‹ Dictionnaire de la céramique; faïences--grès--poteriesChapitre 8 sur 200 · ILO · texte numérisé non relu

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ment à la fin du xvne ; mais les preuves qu’ils apportent à Tappui de leur opinion sont loin d’être convaincantes. Ce qui est certain., toutefois, et ce qui ressort des recherches publiées récemment par M. Argnani, conservateur de la Pinacothèque de Faenza 11 , c’est que, dès la fin du xive siècle, Faenza fabriquait des faïences émaillées. D’après l’analogie évidente qui existe entre les produits les plus anciens de cette localité et certaines faïences hispano-moresques, — notamment un beau plat du Musée de Sèvres (n° 4536 de rinv 3), — on peut avancer que ce sont des ouvriers de Majorque ou de Malaga. venus en Italie qui y auraient apporté les procédés qu’ils avaient hérités de leurs devanciers. Et cependant certains procédés de fabrication, notamment l’emploi de cet émail vitreux ( mar\acotto ), que nous avons signalé plus haut, qui coule parfois en gouttes épaisses, ainsi que cela se remarque dans les faïences de tradition persane, et que l’on ne trouve pas dans les faïences hispano-moresques, permet de supposer que cet art aurait pu également être introduit en Italie, à une époque indéterminée, par une autre voie, soit par Constantinople, soit directement par l’Asie Mineure.

Il n’y a pas lieu de s’arrêter à l’opinion, qui a eu cours pendant bien longtemps, de i’ invention de l’émail stannifère par Luca délia Robbia; et pourtant, si l’on examine avec attention et seulement au point de vue technique les terres émaillées sorties des ateliers de Luca et de ses successeurs, on y voit l’emploi d’un émail blanc, opaque, d'une apparence solide, que l’on ne trouve dans aucune des céramiques antérieures ; et quand certaines parties sont rehaussées de colorations, toujours sobres, du reste, ces colorations participent de l’opacité et de la solidité de l’émail. Malgré leur vigueur apparente, malgré l’éclat que leur

i. Cf. Argnani, Ceramiche et Mjiioliche Faentine.

INTRODUCTION

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