GALLIPOLI
GALLINACÉS , ordre de la classe des oixeanx, ayun pour type le coq domestique. Les gallinacés ont pour caractères principaux : Bec moins long que la tête, manditmle supérieure voûtée , recouvrant l'inférieure , et port&at a «a base une cire dans laquelle sont percées les narines, qw recouvre une écaille cartilagineuse. Leur vol est lourd et embarrassé , à cause de la forme concave et de la brièveté de leurs ailes et aussi de la conformation particulière de kor sternum. Emplumées jusqu'au talon , leurs jambes, médiocrement longues , sont soutenues par des tarses rohutta terminés en avant par trois doigts bordés d'une courte membrane. Dans les genres où il existe un pouce, il est libre et porte en entier sur le sol.
L'ordre des gallinacés renferme les genres hocco,paon, éperonnier, dindon, pintade , coq, fa isan, argus, coq de bruyère, perdrix, caille, colin, frantolin, pigeon, etc.
GALLINETTE. Voyez Clavjure.
GALLINSECTES, famille d'insectes liémiptères, de la section des homoptères , et auxquels La treille assigne, la caractères suivants : Un article aux tarses, avec un seul crochet au bout; le maie, dépourvu de bec , n'a que deux ailet, qui se recouvrent horizontalement sur le corps ; son abdo m en est terminé par deux soies. La femelle est sans ailes et munie d'un bec. Les antennes sont en forme de fil ou de soie , le plus souvent de onze articles. Cette famille a poui principal genre la cochenille.
Le mot gallinsectes vient par contraction àegalle-insecta, parce que ces insectes, se mouvant tres-difliciU'nient, par suite de la brièveté de leurs pattes , ressemblent aux excroiv sances végétales qu'on nomme galles.
D* SitCElOlTE.
GALLIOMSME. Junhw Gallio, frire dcSénèqoe. était proconsul en Achaïe lorsque les Juifs lui amenèrent saint Paul pour le faire condamner. Esprit supérieur, Galfoo ne voulut pas servir les haines religieuses des Juifs , et refus» de se mêler de celte querelle. Cest de là qu'on a appelé quelquefois gatlionisme l'indifférence en matière de reiigwfli parce qu'on a conclu, mais à tort, des Actes des apôtres, que le paganisme, le judaïsme et le christianisme avaieal été également indifférents à Gallkm.
Junius Gallio se nommait d'abord Annsus Aorohu, c'est de son père adoptif qu'il prit son second nom. Tombe dans la disgrâce de Néron après la mort tragique de son frère Sénèque, GaUin mit fin à ses jours en se perçaol de son épée.
GALLIPOLI , ville de la Turquie d'Europe en Rounwfe, sur la prvsqu'ile de son nom, à l'entrée du détroit de* Dardanelles, appelé aussi en cet endroit détroit de Cal lipoli. Sa |>opulation ne dépasse pas 70,000 habitant- Siège d'un évéché grec , on y fabrique des soieries et de beaux maroquins. Son port est excellent et fait un commerce très-actif. Le nom de cette ville n'est que la corruption de Callipolis, belle ville, comme l'appellent les Grec*. Sur son emplacement était située autrefois Cardie , dont il est si souvent question dans les discours de Démosthène, importante situation stratégique, que Philippe de Macédoine finit par enlever aux Grecs. Gallipoli fut la première conquête des Turcs en Europe; ils s'en emparèrent en I3W, à la faveur d'un tremblement de terre.
Au mois d'avril 1854, Gallipoli est devenue une place d'armes et un lieu de dépôt de l'expédition anglo-française en Orient. Nos soldats en ont presque fait une ville européenne, en traçant au milieu du dédale inextricable de ses ruelles et de ses maisons, si pittoresques, de larges rues se coupant i angles droits, qui la traversent aujourd'hui en tous sens.
GALLIPOLI, ville de la province du royaume de Naples appelée Terra di Otranto, doit vraisemblablement aussi son nom , corruption du grec Kallipolis, à la beauté de sa situation , dans une tle du golfe de Tarenle qu'un pont relie au continent. Son port est excellent, bien que l'art seul l'ait créé ; mais l'entrée en est difficile. U ville, entourée
GALLIPOLI — 6ALLUS de fortifications et protégée par une citadelle , est le siège
d'unévèclté et compte 9,500 habitants, dont la pêche du thon et le commerce des fruits secs, de l'huile et du coton sout lu principales ressources. La cathédrale est un édifice remarquable.
GALLIQUE (Acide). Cet acide, découvert par Scheelc en 17 M, se trouve dans lanoii de galle et dans plusieurs éeorces ; il cristallise sous formes d'aigrettes transparentes, hlaaches, d'une saveur aigre, nullement astringente, roup^aet la teinture de tournesol. 11 se dissout dans trois fois vm poids d'eau bouillante, et seulement dans vingt fois son poids d'ean froide. 11 se combine avec toutes les bases salifiables, et forme des g a 1 1 a t e s. L'acide gallique est formé de î volumes d'hydrogène, 2 de carbone et 1 d'oxygène. L'acide gallique pur n'a d'usage que comme réactif dans les laboratoires. Uni au tannin, il est fréquemment employé en teinture.
A mesore qu'on le chauffe, l'acide gnlli<|ue abandonne de l'oxygène : à 215°, il se transforme en acide pyrogallique ; àîW, il fournit un résidu noir, l'acide métagallique , ressemblant à l'acide ulmique.
GALLO (MajuioMASTRIZZI, marquis de), habile homme <Tttii italien, à qui d'importantes missions dont le chargea, pendant la guerre de la révolution française, le roi Ferdinand IV, ouvrirent la voie des hauts emplois. Nommé, en IT£>5, premier ministre en remplacement d' A c t o n, il refîna ce poste. Après avoir assisté aux coalérences d'Udinc, il signa, en 1797, le traité de Campo-Furmio. Vers la lin de 1*02, il fut accrédité en qualité d'ambassadeur du roi des Deux -Sicile* près de la république italienne, et bientôt après en France. 11 assista ati couronnement de Napoléon comme roi d'Italie, et signa en 1 805, à Milan, le traité relatif à l'évacuation du territoire napolitain par les troupes françaises, traité qui fut rompo quelques mois après. Lors du débarquement des An- ^lai> et des Russes à Naplc, il donna se démission.
Joseph Bonaparte, devenu roi de Naples, lui confia le portefeuille des affaires étrangères, qu'il conserva sous Murât, le il janvier 1814, il signa en cette qualité avec l'Autriche le traité par lequel le beau-frère de Napoléon s'engageait à taire cause commune contre lui avec la sainte-alliance; et «î-meuré fidèle à Mural jusque après sa chute, il vécut ensuite en dehors des affaires publiques.
La révolution de Naples de 1820 confia le inioistere des a flaires étrangères au marquis de Gallo , qui plus tard accepta une mission conciliatrice près de la cour de Vienne. Mais arrivé a kJagenfort, il y trouva un ordre de Mctternicli d'avoir a ne pas pousser plus loin son voyage, l'empereur ne pouvant pas loi accorder d'audience. Il accompagna ensuite le roi à Laybach, où il s'efforça vainement de modifier les projets arrêtés par les puissances à l'égard de Naples ; puis •1 rentra de nouveau dans la vie privée. Il est mort à Naples, en 1S.U.
G ALLO-G R KCE. Voyez. Galatie.
GALLOMAME et GALLOPHOBIE (de Gallus, Gaulois, et u-x»ia, manie, ou f66o;, horreur). Ces deux termes *erveiil a désigner deux excès contraires dans l'appréciation que les peuples étrangers sont appelés à faire de nos mœurs, de nos institutions, de notre littérature et de notre influence politique. Par gollomanie on désigne cette prédilection exagérée pour tout ce qui est français , qui porte certains individus a n'estimer en fait d'Itommes, d'idées, de systèmes et même de produits industriels, que ce qui leur vient directement ou indirectement de France. L'influence de Frédéric le Grand sur ses compatriotes, son goût exclusif pour ce qui avait le cachet français, contribuèrent beaucoup au siècle dernier à propager la gallomanie en Allemagne, au vil déplaisir des patriotes allemands, qui inventèrent le mot pour faire justice d'un ridicule à la destruction duquel ils regardaient Itioooeur national comme engagé. La réaction en sens contraire produite de l'autre coté du Rhin par le joug de fer que Napoléon lit peser sur les populations
i a une exagération non
moins ridicule, la haine instinctive de tout ce qui avait une origine française : d'où le mot gallophobie , employé pour désigner ce sentiment exagéré de patriotisme qui porte, de nos jours encore, certains Allemands à atfecter pour la France, ses idées et ses tendances, une horreur dont leurs concitoyens eux-mêmes font justice en les affublant du sobriquet de Franzosenfresser (mangeurs de Français).
GALLON, mesure de capacité employée en Angleterre pour mesurer les matières sèches et liquides. Autrefois il y en avait de diverses contenances Mais, aux termes des dernières décisions légales, V impérial gallon doit contenir
10 livres d'eau distillée à la température de 13° 1/3 R., ou 277,274 ponces cubes anglais (à pen près 4 litres &4 een tilitres.), Quatre quarts ou huit pintes forment le gallon ; deux gallons égalent un peck, et huit gallons sont égaux a un bushel (boisseau).
GALLON DE PIÉMONT. Foyes Galle.
GALLOPAGOS. Voyez Galapagos.
GALLO W A Y. Voyez Galway.
GALLOVVAY ( IIknu, marquis de RUM1GNY, comte de), né en 1637, se fit naturaliser en Angleterre, à la suite de la révocation de l'édit de Nantes, qui força plusieurs milliers de ses coréligionnaircs à aller demander aux pays étrangers le libre exercice de leur coite, désormais proscrit en France. Choisi par les gentilshommes protestants réfugiés comme lui en Angleterre pour être leur représentant auprès du gouvernement qui leur accordait l'hospitalité, il ne tarda pas à être gratiné par le roi Guillaume III du titre de comte de Galtovay, en récompense de la bravoure dont
11 avait fait preuve à la bataille de Nerwindc à la tole d'un régiment de cavalerie uniquement composé de réfugiés français. En 1696 il fut promu au grade de maréchal de camp et nommé commandant en cl»ef du corps auxiliaire anglais envoyé par le cabinet de Saint-James en Piémont. Au moment ou éclata la guerre de la succession d'Espagne, la reine Anne le nomma en 1704 généralissime de ses forces en l*ortugal. Blessé sous les murs de Badajoz en 1705, battu à Al mania en 1707, et dans les plaines de Gudina en 1709, il fut rappelé en Angleterre, et en 1715 il fut i grand-juge d'Irlande. Il mourut en 1720, dans un qu'il possédait dans le Hampshire.
GALLUS (Oecsou Plblws Goaircurs) naquit l'an 688 de l'ère romaine, les uns disent à Fréjus, d'autres dans le Frioul. Auguste, dont il était l'ami et a qui il avait rendu des services dans la guerre d'Alexandrie, lui confia la préfecture de l'Egypte; mais Gai lus usa si mal de sa haute fortune qu'il fut destitué, puis frappé par le sénat d'une amende considérable et de l'exil. N'osant survivre a sa lionte, il se donna la mort , à l'Age de quarante ou quarante-trois ans. Auguste ne fit rien pour sauver l'accusé, parce que, soit légèreté, soit ingratitude, ce dernier avait tenu des discours peu mesurés sur le compte de l'empereur.
Gallus était poète, et jouissait d'une asset grande célébrité, due a ses élégies amoureuses et à ses liaisons avec les esprits les plus distingués de son temps. Virgile était son ami, et lui a dédié sa dixième églogue. Il avait même, dit-on, rempli de son éloge une partie du quatrième livre des Georgiques ; il y substitua par la suite l'épisode d'Aristée. Outre ses élégies, Gallus avait publié des traductions et des imitations d'Euphorion de Chalcis , poète fort estimé à la cour d'Auguste, malgré l'obscurité de ses vers, chargés d'une érudition déplacée. Qtùntillcn reproche à Gallus la dureté de son style. Quoiqu'il en soit, nous ne pouvons en ju^r aujourd'hui , s'il est vrai que les six élégies qui nous restent ne sont pas de lui , mais d'un certain Gallus Etruscus, qui vivait au sixième siècle. Saixt-Phosw» jeune.
GALLUS ( Caius Vibius Tkeboiuancs ). Né dans l'Ile de Meninx, aujourd'hui Gerbi, sur la côte d'Afrique, il avait un commandement dans l'armée de Mésie lorsqu'il fit périr par trahison l'empereur Dec i us, dans une expédition contre les Golhs, et se lit proclamer lui-même empereur. Il s'associa Hoslilien, puis son fils Volusien, acheta Iwnleuaeroent la
GALLUS — GALOTTl
paix des Goths, et persécuta le» chrétien*. Un de ses généraux , après une éclatante victoire sur les Gotlis, ayant été proclamé empereur par se* soldats, il se port t à la rencontre de ce compétiteur lorsqu'il fut tué, en 253, par ses propres troupes , auprès de Rome.
GALLUS (Maktui), chroniqueur polonais, qui écrirait de lloo à ltio. Les anciens auteurs ne s'accordent pas sur son origine. Les uns le disent Français, à cause de son nom ; les autre» Latin, parce qu'il a écrit en latin et à Rome, dans le cloître de Saint-Grégoire. Lengniet, qui a publié son ouvrage, dit que l'auteur était Polonais, qu'il portad'abordle nom de Martin, et que plus tard ses camarades de noviciat lui donnèrent en polonais le sobriquet de Kvr , coq , d'où l'étymologic du surnom de Gallus. Son livre est moins une histoire qu'un commentaire sur le règne de Boleslas III, surnommé Bouche de travers. Le principal mérite de Gallus est la précision de son style «t l'exactitude de ses renseignements géographiques. Quand il nous raconte les guerres de Boleslas avec les empereurs d'Allemagne et les chevaliers de l'ordre teutonique, il place sous nos yeux un tableau topographique de la Silésie, de la Moravie et de la Prusse orientale encore plein de vérité aujourdhuL Quoiqu'il n'ait su comprendre ni le but de l'histoire ni sa philosophie, il a rendu cependant un grand service en Trayant le premier la route de notre lûstoire nationale, et en donnant l'exemple à ses successeurs. Le manuscrit de son ouvrage 6e trouvait encore en 1830 à la bibliothèque de Pulawy, propriété du prince Czartoryiaki. Zamk Pacha (Michel C/aykowsxi). GALOCHE (Menton de). Foyes Deht, tome VII, p. 383. GALON, nom que l'on donne à des tissus étroits comme les ru ban s, mais croisés, Tort épais, et fabriqués avec des fds d'or, d'argent, de cuivre ou d'argent doré , de soie, de coton, de laine ou de til. Le galon est prodigué dans l'usage habituel de la plupart des conditions de la société : il est la marque dislinctive de l'ambition et du pouvoir, de la servitude et de l'orgueil. Ainsi, le premier degré de l'ambition du soldat, c'est d'obtenir les galons de laine, et le dernier, c'est devoir briller à 6on chapeau le galon de maréchal de France : de là le proverbe : Quand on prend da galon, on n'en saurait trop prendre. Mais tandis que la possession de ce genre de tissu excite une noble ambition, il est, d'un autre coté, la marque humiliante de la servitude, car chaque jour le valet étale avec insolence dans l'antichambre de son maître ou derrière sa voilure la livrée dont les coutures sont chamarrées de galons. L'Église aussi emploie le galon dans ses ornements : l'étole, la dalmatique en sont couverts. Du reste, si les tailleurs et les cbasublier» prodiguent ce tissu, il en est de même des tapissiers dans les ornements de nos habitations, et des carrossiers dans la doublure de toutes les voitures. 1-e galon a donc une importance bien plus grande qu'on ne semble généralement le penser. Autrefois les galons se fabriquaient a l'aide du métier à la tire; aujourd'hui ils se font presque partout avec le métier à la Jacquart. Lyon fournit les galon* de soie, et Amiens ceux de laine. Quelquefois, pour les livrées, on fabrique des galons veloutés en laine oo soie, de diverses couleurs; cependant ceux qu'on emploie le plus sont en laine et en fil ou en or, en argent ou en faux. Ces derniers se reconnaissent aisément ; car la loi, pour prévenir toutes les fraudes qui pourraient se commettre dans la vente des fils d'or et d'argent fins avec lesquels on fait les galons, a voulu que le fabricant, à moins d'encourir les plus fortes peines, fût obligé de filer l'or ou l'argent fin sur de la soie, et le faux sur des fils de chanvre ou de lin; il s'agit donc, quand on veut vérifier la qualité d'un galon , de s'assurer de l'espèce de fil sur lequel le métal est roulé; autrement, on a recours à la pierre de touche.
Les gâtons portent divers noms, en raison de leurs variétés : ainsi, l'on connaît les galons pleins ou à dessins visibles des deux cotés, et qui n'ont point d'envers; les galons figurés, ou a dessins ne paraissant qu'à l'endroit, tout en ayant l'envers formé des mêmes matières; les galons ; à l'envers ni dessins ni or ni
Cependant, la variété de ce» deux genres de galons i dans le commerce poton à lames ou gaze-galon , n'ayant ni festons ni crêtes, et dont par conséquent la lisière est droite, offre à son envers une espèce de dessin ; car tandis que les figures sont tracées par le filé à l'endroit, elles sont répétées de l'autre côté par la lame ; aussi l'on peut, à la rigueur, retourner ce genre de galon : il est donc, après les galons pleins, celui dont l'usage offre le plus de durée ; il en est de mémo du galon fin, de quelque variété qu'il soit ; malheureusement, le prix trop élevé en restreint beaucoup le débit : il en résulte que les fabricants font aujourd'hui beaucoup plus de galons laux que de fins.
J. OnoiANT-DesRos.
GALOP {Manège). Ce mot est affecté à rendre la plus élevée et la plus diligente des allures naturelles du cheval. Les étymologistes s'accordent, généralement a le faire venir du grec, x&irr,, que les Latin» ont rendu par calpare, calaperet et dont les Français ont fait galop, galoper. Celle allure n'est qu'une suite rapide de sauts en avant. On dit le grand, le petit galop; un galop régulier, rapide, élégant, aisé; un galop irrégulier, défectueux; le galop de manège, le galop de chasse, le galop do course. La vitesse du premier est de 300 à 330 mètres par minute ; celle du second, deâjo à 600; celle du troisième, de 800 à 900. Us varient suivant l'âge du cheval et le poids du cavalier. Virgile a peint admirablement le galop du cheval dans ce vers, modèle d'harmonie imitative :
Qiiad ru pédante
Un bon cheval galope longtemps sans fatigue pour luimême, ni pour son cavalier. Rossinante, an contraire, patron des coursiers étiques, n'avait, au dire de l'histoire, galopé qu'une fois dans sa vie ; c'est plus encore que no* chevaux de fiacre.
GALOP ( Danse). De nos jours, ont tout va au galop, la val se elle-même a fini par sembler trop lente aux amateurs du bal. Ils ont été chercher dans le bas peuple delà Hongrie et dans les montagnes de la vieille Bavière une dan*' plus rapide, plus entraînante, que les uns ont appelée le galop, d'autres la galope , d'antres encore la galopade. Le premier de ces noms, toutefois, est le plus nsité. En 1822 cette danse parut pour la première fois, suivant les uns a Vienne , selon d'autres à Berlin , lors du mariage du prince royal de Prusse avec la princesse Elisabeth de Bavière. Ce fnt M. RodolplM! d'Appony, fils de l'ambassadeur d'Autriche , qui l'introduisit en France , où elle fut dansée pour la première fois aux bals donnés pendant le carnaval de 1829 par la duchesse de Berry. Deux ans plus lot cependant, Mazurier, aidé d'une gentille danseuse, l'avait révélée au public parisien dans le ballet de La Neige. Les vieux habitués du Grand -Opéra n'ont pas oublié le galop du bal masqué de Gustave III ; et aucun étranger n'a voulu passer un hiver à Paris sans voir de ses yeux ce galop furieux , érhevolé, mlcrnal, qui termine les bals masqués dirigés par Musard, et qu'Auguste Barbier a si énergiqnement stigmatisé dans ses vers.
GALOPADE. En termes de manège , one gnhjmdt signifie une course d'un espace déterminé fournie au galop par un cheval. Galopade se dit encore d'une étendue déterminée de chemin à parcourir en galopant; il n'y a d'ici la qu'une galopade.
GALOPIN. Ce nom indique ordinairement un de ces petits commissionnaires que l'on fait galoper pour ques sous dans les rues de la capitale; H s'applique aussi i ces petits vauriens, ces vagabonds enlierbe, qui parcourent en oisifs nos promenades publiques et nos boulevards; et dans ce dernier cas il sert a désigner une «les variétés do gamin de Paris. Owm.
GALOTTl (Antonio), officier napolitain, onginairede» environs de Salerne, et secrétaire d'une vente de earbonan. fit preuve, peu de temps avant qu'éclatât la révolution «le flapies de 1820, d'un xèlesi inconsidéré, qu'il fut arrêté, ren-