‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 105 sur 614 · G A MA — GAMBA · texte numérisé non relu

G A MA — GAMBA

vint hur r.>n*olafrice sur de» bords où Us l'entendaient après t V'xt si longtemps pu s'exprimer que par signet.

tans les premiers jonrs de mars 1198, la flotte toncha à V omt.i<roe, d'où, se dirigeant droit au nord, elle longea jssirot Monbaze la cote de Zangucbar, contrée encore peu runnup, quoiqu'elle ail d'assez bons |>orts et qu'elle produise Uaucoop d'ivoire et de pondre d'or. Les Maures étaient nombreux et jouissaient sur les princes do pays d'une grande iBflthDM; Us reconnurent aussitôt dans les compagnons de Guai les pareils de ceux qui , vers uoe autre extrémité de i'Afntpe, faisaient à leurs pères une guerre à outrance; et ik fors toute leur astuce fut employée à leur susciter des «rfums. Les itabitants de chaque pays arec lesquels pou- 'jirot l'entendre les nouveaux venus accueillaient d'abord enn-d avec des démonstrations de cordialité; mais ils ne tor-laenl point, excités par les Maures, a leur tendre des f abèches où tonte la sagacité de Ganta fut nécessaire pour qu'autan n'y tombât. Il arma deux chaloupes de son navire, dont lui- même monta l'une, et fit tirer sur les embarcations des Arabes, qui prirent la fuite. Ce fût là que pour la prendre fois 0 rencontra de grands bâtiments du pays sur lesquels on te serrait de boussoles et de cartes marines. Les Portugal capturèrent quelques-uns de ces navires. Le butin M partagé entre les équipages : le chef ne te réserva que les tires arabes, pour les offrir au roi a son retour. 11 se «Jiri^ea ensuite vers Monbaze, Tille alors fort commerçante, pris vers Métinde, dont le prince lui fit un accueil affectueux, montant a bord de la flotte, où il fut reçu avec les plus grands honneurs. Le 24 avril, Gama ayant pris la route «le la cote de JVlalattar, Jeta l'ancre devant Calicot, le 20 uni 149S. 11 envoya deux messagers an Zamorin pour lui vmoncer son arrivée comme ambassadeur du roi de Portos*!, chargé de lettres pour lui. Les premières négociations •oirnt tant de succès, que le port lut ouvert immédiatement à la flotte , que le prince vint la visiter de quinze lieues de distance, et que Gama fit son entrée solennelle dans la ville au milieu d'une foule immense. Il avait débarque avec une *«le de treize personnes , hissant à son frère Paul le comroandemest des vaisseaux, lui recommandant de ne tirer -.ueune vengence de sa mort s'il tombait victime de quelque pet udie, mais de repartir immédiatement pour aller annoncer au roi la découverte des Indes. Dans son entrevue avec le Zamorin, Yasco montra une dignité parfaite et une grande fermeté. t\ se flattait d'obtenir pour le Portugal la faculté de venir commercer à Calicut; mais cet espoir s'évanouit dés la seconde entrevue, quand il se vit traîtreusement arrête. Les Maures et Arabes, pour la plupart sujets du p-arxi- seigneur, dont les possessions s'étendaient jusque la, redoutant la concurrence des nouveaux venus, les J* 111 représentes au Aamorin comme notant attires dans *«* États que par la soif du pillage. Cependant, grâce n son iw{>ertiirl>able présence d'esprit, Gama parvint à renouer les négociations. Mais à peine de retour à bord, ayant appris que quelques-uns des siens, restés à terre, avaient été arrêtés, il fit jeter dans les fers dix-neuf sujets du Zamorin qui étaient venus visiter la flotte. Tant d'énergie en imposa *u prince, et Diégo Duu revint avec une lettre de sa main pour le roi de Portugal écrite sur des feuilles de palmier.

Gama, ayant atteint le but principal de son expédition , "m* A la voile le 27 août 1498 pour retourner en Europe, n relâcha aux Agendives , jeta l'ancre à Mélinde le 9 février 1 prit A bord un envoyé du prince du pays, doubla le cap <>* Donne-Espérance le 20 mars, mit de là vingt-sept jours P°nr atteindre les Iles du cap Vert, et arriva à Lisbonne au ro°** de septembre de la même année, plus de deux ans après *on départ. Le roi le reçut avec la plus grande magnificence, célébra son retour par des (êtes, le combla de distinctions, 4 le revêtit en 1502 du titre d'amiral des Indes. Pendant le *pos qu'il prit à sa cour, Alonzo de Cabrai fut envoyé dans Inde avec mission d'y fonder des établissements : celui 9»"il créa à Calicut ne prospéra pas , et les Portugais qu'il ! laissa furent peu A peu massacrés. Emmanuel , en apprewe-r. ne la convins. — t. x.

nant cette nouvelle, ordonna l'armement d'une flotte vengeresse , et Gama, avec dix vaisseaux , soutenus par deux escadres composées de dix vaisseaux chacune, reprit, le 10 février 1512 , la route qu'il avait frayée. Cest dans ce voyage qu'il établit , non sans combattre , les comptoirs portugais qui subsistent encore si misérablement à Mozambique, ainsi qu'à Sofala. Il Tenait cette fois avec un système d'intimidation ; et il mit d'abord le feu à l'un des grands navires du soudan d'Egypte, qu'il rencontra, parce que son maître était soupçonné d'avoir trempé dans les machinations dont le désastre de Cabrai était résulté. Le bruit des avantages remportés par Gama ayant annoncé son retour an Malabar, Travancor, où il prit terre, le reçut avec soumission. Se rendant alors dans les États du Zamorin, il détruisit tous les navires du pays qu'il rencontra, et dans une seule occasion fit pendre A ses vergues cinquante des mate lois qu'il y trouva. Ayant ainsi vengé ses compatriotes , traîtreusement égorgés , et s'étant lait redouter au loin , il revint à ses habitudes accoutumées de douceur, et se fit des alliés de tous ceux qui manifestèrent l'intention d'entrer en rajqiort avec lui. Il s'unit particulièrement avec le roi de Cochin , rival naturel de celui de Calicut, dont il obtint les plus fructueuses réparations , et mit tant de célérité dans toutes ses opérations, que le 20 décembre 1503 il était de retour en Portugal , ramenant treite vaisseaux chargés de richesses.

Après tant de services signalés, H est cruel d'avoir h remarquer qu'ils ne trouva point dans sa patrie la reconnaissance qu'ils semblaient devoir lui mériter. Il fallut même toutes les sollicitations du duc de Rraganee, dom Jatmes, pour lui faire obtenir le titre de comte de VXdigueyra avec la grandes se. Puis il fut laissé dans l'Inaction pendant vingt-et-un ans, et ne prit part à aucune autre expédition sous le règne d'Emmanuel ; mais, après la mort de ce prince, dom Edouard de Ménezès ayant, durant sa gestion , précipité les établissements portugais d'Asie dans une décadance complète, Jean III rappela Vasco de sa retraite de Vidigueyra, et le nomma vice-roi des Indes en 1524. Le noble vieillard partit de Lisbonne le 0 avril, avec.une flotte de to vaisseaux et de 3 caravelles, pour aller doubler une dernière fois ce cap de Bonne-Espérance, dont le nom est désormais inséparable du sien. Arrivé dans l'Inde, il n'y gonverna les vastes conquêtes du Portugal que trois mois et vingt jours, et mourut A Cochin, le 25 décembre. Même sur son lit de mort il pourvoyait à tout. En 1538 son corps fut transporté dans sa patrie, où le roi lui fit faire de magnifiques obsèques ; il repose dans l'église dn couvent des Carmes de la ville de Vidigneyra. Une statue lui a été érigée à Goa , et sa grande expédition A fourni àCamoêns le sujet de ses Luilades.

G A M ALI EL, pharisien, contemporain de Jésus-Christ et membre du Sanhédrin , homme d'un esprit conciliant et modéré, eut pour disciple saint Paul, et par ses sages représentations empêcha le 'grand conseil des Juifs de mettre à exécution les sanglantes condamnations qu'il avait prononcées contre les Apôtres. On suppose avec beaucoup de vraisemblance que c'est de lui qui! est question dans plusieurs passages du Talmud où on célèbre le fils de Siméon et le petit-fils de Hillel. Les traditions postérieures qui nous le présentent comme ayant professé en secret les doctrines du Christ et comme s'étant fait baptiser, en même temps que son fils et Nicodème, par les apôtres saint Jean et saint Pierre, ne paraissent pas plus fondées que les opinions émises par quelques écrivains modernes qui ont prétendu que Gamaliel n'avait intercédé en faveur des Apôtres qu'en haine des sadducéens ou bien encore pour gagner les chrétiens A ses plans ambitieux.

GAMBA ( BsRTOLomto ), célèbre bibliographe, né le 16 mai 1756, A Bassano, entra A l'Age de dix ans en qualité de commis dans l'imprimerie do comte Bemondini , et y trouva le temps et les moyens d'y acquérir de profondes connaissances bibliographiques. Après avoir dirigé, jusqu'à la mort de Bemondini la succursale établie par cette maison

Page 1