GALVANISME
Ce produit n'est autre chose que du fer zingué par des procédés analogues h ceux de 1'étamage. Mais il doit son nom et ses propriétés a l'action galvanique résultant du contact des deux métaux, fer et zîne ; le fer, négatif par rapport au zinc, est moins oxydable; le z 1 a c s'oxyde donc dans l'eau et protège le fer ; mais, en outre, son oxyde fait vernis, et empêche ainsi l'oxydation de continuer. Les clous galvanisés sont d'une grande utilité dans les constructions navales.
On préserve aussi les surfaces de fer par un enduit formé de zinc en poudre et d'une substance onctueuse, et que l'on appelle peinture galvanique.
GALVANOGRAPHIE (de galvanisme, et y(x£?îiv, graver ). Imaginée par le professeur Kobell de Munich , la galvanographie a pour but de reproduire avec du cuivre précipité par voie galvanique des images au pinceau exécutés sur une ptaqne métallique , de «manière a constituer des planches de cuivre qui servent à multiplier les image*, de la même manière que les planches gravées au burin. Les procédés de la galvanographie dérivent des mêmes théories que ceux delà galvanoplastie. Cet art a déjà fait de* progrès sérieux , car M. Grove s'est occupé de reproduire avec son aide des épreuve* daguerriennes. Il a obtenu ainsi des gravures dont on a dit avec jiMessc : Dessiné par la lumière, gravé par rélectricité. Cependant ses procédés laissent encore a désirer sous le rapport de la perfection des résultats.
GALVANOMÈTRE, MULTIPLICATEUR ou RHÉO- METRE , instrument imaginé par M. Schweigerpour mesurer l'intensité des courants électriques. Sa théorie appartient à l'électro-magnétisme. Le galvanomètre le plus usité maintenant se compose d'un cadre rectangulaire en bois, disposé verticalement dans le méridien magnétique , et de telle manière que ses longs côtés soient horizontaux. Un fil métallique recouvert de soie entoure ce cadre par plusieurs circonvolutions. 11 présente a l'extérieur ses deux bouts libres que l'on peut mettre en contact avec La série de conducteurs. Une aiguille aimantée très-fine , suspendue par un (S de Colon , occupe le milieu du cadre ; lorsqu'elle n'éprouve d'autre influence que celle du globe , elle se dirige parallèlement aux rectangles formés par le fil. Mais quand le fil est parcouru par un courant électrique, l'aiguille est déviée du méridien magnétique par les actions concordantes des longs cotés de tous ces rectangles , qui forment autant de conducteurs rectilignes, et dans cette nouvelle (position, elle est perpendiculaire au plan du cadre. Il est facile de voir que les courants inférieurs à l'aiguille , quoique dirigée en sens contraire de ceux qui existent au-dessus d'elle , tendent cependant à Taire marcher le pôle austral du même côté ; en sorte que tous cm courants partiels s'accordent pour augmenter la déviation. Cette déviation étant d'autant plus grande que le courant éprouvé est plus énergique, peut servir à comparer la forcede plusieurs courants. On dispose ordmairementdansle galvanomètre deux aiguilles aimantées, ayant à peu près la ménte force, traversant parallèlement, et en sens inverse l'une de l 'autre, une paille verticale suspendue a un fil de soie sans torsion. L'une de ces aiguilles occupe encore le milieu des rectangles; l'autre est au-dessus dn cadre, et éprouve des actions inverses de la part des courants partiels supérieurs et de ceux inférieurs; mais l'action des premiers l'emporte sur celle des seconds, qui sont plus éloignés, et il est facile de comprendre que leur différence tend à faire tourner le système mobile dans le même sens que les actions exercées sur raiguilie qui occupe le milieu |du cadre. Mais ce qui tend surtout à rendre les déviations plus sensibles, c'est la grande diminution de la résistance opposée par l'action du globe, car les deux aiguilles ayant des moments magnétiques a très-peu près égaux , étant parallèles et dirigés en sens contraires, il n'y a que la faible différence des forces directrice» que le globe exerce sur elles qui tende à les ramener dans le méridien magnétique. Dans ce galvanomètre, un cercle de carton gradué placé au-dessous de raiguilie su-
ÎALVANOPLASTIB
périeure laisse passer la paille qui traverse d'ailleurs le bord du rectangle par une fente ménagée entre les spires. La déviation de l'aiguille extérieure est alors évaluée facilement par le nombre des divisions du cercle de carton qu'elle parcourt. TETSSEMIE.
L'action du courant sur l'aiguille se trouve multipliée ea quelque sorte par les circonvolutions du Kl ; de là le nom de multiplicateur. Cependant , an delà de quatre à cinq cent» circonvolutions la sensibilité do galvanomètre n'est pli» susceptible d'augmentation.
Quant au nom de rhéometre , dérivé de Ait», conter, et u>trpov, mesure , il rappelle que cet Instrument permet de mesurer les courants électriques. Enfin, le mot galtanomitrt est formé du grec uf-rpov , mesure, et du nom de Galvani pris pour la science qu'il a fondée.
GALVANOPLASTIE (de Galvani, pour galvanisme, et itXfaau, je modèle). Cet art, qu'on appelle encore électrotypie (d'tyfxrpov, dont on a Tait électricité, et vGmx , type), consiste à précipiter, par l'action d'un courant galvanique, un métal en dissolution dans un liquide sur un objet donné, soit pour l'y faire adhérer (voyez Dorure), soit pour ea obtenir l'empreinte. Ce fut à Dorpat que M.Jacobi, en février 1837, eut la première révélation de la découverte de la galvanoplastie. Ainsi qu'il est arrivé à d'antres inventeurs , ce fut une circonstance presque m signi liante qui donna l'éveil à son esprit et lui suggéra de premières recherches. Il remarqua sur une feuille de cuivre des tacites peu apparente» qu'il ne savait à quelle cause attribuer. Il supposa que n* taclics équivoques pouvaient avoir une origine galvanique. Pour vérifier cette première vue et la rendre féconde , il fallait que M. Jacobi parvtnt à reproduire à volonté ce curieux phénomène, qui ressemblait tant à un caprice du hasard : c'est à quoi il appliqua son zèle. II soumit à l'action de courants vollaiques des plaques sur lesquelles on avait gravé au burin des caractères ou des figures ; et il vit que la décomposition galvanique de la couperose bleue avait dont* lieu à des dépôts de cuivre métallique qui venaient s'adapter avec une forte adhérence aux figures tracées sur les pl*ques, etqufl en résultait un relief métallique en tout semblable au dessin gravé en creux sur l'original. Il est vrai qu'il n'obtenait d'abord que des fragments minces et très-fragiles ; mais ses essais réussirent mieux dès qull eut employé des batteries galvaniques à force constante et à cloisons.
MM. Spencer, Smée, Boquillon s'occupèrent de galvanoplastie avec une rare persévérance. Bientôt M. Jacobi ne restreignit plus sa découverte à la reproduction seulement curieuse des médailles et des bas-reliefs ; il l'appliqua a> i-< succès à l'art de l'imprimerie , à la stéréotypie ; il s'en servit pour faire ou copier des clichés, pour multiplier et solidifier ces assemblages de caractères qn'on appelle des formes , en style d'imprimerie; enfin, pour copier des gravures, pour fabriquer des billets de banque, des vignettes, etc. M. Flzeau, de son côté, reproduisit le premier des épreuve» de daguerréotype.
Il va sans dire que dans ces différentes opérations il y a des lois à suivre, quelques précautions à prendre, quelques procédés à observer. Ce sont là des soins, et non des difficultés; pour en avoir une idée, il suffira d'en citer quelque unes: par exemple, le plâtre, pour ne pas se désagréger, doit être préalablement plongé dans un mélange de cire et d'essence ; il faut ensuite le rendre conducteur de IVlectricIt é ; ce qui s'obtient par un frottis de plombagine ( les médaille*, les monnaies ne sont pas sujettes à ces deux opérations) . Ou plonge dans le bain le corps dont on veut obtenir l'empreinte en creux, et après un séjour plus ou moins prolongé qui varie en général de un jour à huit, suivant les dimension* et suivant l'épaisseur qu'on désire avoir, on l'en retire et il n'y a plus qu'à séparer 1 1 copie de l'original , ce qui s'obtient trè*facilement. On traite ce creux comme on a fait pour l'original et l'on produit enfin une troisième pièce en relie/, qui est entièrement identique à la première.
MM . Becquerel , Dechaud et Gaultier de Clanbry ont ap-
GALVANOPLASTIE — GALYZIN
»|il*6tie à la métallurgie. Cet art , encore donc susceptible d'one infinité d'applications
Il 1
GALV AXO PUNCTURE. Voyn Élect bo-pckctc bb . G AL VESTON , importante ville commerciale maritime de rtlat do Te xa s, l'un de ceux qui composent l'Union Américaine do Nord, bâtie à l'extrémité nord-est d'une Ile aride, . vobine de la côte , offre un assez bon port eu égard aux très- Biauvais abris que toute celte côte présente en général aux uvisxleurs, dont la barre, par la marée haute, n'a que quatre owtre», et trois seulement à lamaréo basse; et en 1852 on ; comptait déjà 0,000 habitants. Sa fondation ne remonte eo'a l'année 1H35. Dès 1839 ou y comptait 2,500 habitants, et le nombre des navires entres dans son port s'élevait cette anoée-Ia à 2*8 , jaugeant ensemble 25,000 tonneaux , ayant Importé pour 6 millions et exporté pour 2 millions. Ces chiffres a'oot pu depuis que »ui\re le mouvement loujours croisant d<* la population.
GALWAY ou GAbLOWAY, comté de la province de Cuuaaugl.t en Irlande, borné au sud et à l'ouest par l'océan Atlantique, qui v forme grand un nombre de haies et d'aue* vastes et profondes, et dont les flots viennent Mire mie Miile non interrompue d'Ilots et de rochers qui semblent place* là par la nature pour protéger ces rôles contre ses foreurs et ses envahissements. Le comté de Galway est, aprék celui de Cork, le plus grand qu'il y ait en Irlande -, il présente une superficie de 7'« myriamètres carrés, dont un tiers en montagnes, marais et marécages, et plus d'un cinquième en lacs et étangs. En fait de cours d'eau , on y remarque surtout le Shannon, qui a pour affluents le Suck et la Clare, le Carnaraart, etc. La partie occidentale est couverte par un groupe de montagnes arides et nues ; et on en trouve également au sud. La partie orientale forme une vaste plaine, qu'interrompent seulement ça et la quelques collines. A l'ouest et au sud on trouve aussi beaucoup de lacs, d'étangs et de marais ; mais à l'est le sol est fertile et couvert en partie de riches pâturages; seulement l'agriculture y est encore fort peu avancée. Il produit surtout de l'avoine et des pommes de terre, et une bonne espèce de froment. On y cieve a'f^i des bêles à cornes d'une fort belle race et des moutons donnant une excellente laine. La population rurale est très-pauvre; les demeures dans lesquelles elle s'at>uv «ont les plus misérables qu'il y ait dans toute l'Irlande. SeiifUfakmcataon des Iodes, l'industrie manufacturière n'a aucune importance dans te comté de Galway. La pêclic y donne des produits assez considérable!, notamment celle du luresç. Ce comte envoie au parlement quatre* députés; et en 134! on v comptait, non compris le chef-lieu, 422,923 habitanU; en 1851 , ce chiffre se trouvait réduit à 296,120. La diminution était donc de 2» p. 100.
GALWAY, clief-licu du comté, situé au nord de la haie do même nom et au point de décharge du lacCorrib, qu'un chemin de fier relie à Dublin, possède un port vaste, mais vaseux, et protégé par un fort. On y trouve une cathédrale catholique, une église collégiale protestante, le palais de l'archevêque de Tuam, une bourse, dos casernes, et, non compris les faubourgs, one population de 24,700 hab. ( en 1811 ce < luflre n'était que de 17,300), que font subsister le travail (Uni quelques manufactures de draps grossiers et de toiles, ainsi que la pèche du saumon et du hareng. Elle est aussi te centre d'un commerce assez considérable. 11 l'était autrelois beaucoup plus qu'aujourd'hui, mais il s'est en partie ilt placé pour aller se fixer a Cork , 4 Limerick et à Waterfcird. Cette ville est une station de vaisseaux de guerre et de croiseurs contre la contrebande ; c'était aussi jadis une des les plus fortes de l'Irlande. Les villes les plus impor- ; du comté sont ensuite : Tuant, siège d'un archevêque calijolique et d'un archevêque protestant, l'un des grands centrée du commerce des toiles, avec 5,000 habitants; Ballitwslae, sur le Suck, avec 2,000 habitants, le plus important marché qu'il y ait en Irlande pour les bestiaux et les laines ; boughrea, avec n,ooo habitants et un grand commerce de
toiles. Le Iwura de C ton fer t est le lique et d'un évèché protestant.
GALYZIN ou GOLYZIN, nom que souvent l'on écrit Gcliiin, Oalittin,Gallit%in; l une des maisons nobles russes qui comptent le plus de branches et qui ont fourni le plus d'hommes célèbres dans l'histoire du nord de l'Europe. Elle descend du prince lithuanien Gedimin, trône commun d'où sont issus aussi les Jaeeliont.
Les princes Michail et Dmitri GiLvaui commandaient les armée* russe* sous le grand-prince de Varsovie Wassili IV, et furent faits prisonniers par les Polonais, dan* la grande bataille livrée à Orscha.en 1&14. Dmitri mourut dans les fers, et Michail ne fut rendu à la liberté qu'après trentehuit ans île captivité. Il revint alors à la cour de son souverain, dont il fut bientôt l'un des principaux favoris.
Le petit-fils de Michail, Wattili Galvzin, lut, après la mort du faux Démétriut, au nombre des prétendants a la couronne de Russie. Envoyé en 1610 en Pologne à l'effet d'y annoncer an prince polonais Wladislas son élévation k la dignité de exar, il se vit accuser par des cabales de seigneurs polonais de s'être rendu coupable de trahison à l'occasion du siège de Smolensk, fut retenu prisonnier, et languit dans les cachots jusqu'à sa mort, arrivée neuf ans après.
Son petit-neveu Wattili Gai.vzi*, surnommé le Grand Golf lin, fut le conseiller et le favori de la prin cette vindicative sœur de Pierre I". De le Grand fut constamment obsédé par la noble idée de civiliser sa nation , restée jusque alors plongée dans une profonde barbarie, WastUl Galyzin eut aussi, mais avant lui, l'ambition de mettre son pays en contact avec l'Europe occidentale, unique foyer de la civilisation, et de transplanter les sciences et les arts dans les écoles et jusqu'au milieu même de la cour de Russie. Galyzin ayant échoué dans son projet d'épouser la princesse Sophie et de partager le trône avec clic, fut banni vers la mer Glaciale, où il mourut empoisonné, tandis que Pierre condamnait sa soeur à prendre le voile dans un cloître.
Des deux cousins de ce Wassili, l'on, Borit Gslvxim, fut précepteur de Pierre le Grand et charge de l'administration de l'empire pendant le premier voyage que re prince fît en Europe ; l'autre, Dmitri Gslvzm, homme d'Etat distingué, fut ambasadeur a Constantinople, puis ministre des finances de l'empire , et enfin chef du parti des Galyxin et «les Dolgoroucki qui, k la mort de Pierre II, essaya de mettre des limites k la ton te- puissance des czars (consultes la Notice sur 1rs pineipatet PamUlet de la Rusùe, par Pierre Dolgoroucki [Bruxelles, 184a]). Le pian de Dmitri Galyzin échoua ; les deux familles furent bannies, et lui même expira dans un cachot k Schiuaseibourg.
Son frère, Michail Galyztn, l'un des meilleurs généraux qu'ait eus la Rnsaie, Justement célèbre pour son courage et sa bravoure, fut l'Inséparable compagnon de Pierre le Grand dans toutes ses campagnes. Il se distingua surtout k la bataille de Narva, ou il sauva le régiment de BéménotT, ainsi qu'à la bataille livrée près du bourg de Liesnaja, où il battit legénéral LaRwenhaupt et où le exar l'embrassa sur le champ de bataille même; enlin, à Pultawa. \a conquête de la F i nlande, qu'il opéra en L714, mit le comble à sa célébrité et & sa gloire. Il mourut en 1730, avec le titre de f "
Son frère, appelé aussi Michail, fut < sous Pierre le Grand, et grand-amiral.
Des fils laissés par le premier de ces Michail, l'un, le fddmaréchal Alexandre Gxlvxin, se distingua en 1769 par la prise de Chocxim en Moldavie; l'autre, Dmitri Gslvxin, diplomate habile, fut ambasadeur de Russie à Paris, sons le règne de Louis XV, puis à Vienne auprès de Joseph II, et mourut dans cette capitale, où son tombeau s'élève sur la hauteur dite, d'après lui, Galyzinsberg.
Des fils laissés par Alexandre Galyzin, l'un, Alexandre. GiLTzin, fut vice-cliancelier pendant les premières années
utre, Pierre Galvxik, se dis-
du règne de Catherine II ; l'autre tingua par ses
Dmitri Ga-
US GALYZIN
Galvzw , fut ministre à U Haye, sous Catherine II, et mourut en 1803. L'épouse de ce dernier, Amélie, princesse Galïzin, femme Justement célèbre par la haute culture et par la grâce <1e son esprit, par ses liaison» arec tous les savants et tous les poètes en renom de son siècle, et surtout par ses tendances au mysticisme, était lille du général prussieu comte de Sctitnettau, et avait passé une partie de sa jeunesse a la cour de la femme du prince Ferdinand de Prusse, frère de Frédéric 11. A Munster, où elle résidait habituellement, elle avait réuni autour d'elle un cercle de savants distingués. Furstenberg, Jacobi , Gœthe, etc., etc., y furent pendant plus ou moins longtemps ses tidèJes commensaux ; mais Hemsterhuys et Hamann restèrent m» amis les plus intimes. Cest elle la Diotima à laquelle Hemsterhuys, sous le nom de Dioclas, adressa sa Lettre sur f Athéisme (1706); Hamann mourut chez elle, et fut enterré dans son propre jardin, a Munster. L'influence qu'elle exerçait sur tout ce qui l'entourait fut la cause principale qui détermina Stolberg et sa famille à embrasser la religion catholique; elle provoqua cette surexcitation de la pensée religieuse qui se maintint si longtemps dans beaucoup de cercles, et que Voss, dans son pamphlet intitulé : Comment Frédéric de Stolberg est devenu un mécréant, a si rudement stigmatisée. La princesse Galyzin mourut en l&oo, à Angclmode, près Munster. Elle avait élevé ses enfants suivant la méthode préconisée par Rousseau dans son Emile. Elle décida son fils Dmilri Galvzrv à se rendre , en qualité de missionairu catholique, en Amérique, où il est mort, en 1840.
Dans ces derniers temps, on peut encore dter parmi les membres célèbres de cette famille Dmitri Wladimirovitsch GALTzm, mort en 1844, à Paris, après avoir été depuis l'année 1820 gouverneur général de Moscou, (onctions dans l'exercice desquelles, à l'occasion du choléra, du grand incendie de 1831 et de cent autres circonstances où fl s'agissait des pins chers intérêts de cette capitale, il sut acquérir de justes titres à la reconnaissance de ses habitants. Des funérailles presque impériales furent faites à cet homme d'État, qui de son vivant avait été entouré de l'estime et du respect universels, et qui repose aujourd'hui à Moscou, dans le caveau funéraire de sa famille. Noos nommerons encore ici Sergél Galïzw, qui déjà, sous le règne de la grande Catherine, s'était fait un nom comme militaire et qui aujourd'hui , membre du conseil suprême de l'empire , ne néglige rien en sa qualité de grand dignitaire de l'Etat pour accroître la civilisation et la gloire de sa nation. Une fortune immense lui permet d'exécuter ses nobles et patriotes projets. Dans ses résidences de Kusminski et de Melnitza, près de Moscou , il déploie un luxe tout princier, et il a su en (aire autant de temples des arts et des muses. Le prince Emmanuel Galyzin, mort à Paris en lévrier 18&4, a traduit en français le voyage de Wrangel , Le A'ord de ta Sibérie ( 3 vol. Paris, 1843 ), et a publié l'Intéressant récit d'uo voyage scientifique exécuté par lui même. Cet ouvrage est intitulé : La Finlande, notes recueillies en 1848 (2 vol., Paris, 1852 ).
GAM A ( Va sco da ) ,' comte de Vidigueyra , célèbre amiral portugais et commandant de la flotte qui la première doubla le cap de Bonne-Espérance et ouvrit la voie des Indes par le grand Océan, naquit vers 1469, à Si nés, ville maritime de la province d'Alem-Tejo. Issu d'une illustre famille, il reçut dès sa plus tendre jeunesse, dit M. le vicomte de Santarem, l'éducation à la fois guerrière et scientifique a laquelle durant ce siècle le Portugal dut tant] de grands hommes. Déjà du temps de Jean II il avait rendu de grands services; tous les écrivains de l'époque s'accordent à dire que sous ce règne il avait acquis une grande expérience de la navigation. Il fut chargé, entre autres missions, de saisir tous les bâtiments français qui se trouvaient dans les poils du royaume, comme représailles de la prise d'on navire portugais, revenant de la Mine, chargé d'or et d'antres marchandises de prix, capturé par des corsaires françaisen pleine paix. Charles VIII ordonna la restitution du bâtiment, et punit sévèrement les corsaires. Après le retour