‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 10 sur 614 · ES — FRIOUL · texte numérisé non relu

ES — FRIOUL

I Autrichiens marcha sur Naples pour y comprimer la révolution et j rétablir l'ancien ordre de choses. Le 6 et le 7 (é-

1 Trier son armée franchissait le Pô, et le 24 il entrait à Naples tandis que son lieutenant , Walmoden , occupait militairement la Sicile. Les services rendus par Frimont au gouvernement autrichien ne devaient pas rester sans récompense.

l Après la mort de Bubna, en 1825, il fut invesU du commandement supérieur des forces autrichiennes en Lomuardie. De son côté, le roi de Naples, lui témoigna sa reconnaissance en le créant prince (TAntrodocco, honneur qui serait demeuré stérile s'il n'y avait pas joint une dotation de plus de deux millions de francs. Plus tard, Frimont fut rappelé à Vienne pour y présider le conseil aulique de guerre, lt mourut dans cette capitale, le 20 décembre 1831, victime du choléra.

FRINGALE. Foyex Boulimie.

FRINGILL1DKS. Voges Cosihostres.

FRIOUL. C'était autrefois un pays indépendant, ayant ses ducs particuliers, qui, dans l'extension la plus large qu'il ait jamais eue, se composait de la délégation lombardo- vénitienne dfjdùie( 84 myriamètres carrés et 408,000 habitants), formant l'ancien Frioul vénitien, des comtés princiers de Goritx et de Gradiska, avec la capitainerie de Tollmein du royaume d'Illyrie ( 37 royr. carrés et 193,300 habitants), et de ce qu'on appelait l'arrondissement didria, qui aujourd'hui fait partie de la capitainerie de Wippach, dans le duché de Carniole (2 rayriam. carrés et 12,000 liabitants), qui lois deux tonnaient l'ancien Frioul autrichien.

L'ancien Frioul, en italien Friuli ou PtUria del Friuli, tire vraisemblablement son nom de l'ancienne ville appelée Forum Julii , qui était située sur son territoire. C'est une contrée riche en blé et en vin, abondamment pourvue de minéraux et de sources thermales, parcourue par diverses ramifications des Alpes Carinthicnnes et Juliennes qui forment les défilés de Chiusa di Venxone, de Tulmino ou Tollmein, et l'ermitage de Flitsch , et arrosée par l'Isonio et par le Ta^liamento. Les liabitants professent la religion catholique, et sont pour la plupart italiens d'origine, mais d'une race particulière et avec un dialecte à eux. Les principales villes sont Udinc, chef-lieu de l'ancien Frioul vénitien, Campo-Formio,etta ville de Cividale, au voisinage du village de Zuglio» où se trouvent des vestiges de l'ancien Forum Julii et de remarquables produits des fouilles qu'on y a exécutées. On y compte aujourd'hui 6,200 habitants , et on y voit une belle cathédrale avec de bons tableaux , un pont construit en 1 440 sur le Natisone et long de 73 mètres, des archives célèbres, un musée d'antiquités, divers établissements d'instruction publique et de bienfaisance , des manufacturée de soieties et de cotonnades. Mentionnons encore Palma-Kova, place forte ; Goritz, chef-lieu du Frioul autrichien, et Monte Sanlo, célèbre endroit de pèlerinage; Flitsch ou Pietech, près duquel est situé l'ermitage de Flitsch; Gradiska et Idria.

Le Frioul partagea autrefois les destinées des autres contrées du nord de l'Italie. Habité k l'origine par les Carnieus, il fut, comme les pays adjacents, exposé à diverses reprises aux expéditions dévastatrices des peuplades barbares de la Germanie, puis conquis au sixième siècle par les Lombards, qui en firent un des trente-six duchés entre lesquels fut divisée, après la conquête, toute l'Italie lombarde. Grasulfe, neveu du roi lombard Alboin, en fut, dit-on , le premier duc (568-588). Sous son successeur Gisulfe, le khan des Avares envahit, en 014, le Frioul, et ravagea cette province. Gisulfe trouva la mort au champ d'Iionneur. Quand le roi des Lombards Didier fut vaincu par Charlcmagne, le duc Rotgai»! dut se soumettre au vainqueur et lui prêter serment; pois quand, en 774, Charlemagns eut à lutter contre les Saxons, il se révolte, et essaya de soulever toute l'Italie contre l'empereur. Mais, en dépit des rigueurs de l'hiver, Charlemagns accourut en Italie, surprit le révolté et le fit décapiter. Charlemagnc établit alors a sa place dans le Frioul des comtes , qui, |»arcc qu'ils étaient en même temps chargés de surveiller la marche deTrévise, prirent aussi, ver» ce temps-là, le titre

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de marquis de Trévîse. Pins tard U bave Pannonie et la Cêrinthie forent réunies an Frioul. En 820, pour opposer une digne solide aux irruptions des Slaves, Lothaire érigea le Frioul en marquisat, et en investit le comte Eberhard. Ce»! ainsi que le Frioul , confinant à ta Carinthie , h la Carniole, i h Styrie et à la Bavière, devint le lien qui rattacha l'ABetnagne à la Lombardie. Les lutte» contre les Slaves, les Bières et autres peuplades barbares continuèrent aussi pendant longtemps sous les marquis suivants, jusqu'au jour ri les enTahissêura préférèrent prendre l'Allemagne pour but de leur» expéditions.

Afin de pouvoir mieux défendre les frontières , la marche de Frioul fat, a partir de 827, divisée en quatre grands comtes. Sous les marquis suivants, qui dès lors prirent souvent aussi le titre de comtes et de ducs de Frioul , Bérenger Ier {sss) se fit proclamer roi d'Italie; mais il eut à soutenir contre son rival Gnido, doc de Spolète, et plus tard contre l'empereur Arnoolf, de nombreuses luttes, souvent malheureuses, et finit même par y perdre son marquisat de Frioul, dont Arnoulf donna l'investiture au comte Walfrfcd. Mais quand Arnoolf se fut éloigné de l'Italie, et après la mort de Walfried, il reprit possession du marquisat, et part.-igea avec Lambert, fils de Guido, la domination de Il ta lie. Lambert étant venu à mourir peu de temps après, 8 se trouva seul roi d'Italie; et comme tel il lui fallut guerroyer d'abord contre l'empereur Louis II, pub contre les Hongrois et enfin contre Rodolphe, roi delà Bourgogne transjurane, jusqu'au moment où il périt, traîtreusement assassiné, l'an 924.

A la mort de Bérenger, le marquisat de Friool lut morcelé. On en sé|*ra l'istrie, et Vérone devint un marquisat parti eu lier. Le Frioul ne fut plus alors, encore une fois, qu'un ample comté , compris à partir de l'époque d'Othon au nombre ries États qui faisaient partie du royaume d'Italie. Il demeura fief de l'Empire jusqu'à ce qu'au onzième siècle l'empereur Conrad II en eut octroyé la plus grande partie (ce qu'on appelle le Frioul vénitien ) au patriarche Poppo dTAqnhYe, qui le réunit à ses autres possessions séculières. \jt Frioul demeura sous la domination de ces patriarches josqu'à ee qu'en 1385 les bourgeois d'Udine s'affranchirent ée leur joug avec l'assistance de la république de Venise, V>ur prii de laquelle ils durent, en 1420, finir par se soutu'ttrr ,i la souveraineté des Vénitiens. En 1509, il est vrai, r<mpereur Maxrmilieu s'empara de la ville d'Udine; mais as Vénitiens en redevinrent maîtres en ISIS.

Le Frioul autrichien appartint dès les temps les plus reculés à la famille des comtes du Tyrol , dont une ligne, celle de Goritx, qui avait bétité du Frioul, s'éteignit en fan 1500 en h personne de Léonard, comte de Goritx. Après quoi, en vertu d'anciens traités remontant aux années 1361 et J4M, l'empereur Maximilienl" prit possession de ce comté, qui d'ailleurs lui avait déjà été engagé. Jusqu'à la paix de Ctmpo-Formio ( 1797 ), le Frioul vénitien demeura la propriété de Venise, puis devint celle de l'Autriche. La paix de Presbourg l'adjugea, en 1805, au royaume d'Italie, récemment fondé par Napoléon, et dont, avec une partie du Frioul vmitien , il forma alors le département du Passeriano ( 37 myriam. carrés et 290,500 habitants). En 1809 V Autriche perdit ce qui lui restait encore du Frioul, par suite de la cession de ses provinces iilyriennes. Les événements de 1814 remirent de nouveau l'empereur d'Autriche en possession complète du Frioul; et ce prince ajoute aujourd'hui à ses titres ceux de duc de Frioul et de comte-prince de Goritx et Gradiska.

FRIOUL ( Doc m). Voyez Dvnoc.

FRIPIER , celui qui fait un commerce de vieux habits. On appelte/rrnerle le magasin où se trouvent rassemblés les objets de ce négoce U y a plusieurs lieux à Paris, comme l'enclos du Temple et autrefois le marché Saint-Jacques-la- Boucherie-, spécialement consacrés à des établissements de ce genre. Sous le système des corporations , la compagnie des fripiers de Paris était organisée en corps régulier, et faisait

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une figure considérable parmi les autres corps de la vdle. Elle avait reçu ses premiers statuts en 1544 et ses derniers en 1665. Elle avait un syndic et quatre jurés. L'élection du premier et de deux des jurés avait lieu tous les ans le jour des Gendres. Pour (aire partie de cette communauté, U fallait prouver trois ans d'apprentissage et autant de temps de compagnonnage. Les fripiers devaient tenir registre de ee qu'ils achetaient , le payer environ sa valeur et appeler parfois un répondant. Cet observances sont encore à peu près de rigueur aujourd'hui pour les marchands d'habits. C'est le nom qu'on leur donne : le mot fripier est frappé de désuétude. Ce genre de négoce est aussi dévolu à une sorte de marchands ambulants, qui fréquentent de préférence les rues habitées par un grand nombre de jeunes cens , comme celles du quartier latin, à Paris, en faisant entendre le cri de vieux habits ! viens gâtons ! Ces fripiers ambulante , dont le commerce semble assez lucratif par suite de la légèreté et des habitudes des jeunes Rens, trafiquent ensuite avec les fripiers stalionnaires. Billot.

FRI PI ÈRE ou MAÇONNE, noms vulgaires d'un mollusque gastéropode pectinibranche du genre troque, le troehus agglutinons de Lamarca. La fripière est surtout remarquable par la propriété singulière dont elle jouit de coller et d'incorporer a sa coquille , à mesure qu'elle s'accroît, les corps étrangers mobiles sur le sol où elle repose , tels que petits cailloux, fragments de coquilles, etc. Elle habite la mer des Antilles.

FRIPON, FRIPONNE, FRIPONNERIE. Dans la catégorie des gens qui font du larcin un métier ou un art, le fripon est le voleur adroit : c'est assez dire qu'il est rare que le fripon soit pendu, ou seulement qu'il aille aux galères ; il est même rare qu'il ne soit pas riche ou en Mie position pour le devenir. On peut ajouter que, dans notre état social moderne, nous avons des classes, des professions entières pour lesquelles l'imputation àt friponnerie semble une qualification tonte naturelle, et non une injure. Bornons-nous toutefois, dans la crainte des procès en diffamation, à citer comme telle la défunte corporation des procureurs, pour laquelle sans doute personne ne s'avisera de prendre fait et cause. Mazaria donnait à cette désignation une acception bien autrement large, lui qui disait souvent : « Croyez tous les hommes honnêtes gens , et vivez avec tous comme s'ils étaient des fripons. » Qui sait si son éminenee faisait une exception pour elle-même ? Un poète de nos jours a hasardé cette autre assertion dans une de ses boutades :

Il fuit, je le voit bien et le dit un* raucuDC, Elre *nt ou fripon pour faire ti fortune.

Félicitons-nous donc de ce que personne à coup sûr n'oserait aujourd'hui faire ce cynique aveu. Passe pour la naïveté de cet honnête magistrat de village qui écrivait au lieutenant-général de police du royaume : « Hier , pendant mon audience , un individu m'a traité de fripon. Je vous prie, monwenr et cher confrère, de me faire savoir comment vous en usez en pareil cas. »

Si le mot de fripon est toujours une injure, sauf dans la locution de petit fripon, appliquée par plaisanterie à un enfant espiègle, il s'en faut bien que le terme de friponne soit pris dans un sens aussi défavorable. Quelle est la soubrette que Molière ou Marivaux n'ont («s traitée de friponne? Et que de madrigaux adressés à de M tes danves ont parlé de leurs friponnes mines! C'est une de ces nuances de langage difficiles à saisir pour un étranger, qui, voyant le mot coquin signalé comme synonyme de fripon, emploierait facilement dans ce dernier sens le féminin du premier de ces deux termes. Ou ni» y.

FRIQUET, oiseau du genre moineau, qu'on appelle encore moineau- friquet. Ce nom lui est venu de ce que posé il s'agite, se remue, se tourmente sans cesse : passereau, dit un ancien, qui ne fait que frétiller sur l'arbre en becquetant des noix. Le friquet est plus sauvage que le moineau domestique ou moineau-franc; il s'approche rarement des maisons; il prélèrc voler en liberté dans les cliamps; les

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bords des chemins et des ruisseaux ombragés de saules , voila son refuge favori. Vous le trouverez rarement daus le» bois. Pendant l'hiver, les friqucts se réunissent en troupes. Ils nichent dans le creux des arbres, dans les crevasses des vieux murs, dans des fentes do rocher ; leur ponte est de six œufs, d'un blanc sale, et tachetés de brun. La taille du friquet est plus petite que celle du moineau-franc : il n'a à peu près que 0°>,l4 de longueur; mais le fiiquct a le sommet de la tête rouge-bai et les joues blanches , marquées d'un point noir, tandis que le moineau'frauc a le dessus de la tête et les joue3 cendrées. Les mouvements du friquet ont d'ailleurs plus de grâce, de légèreté, d'aisance , que ceux du moineau. Le friquet , quoique moins hardi, tombe plus souvent dans les piégea. 11 ne vit que de fruits, de graines sauvages et d'insectes; son naturel n'est point pillard et destructeur, comme celui du moineau. L'espèce en est répandue dans toute l'Europe.

Les ornithologistes ont donné le nom de friquet huppé à un oiseau qui porte une huppe cramoisie, et qu'on appelle aussi , à raison de la contrée qu'il habite, moineau de Cayenne.

FRISCHHAFF ou mieux FR1SCH ES-HAFF. Voyez Uirv.

FRISE (de Phrygius, Phrygien, parce que, suivant Scamozzi, les Phrygiens furent lés premiers qui y brodèrent des ornements ). C'est la partie de l'entablement des monuments en style grec comprise entre l'architrave et la corniche; les Grecs l'appelaient îwoçope*;' (porte- figures d'animaux). La frise est presque toujours ornée de bas reliefs de peu de saillie , représentant des guirlandes de fleurs, des enroulements, des animaux , etc.

Les frises de l'ordre dorique se font distinguer par des triglyphes et des métopes : telles sont a Paris les frises du portique de l'Odéon et du portail Saint-Sulpice. Il y a aussi des édifices dont les frises sont lisses ou sans ornements en relief : telles sont les frises de la Bourse à Paris. C'est ordinairement sur la frise qu'on grave les inscriptions ou les aiguës allégoriques qui indiquent la destination d'un édifice.

Par extension, on a donné le nom An frise à des bandeaux de sculpture ou de peinture de peu de largeur, qui règneut vers le haut et tout autour de l'intérieur d'un temple, d'un

Frise est aussi une sorte d'étoffe de laine a poil frisé, une ratine grossière, qui n'est pas croisée. Ce mot se dit encore d'une toile venant de Frise en Hollande. TztssèDRE.

FRISE ( Fhesland ou Vriesland), l'une des provinces les plus septentrionales et en même temps les plus riches du royaume des Pays-Ras, désignée aussi sous le nom de Frise occidentale, pour la distinguer de la Frise orientale, province du Hanovre (voyez Fbisons), présente une superficie de 35 myriamètres carres, avec une population de 250,000 âmes, et est divisée en trois arrondissements : teeuwarden, Heerenveen et Sneek. Le sol en est partout plat, et si bas sur les côtes qu'on ne le met à l'abri des inondations qu'à l'aide de digues et de dunes. 11 a fallu en partie l'arracher péniblement & la mer & l'aide de travaux d'art qui témoignent de la plus industrieuse patience chez les populations, car elles ont su transformer à force de temps et de labeur des landes sablonneuses cl marécageuses en terres de la pins riche nature ; ce n'est qu'au sad et à l'est qu'on rencontre de vastes étendues de terres sablonneuses entremêlées de marécages et de tourbières, dont l'exploitation, en raison de la rareté du bois do chauffage, est un autre élément de richesse pour le pays. Une multitude de lacs poissonneux, reliés entre eux par des cours d'eau naturels ou par des canaux, contribuent à l'irrigation du pays et en même temps y facilitent singulièrement les communications. Nous citerons entre autres le canal de Treckschuiten, qui traverse presque toute la partie septentrionale de la Frise, et celui qui conduit de Harlingen à Lccuwarden par Franeker, avec deux embranchements sur Dokkum et sur Graningue.

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