‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 104 sur 614 · GAMA · texte numérisé non relu

GAMA

I de Bartolommeo Diaz, Gama fut appelé, en octobre 1495, au commandement de l'expédition chargée de faire le tour de l'Afrique et de pénétrer dans l'Inde ; mais la mort de Jean U ajourna le départ de l'expédition. Ce projet fut repris pir le roi Emmanuel , qui ne eliangea rien aux plans de $oa prédécesseur. Après avoir plusieurs fois réuni à Eatremox les membres de son conseil, il y fit appeler Gama, en janvier 1497. Lorsque l'expédition lut prête à la lin de juin, l« monarque se rendit en grande pompe à l'église de ResleHo, étuée à une lieue de Lisbonne , sur le bord du Tage, et y remit de sa main au navigateur le grand pavillon royal, plusieurs cartes marines, de nombreuses instructions, des lettres enfin pour les princes d'Asie et le roi de CaUcut. Gama avait à peine vingt-huit ans.

Le 8 Juillet la flotte, composée de trois vaisseaux et de cent-soixante hommes d'équipage, mettait à la voile. Bartolommeo Diaz, qui dix ans auparavant avait doublé le up «les Tempêtes, accompagnai (Gama. Vespu ce, parti cinq ans après le premier voyage de Christophe Colomb, découvrait en ce moment l'Amérique méridionale. L'amiral, cmglant d'abord vers le sud, laissa dans l'est le peu qu'on couinaissait des bords africains, et vers le couchant, les de* du cap Vert , où il arriva le 3 août. Après les avoir doublée*, il porta vers le raidi et vint relâcher à la baie de Sainte-Hélène, qu'il avait fait reconnaître par Pedro d1 Aleraquet. I.à la flotte, ayant, en signe de reconnaissance, salué le pavillon de l'amiral, relâcha pendant une semaine, que Gama mit à profit pour étudier le pays et les moeurs des habitants. Il fil même asseoir à sa table un de ces nègres. Néanmoins il j fut blessé d'une flèche à la jambe, ce qui ne l'empêcha pu de partir deux jours après, le 16 novembre, pour l'exlrérmw de l'Afrique. Le 22 l'expédition doublait le célèbre cap île Bonne Espérance, qui, pour être le point culminant, du voyage, n'en était pas néanmoins le terme. I>es matelot», songeant qu'il pouvait n'en pas être même la moitié, commencèrent à murmurer, ci l'amiral se trouva dans la position difficile de Colomb, lorsque, touchant aux Iles Lucayet, il fut au moment d'être jeté à l'eau par son équipages nuibaé. Après le cap de Bonne-Espérance, il fallait encore doubler celui des Aiguilles au pourtour duquel ta mer est dure, le* Portugais de nouveau parlaient de rebrousser chemin, nuis leur chef parvint encore à les contenir.

On se dirige* ensuite vers l'est, lo long de la côte; on relâcha dans la baie de Saint-Biaise; et l'on arriva, le 17 décembre , au rochet de la Cru* , puis à la rivière de l'Infante, limite des découvertes de Bartolommeo Diaz. Gama poussa les siennes plus de mille lieues au delà. En remontant vers le nord, U envoya maintes fois explorer les lieux où il apercevait des habitants. Le 10 janvier H découvrit une rivière, qu'il appela de Cuivre, et une terre, qu'il nomnu des Bonnes gens. Après y avoir relâché cinq jours, 0 parvînt , le jour de l'Epiphanie, à l'embouchure d'un grand cours d'eau, où il mouilla, et qu'il appela le fleuve des Rois; il y Ht reposer ses gens, que le scorbut rongeait. U terre leur prodigua des fruits et des plantes salutaires; m»>* les hommes qu'on rencontra, parlant un langage étrange , étaient pour les voyageurs comme un peuple muet, dont ils ne pouvaient tirer aucun renseignement, et Gama, parcourant, à travers des périls sans cesse renaissants, de nombreux rivages, demandait à tons des nouvelles de l'Inde et n'en recevait jamais. C'est à Sofala, où des vents favorable» le conduisirent enfin, que, supérieur au découragement, mais fatigué lui-même et souffrant, il se sentit comme retrempé , en imaginant avoir retrouvé l'antique Ophir. Il n'avait depuis Sines rencontré que des espèces de brutes à figure noire, avec qui nul parmi les siens n'avait pu s'entendre. U trouvait à Sofala des hommes à demi civilisés, chez qui les navires de La Mecque employés au commerça de l'Orient, avaient une station; la plupart entendaient l'arabe, et cette langue, qui dans leur péninsule et sur les côtes barbaresques, où les Portugais portaient habituellement la guerre, était celle de leurs Intimes ennemis, de

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