‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 99 sur 614 · GALLIC1E · texte numérisé non relu

GALLIC1E

Pologne y ayant éclaté au mois 4e février 1846, la révolte gagna aussitôt de proche en proche. Tandis que les troupes autrichiennes repoussaient l'invasion des insurgés de Cfacovie , en Gallicie , le peuple des campagnes , les Rutlièoes , s'insurgeait, lui aussi , mais contre les Polonais et pour venir en aide à l'Autriche; et d'horribles massacres signalaient cette levée de boucliers. C'est à la suite de ces événements

que, le 6 nov

1846, en vertu d'une convention signée

a l'Autiiche.

.Cracovieet

A Vienne par les territoire furent incorporés

GALLICISME- On entend par ce mot certaine* tournures ou locutions propres à notre langue, et dont il esi quelquefois assez difficile de rendre compte par les règles de la syntaie. Telle est cette expression : vous avez beau vous tourmenter. Qu'est-ce que c'est qu'avoir beau? traduisez ça littéralement en latin, en italien, en anglais, vous n 'obtiendrez que des barbarismes, et, qui pis est, des non -sens. Il y a précisément là un idiotisme de notre langue, un gallicisme. 11 serait impossible de nombrer ces formes particulières; citons seulement Ce placé devant le verbe être : c'est moi, c'est toi , c'est nous, c'est vous, ce sont eux ; De, du, tle la, des, pris, non pas comme indiquant le rapport qu'exprime ordinairement la proposition de, ou répondant au génitif latin , mais dans un sens partitif : donnez-moi du pain ; Que , dans une multitude de locutions : Il ne dit que des sottises ; Je n'irai pas là que tout ne soit prêt; Quelque.... que, quel que, tout.... que, employés pour exprimer la supposition générale de toutes les choses d'une même espèce, ou de toutes les modifications ou manié res d'être «le cette chose : Quelques droits que vous ayez; quelles que soient vos richesses; toute belle que vous êtes, etc., et de même : qui que vous soyez, quoi que vous fassiez; Laisser, pris dans le sens de permettre : laissez taire , laissez passer ; Aller, devoir, avoir, venir de , pris pour exprimer des temps dans nos verbes : Je vais chanter : c'est un futur prochain; je dois chanter : c'est un futur indéterminé; J'ai chanté : c'est un passe1 indéterminé ; je viens de chanter : c'est un passe prochain, etc., etc ; les impersonnels il est et surtout il y a : il est des êtres bien dé' gradés , il y a des gens bien peu délicats.

Bernard Juxiem.

GALLIEN (Pcblius Ltcinivs EcNvras), empereur romain, fils de Valérien, naquit l'an M3 de J-C. En 253 son père l'associa à l'empire . Quand Valérien eut été fait prisonnier par Sapor , il régna seul. Au lieu de songer a délivrer son père, Gallien s'abandonna dans Rome à la débauche et a la cruauté. Pendant ce temps-là les Germains, les Goths, les Sarmates, les Francs, les Marco* mans, les Cattes franchissaient les Alpes et menaçaient l'Italie. Comme il fallait résister avec force à l'ennemi qui se présentait de toutes parts, et que les soldats savaient bien que GaHien en était incapable , chaque armée nomma un empereur, qui était presque toujours son général. Il y en eut bientôt trente élus à la fois par les armées romaines. L'histoire a appelé celte époque d'anarchie militaire V époque des trente tyrans. Plusieurs justifièrent cette dénomination par leurs cruautés; quelques-uns cependant furent très-utiles à l'État et repoussèrent les barbares qui menaçaient de le détruire. Mais Gallien , loin de chercher à imiter ses compétiteurs en combattant vaillamment, oubliait dans les loisirs de la débauche qu'on était empereur sans doute pour quelque chose ; il laissait à d'autres le soin de maintenir l'Itonneu r du nom romain. Odénat, prince de Palmyre,en releva la gloire en Orient, en battant Sapor comme allié des Romains. Soit crainhi , soit reconnaissance, Gallien jugea à propos de se l'adjoindre à l'empire en le déclarant César. Quelque temps après, Auréole, qu'il avait également revêtu de la pourpre impériale , marcha sur l'Italie pour le déposer. Gallien alors sembla se réveiller de sa longue apathie : il quitta aussitôt Rome, et se rendit en toute hâte sur Milan , qu'il assiégea. Il périt à ce siège , sans qu'on sache bien exacde quelle façon (26*).

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