assez grande importance dans l’ouest de la France.
Paris devait posséder aussi de nombreuses fabriques de poteries, si l’on en juge par la quantité considérable de fragments, de même nature et presque tous du même type, trouvés dans le lit de la Seine ou dans les fouilles pratiquées dans les terrains des vieux quartiers b 11 est assez difficile cependant de se rendre compte de leur importance, la désignation de potiers s’appliquant autrefois aussi bien aux potiers d’étain qu’aux potiers de terre ; ainsi dans la Taille de Paris, pour l’année 1292, sur cinquante-quatre potiers, quatre seulement sont qualifiés potiers de terre. 11 y a évidemment là un oubli ou une erreur et le nombre des potiers de terre devait être plus considérable, leur profession n’étant soumise à aucune des formalités nombreuses et des entraves qui s’élevaient comme autant de barrières infranchissables devant l’exercice des autres professions. On lit, en effet, dans le Livre des Métiers d'Etienne Boileau : « Quiconque veut estre potier de terre à Paris, estre le puet pour [vu] qu’il ait de coi et faire le sache. » — « Quiconque est mestre potiers de terre il puet avoir tant de vallets et d’apprentiz qu'il veut et que mestier li est... »
En Bretagne on fabriquait également de nombreuses poteries vernissées en vert et les types de cette nature
1. Le Muse'e de Sèvres possède une collection des plus remarquables de ces poteries donnée par Arthur Forgeais, le grand explorateur du sol parisien.
portant en relief les hermines et Vécu de Bretagne ne sont pas rares dans les collections ; mais là encore, au
moins jusqu’au xvie siècle, les documents historiques font
défaut.
Il est donc à peu près impossible d’établir une classification méthodique et raisonnée des poteries vernissées du Moyen-Age et nous devons nous borner simplement à les étudier sous le rapport des formes et de la décoration.
Les formes varient à l’infini; on trouve communément, surtout dans les plus anciens spécimens, des cruches à anse montées sur des bases élevées, simples ou quelquefois ornées de stries diagonales en relief séparées par des semis de pois , ou par des boutons coniques ; puis ce sont des buires, des pots à boire ou gobelets portant sur la face antérieure des figures en relief, des vases à deux anses et à inscription, — généralement ave maria, — destinés à orner les églises; des réchauds avec des supports à mascarons, des gourdes et bouteilles de voyage, des plats, des écuelles à oreillons, des terrines, des bénitiers, des lampes, des pots à surprise (ou pots trompeurs), etc., etc. La terre en est généralement fine, souvent très cuite, et la fabrication soignée. Dans la collection Arthur Forgeais, au Musée de Sèvres, on remarque toute une série des plus intéressantes de petites poteries ayant évidemment servi de jouets d’enfants : tirelires, formées par des têtes grotesques, sifflets en forme d’animaux, fragments de statuettes, petits ustensiles de ménage, etc., etc.
Du xme siècle jusqu’à la fin du xve, le vernis est vert plus ou moins foncé, jaune ou brun, quelquefois jaspé; certains détails en relief, surtout dans les pièces à vernis jaune, sont rehaussés de vert foncé ou de brun rouge.
L’ornementation est obtenue soit à l’aide de traits gravés en creux dans la pâte encore molle, soit en relief moulé ou
INTRODUCTION
modelé à la main sur la pièce même, soit au moyen de motifs estampés à part et collés ensuite sur la pièce avec de la barbotine. La fantaisie du potier s’est donné libre carrière; mais ce qui domine surtout, ce sont les sujets religieux, les Christs en croix, les figures de saints et de saintes, les inscriptions, les écussons et les fleurs de lis.
Parmi les spécimens les plus complets de ces sortes de poteries, nous citerons un plat vernissé en vert dont on ne connaît guère que quatre exemplaires : un au Musée de Sèvres, un au Musée de Cluny, un à la Bibliothèque nationale et un, avec variantes et portant encore des traces de dorure, au Musée de Douai.
Ce plat, qui a om,3y de diamètre, montre en relief les armoiries de Dieu{ et celles du roi Charles VIII. Sur le bord, on lit, en lettres gothiques, ce verset emprunté à Jérémie, commentaire naturel des symboles de la Passion qui font la décoration principale du plat : O vos omîtes qui transitis per viam , attendite et videte si est dolor similis sicut dolor meus . Pax vobis f ffait en décembre M Cc XI. Cette date de i5ii, en contradiction avec les K (lettre initiale de Charles VIII), qui se trouvent dans les écussons du centre, semblerait indiquer que le moule de ce plat, fait sous Charles VIII, servait encore sous Louis XII et que le fabricant s’était borné à changer la date2. Au haut, sur le marli, on voit sous un arceau gothique, supporté par deux colonnettes, le Christ en croix placé entre la Vierge et saint Jean; puis, tout autour, et sous des arceaux également, des écussons, surmontés de la couronne de France, alternant avec les emblèmes de la Passion. Au centre se
1. On appelait ainsi au xv° siècle les emblèmes de la Passion disposés régulièrement sur de véritables écussons héraldiques.
2. Les potiers se transmettaient leurs moules de père en fils et s'en servaient le plus souvent au hasard, sans tenir compte des anomalies et des discordances qui pouvaient se produire. Cela se rencontre particulièrement sur les grès où il n’est pas rare de voir sur une même pièce des sujets sacrés et profanes employés simultanément.
trouve le monogramme du Christ entouré de rayons et de huit écussons portant alternativement des fleurs de lis et la lettre K, et séparés par les huit lettres des mots ave maria.
Avec le procédé des engobes que nous avons cherché à décrire plus haut et qui offrait à l’artiste des ressources plus étendues et des colorations plus variées, la décoration des poteries vernissées prend un autre caractère.
Selon toute apparence, c’est en Italie que ce procédé a pris naissance, et, d’après Piccolpasso qui le désigne sous le nom de sgraffio , c’est à Castello — ■ d’ou le nom de alla Castellana que l’on donne assez souvent à ce genre de décor — qu’il aurait été appliqué avec le plus d’art. La belle coupe du Louvre (G 708), qui date de la fin du
xve siècle et qui représente un jeune homme aux cheveux
longs jouant de la mandoline entre deux femmes dont l’une tient un tambour de basque, est certainement un des plus beaux spécimens qui existent en ce genre. Cette pièce est faite de terre rouge engobée de terre blanche sur laquelle le dessin a été tracé par enlevage, et recouverte d'une
couche d’un vernis composé de silicate alcalin de plomb ( mar^acotto ), légèrement ferrugineux, coloré en vert ou en brun de place en place. Le même procédé a été employé en France, mais d’une façon moins artistique; un curieux plat du Musée de Sèvres, représentant dans un médaillon central une tige de fleurs ornemanisées et portant sur le
marli en lettres gothiques l’inscription : je cuis planter pour reverdir — vive truppet , en est un des plus beaux exemples.
La poterie vernissée était employée également pour faire des briques destinées à la décoration extérieure des maisons1, des faîtages et épis de faîtage, des figures en ronde bosse
1. Voir au Musée de Sèvres une grande brique losangée du xve siècle, représentant sainte Barbe, provenant d'une maison à pans de bois qui existait autrefois à Beauvais, et une ligure de jeune homme assis, soufflant dans une sorte de clarinette.
INTRODUCTION
servant probablement d’enseigne et, surtout, des carrelages dont l’emploi, pour remplacer les mosaïques, se généralisa après la découverte du vernis plombeux. C’est alors que l'art si vivant et si imagé du Moyen-Age, laissant de côté les dessins géométriques et les figures simples, transporta sur les carreaux un grand nombre de personnages et de décorations symboliques au milieu desquelles on trouve souvent des écussons. Tout ce que l’imagination peut inventer de combinaisons ornementales, de chimères, d’animaux fantastiques, de diableries, se trouve assemblé dans les salles d’armes, dans l’aire des châteaux, dans les chapelles ou les chœurs des églises, formant, avec des rinceaux diversement agencés et parfois disposés d’une façon bizarre, des mosaïques d’un aspect gai et varié, mais dont bien peu, malheureusement, nous sont parvenues intactes. La fabrication des carreaux émaillés, très répandue au xive et au xve siècle, surtout en France et en Angleterre, paraît avoir été faite surtout par des Flamands nomades qui s’arrêtaient partout où ils trouvaient des briqueteries et des fours. Elle était des plus simples : on formait des carrés de terre sur lesquels on imprimait avec un moule d’un très faible relief des dessins en creux; ce creux étant ensuite rempli d’argile d’une coloration différente de celle de la terre, on passait sur le tout un vernis transparent vert ou jaune et la cuisson achevait le travail. Parfois, surtout dans les carreaux qui représentent des personnages, le dessin était réservé en relief, dans l’épaisseur même de la terre, en traits plus ou moins larges qui formaient ainsi une sorte de cloisonnage dont le fond était rempli d’un engobage d’un ton plus clair; pour les dessins courants, ces traits étaient obtenus par pression au moyen d’un moule en bois, et souvent aussi ils étaient gravés en creux d’une façon plus ou moins correcte par la main de l'artiste.
L’épaisseur de ces carreaux était généralement de 2 centimètres et la superficie de g à i3 centimètres de côté. Plus tard, la fabrication perfectionnée, en donnant aux carreaux des formes variées dont l'assemblage formait des dessins et des arabesques du plus gracieux effet, permit de continuer régulièrement un système d’ornementation souvent assez compliqué, et d'obtenir ainsi une plus grande diversité dans le décor.
L'usage des carreaux émaillés se continua jusque vers le milieu du xvie siècle; à cette époque, l’application générale du vernis à base d'étain les fit remplacer par un carrelage plus brillant de couleurs, il est vrai, mais beaucoup moins solide et qui ne devait pas tarder à disparaître.
La terre vernissée fut employée également à la fabrication de ces magnifiques poêles si communs encore aujourd’hui en Allemagne, en Suisse et en Alsace, véritables monuments qui ne mesurent souvent pas moins de 2 m. 5o cent, à 3 mètres de hauteur et forment dans la pièce principale de la maison 1 une masse imposante autour de laquelle se réunit la famille dans les longues soirées d'hiver.
A dater du xvT siècle, ainsi que nous l'avons dit plus haut, une transformation complète s'opéra dans l'industrie de la céramique et la terre vernissée fut abandonnée presque exclusivement à la fabrication des sujets destinés aux usages domestiques les plus vulgaires. Quelques ateliers, cependant, surtout au xvme siècle, tentèrent des efforts dont le succès ne paraît pas avoir été considérable, mais qui n'en
1. En Suisse et en Allemagne, autrefois, cette salle était même appelée le poêle.
« Mme Darbeau, de Berne, avait toujours bonne compagnie dans son poésie... »— * « .. Quand il lit jour elle décendit et trouva les deux cavaliers dans le poésie qui ne s’étoient pas couchez de toute la nuict. » — « En Souabe, quand nous arrivions le soir, on nous faisoit entrer dans un grand poésie ouvert des quatre costez et dont les murailles n’étoient que vitres. » (Cf. Mémoires de M™* Du Noyer, passim.)
INTRODUCTION
produisirent pas moins des poteries qui témoignent d’une certaine recherche d’art et dont plusieurs sont véritablement remarquables; tels sont, en France, les ateliers d’Avignon, d’Apt, d’Épernay, etc., et, en Italie, celui d’un prêtre nommé Cuzio, dont on connaît un certain nombre de petits plats ou d'assiettes à larges bords décorés de rinceaux et de longues inscriptions gravés en creux, au trait, et recouverts en plein d’un beau vernis brun de l'effet le plus harmonieux.
En Suisse, en Danemark, en Suède et dans quelques provinces du nord de la France, notamment dans l’ancien Ponthieu, on continua à fabriquer des poteries ornées le plus souvent de grossiers dessins obtenus au moyen du procédé du pastillage et portant des noms, des dates ou des inscriptions, mais c’étaient là des exceptions et, presque partout, la terre vernissée fît place à la faïence jusqu'au jour ou celle-ci fut, à son tour, détrônée par la porcelaine.
GRÈS-CÉRAMES
Nous avons vu plus haut que, concurremment avec les poteries vernissées, on a fabriqué en France et surtout en Allemagne, dès le xve siècle, une poterie à pâte plus fine, plus dense, très dure et sonore connue sous le nom de grès , nom auquel Brongniart 1 crut devoir ajouter le nom de cérame (synonyme de poterie) pour la distinguer de la roche de quartz qui porte le même nom. A vrai dire, cette sorte de poterie qui ne diffère des poteries vernissées, au
i. Cf. Traité des arts céramiques.
xxviii DICTIONNAIRE DE LA CÉRAMIQUE
moins à cette époque, que par l'introduction de sable dans l'argile qui entre dans leur composition, par leur glaçure silico-alcaline et par une cuisson plus forte, ne constituait pas un progrès très sensible. On pourrait même supposer, d’après plusieurs spécimens trouvés en Asie Mineure et, surtout, sur les bords du Rhin et dans les pays Scandinaves, que les anciens connaissaient la fabrication du grès, s'il n’était plus simple d'admettre que ces sortes de poteries, relativement peu nombreuses, ne sont que le résultat d'un excès accidentel de cuisson ou sont dues à la présence, également accidentelle, de sable dans la pâte. C’est à cette cause, du reste, qu’il est permis d’attribuer l'origine des glaçures. On a dû, en effet, reconnaître assez promptement la propriété du sable de se convertir en émail solide et transparent, de se vitrifier , et voir que toute terre dont la cuisson est poussée un peu loin, les briques même, pour peu qu’elles contiennent du sable, se glacent seules au feu; le sable se change en verre, coule à la surface et la vernisse.
C’est à dater du xve siècle seulement que la fabrication des grès s'établit d’une façon suivie, et c'est en Allemagne, dans les contrées situées sur les bords du Rhin, que l'on place généralement le berceau de cette industrie. Nous ne mentionnerons que pour mémoire une tradition très répandue en Hollande qui attribue à la comtesse Jacqueline de Bavière, prisonnière en 1425 au château de Teylingen, non loin de Leyde, la confection des premières poteries de grès. Suivant cette tradition, la comtesse Jacqueline, autant pour occuper les tristesses et les loisirs de sa captivité que pour laisser aux âges futurs des souvenirs de sa présence, aurait, dit-on, fabriqué des canettes qu'elle jetait ensuite dans les fossés du château; aussi, les grès de cette forme ont-ils reçu le nom de Jacobas Kannetjes 1 . En tous cas,
1. Un traité sur les Vrow Jacoba’s Kannetjes a. été imprimé à Arnheim en 1757
INTRODUCTION