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d’une pièce. On dit plus couramment aujourd’hui, et plus simplement, dessiné : « de'cor polychrome dessiné de manganèse » ; — « camaïeu bleu dessiné d’un trait noir accentué », etc.
CHAUMONT-SURLOIRE (Loir-et-Cher). La manufacture de faïences établie dans une des dépendances du château de Chaumont-sur- Loire n’est connue que par le séjour qu’y fit Jean-Baptiste Nini (voir ce nom), qui y exécuta la plupart de ses médaillons en terre cuite.
CHEVRETTE. On appelait chevrettes les pots de pharmacie à anse et généralement à col bas et à pied portant sur l’épaulement un bec d’expansion qui se dresse droit. Ces vases servaient à contenir les sirops et les huiles.
CHIC AN EAU ou CHICOINEAU (Pierre) fonda à Saint-Cloud, à la fin du xviie siècle, une manufacture de faïences dans laquelle, vers 1696, il fabriqua également de la porcelaine tendre. Ses fils, qui l’avaient aidé dans ses recherches, obtinrent, le 16 mai 1702, des lettres patentes qui leur assuraient pour vingt ans le privilège exclusif de la fabrication de la porcelaine. — Voir Saint-Cloud.
CHINCHOIRES. Nom donné en Bretagne à de petites tabatières en faïence que l’on fabriquait surtout à Rennes. Ces tabatières, généralement en forme de livres, de grenouilles, de souliers, etc., sont percées à leur extrémité d’un petit trou, fermé par une cheville mobile en bois, qui permet de secouer sur le dos de la main la prise de tabac.
CLEFFIUS (Lambertus), maître faïencier, établi à Delft, où il acquit de J. van Kessel la fabrique à l’enseigne du Pot de métal ; en 1078, dit M. Havard, il publia dans la Galette de Haarlem des annonces dans lesquelles il prétendait avoir trouvé le moyen de contrefaire la porcelaine des Indes. Il mourut en 1691. On connaît de lui des pièces fines et assez soignées, marquées :
CLÉRISSY (que l’on écrit quelquefois CLÉRICI). On connaît plusieurs céramistes de ce nom :
i° Antoine Clérici, qui obtint, en mars 1640, des lettres patentes
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pour fonder une verrerie royale, lettres dans lesquelles il est désigné comme ouvrier en terre sigillée ; suivant toute apparence, il travaillait à Avon, et peut-être même devint-il propriétaire de cette petite manufacture, à laquelle il adjoignit la fabrication des verres. On lit en effet dans le Trésor des merveilles de la maison royale de Fontainebleau , par le P. Dan (Paris, 1642, p. 338) : «... Proche de cette église (saint Pierre) vers le septentrion, en la maison seigneuriale de Monceau, où l’année passée, 1641, a esté établie une verrerie royale par lettres patentes du Roy données au mois de mars 1640, et, par arrest du conseil privé de Sa Majesté tenu à Paris le cinquième jour de juin 1641 ; et ce en faveur du sieur Antoine Clerici, ouvrier en terre sigillée et de ses associez;... le sieur Clericy a déjà si bien réussi en son entreprise, qu’il s’y fait des verres de cristal des plus beaux et des plus fins qui se fassent point partout ailleurs, et des ouvrages en terre sigillée. »
20 A. Clérissy, dont le nom se trouve sous un plat de la collection Davillier, représentant une chasse au lion, d’après Tempesta :
A . Clérissy, à Saint-Jean du De\ert, à Marseille , i6gj
et dont le nom figure à Moustiers, le 26 mars 1704, à l’occasion du baptême de son fils Pierre.
3° Pierre Clérissy, qui, le premier, fabriqua de la faïence à Moustiers; en 1686 son nom figure sur les registres de la paroisse de Moustiers comme « maître fayansier » et plus tard comme « marchand faïencier » ; il mourut le 25 août 1728, âgé de soixante-seize ans.
40 Pierre (II) Clérissy, né en 1704, neveu et successeur du précédent; il fut anobli par Louis XV en 1743, sous le titre de seigneur de Trévans, et nommé secrétaire du roi en chancellerie par le Parlement de Provence ; c’est probablement à lui qu’appartenait également la manufacture de Varages (Var). — Voir Moustiers , Saint- Jean-du-Désert et Tarages.
CLERMONT-FERRAND (Puy-de-Dôme). On sait peu de chose sur l’existence de la manufacture de faïences établie dans cette ville, rue Fontgièvre, et dirigée par un sieur Chaudessolle. Il existe, portant les dates de 1734, 1735 et 1738, quelques pièces décorées en bleu un peu foncé dans le style de Moustiers, d’une exécution extrêmement remarquable, mais leur grande rareté laisserait supposer que c’étaient là des pièces exceptionnelles, datant probablement des débuts de la manufacture dont la fabrication courante devait se borner à des poteries plus communes. Un pichet à anse et à couvercle du Musée de Sèvres,
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