GANS — GANT
m ks grands noms de Savigny , «le Hugo et de la plupart
des joricoasulte* allemands.
A pré* an voyage fait en | sis à Paris et à Londres , G.u»« fut nornnir professeur agrégé, a Berlin ; il mourut profaner titulaire en 1819. Dès 1810 ii avait publié ses .SrAoht* sur Gojus (Iteriin, IM7). Mais l'ouvrage qui lui assure méplate au premier rang des jurisconsultes est son Traité historique du Droit de Succession (4 vol., 1924-35). Il fit par<utreeasoite*on Système du droit civil des Romains. Ce furent ses cours publics qui le rendirent véritablement populaire, notamment «es leçons sur Pliistoire moderne, où par u franchise, par la chaleur de son débit, par ses vues ingé- .•muses et profondes, il savait électriser un auditoire non pai tum|K>sé d'étudiants senlenwnt, mais où Tenaient se confondre des I tommes appartenant à tontes 1ns classes de la société ; leçons que l'autorité crut devoir « coup, en raison du caractère dangereux qu'elles lui Uaient avoir. Gans répondit aux attaques dont sa doctrine riait l'objet de la part de l'école historique dans son livre qui a pour litre : Essai sur les Fondements de la PossesùonfUcrhn, t»39), dans lequel il combat Savigny de la manière la plus piquante et la plus spirituelle, réfutant l'opinion de celui-ci d'après laquelle la possession n'est qu'im fui, el «efforçant de prouver que la possession est un droit, fondé sur de* principes philosophiques. En se faisant IV- •Nteurdes leçons de Hegel sur la Philosophie de r Histoire, Gans ne mérita pas moins de la science ; on petit même dire qu'il est le véritable auteur de cet ouvrage, car Hegel s'en avait laissé que l'intriMiuction.
GANSE. La passementerie et les tapissier* emploient en assez grande quantité nn petit cordonnet rond, carré on plat, auquel on donne ht nom de ganse. Il est , suivant le besoin , d'or, d argent, de soie, de coton on de fil, et d'une grosseur indéterminée. Les très-petites ganses plates et toutes celles de. forme ronde se fabriquent sur le métier a lacets , inventé par Vaocanson; mais les ganses plates , asseï larges ou façonnées, c'est-à-dire montrant sur leur endroit des des- «m», sont fabriquées sur le boisseau avec des fuseaux, ou bi*n au crochet des boutonniers, on sur un métier à tisser avec la navette, comme les rubans et lesgalons. Les ganses ou tresses en cltevenx ont offert dans leur fabrication (4ii>H-nr* difficultés as«ez grandes, provenant du peu de Iontueur de la matière employée; cependant, en modillanl les mr^es oa métier de A nuennson, on est arrivé a fabriquer de» ganse* en cheveu* d'une longueur indéfinie, et sans que les rabootagns se laissent apercevoir. Les ganses sont empiovée* comme les lacets, ou dans les ornements de passementerie ■■ les tailleurs en placent quelquefois aussi en cdhc de boutonnières sur les redingotes à la polonaise. Quant aux ganses ou tresses en cheveux , elles sont portées comme -on venir en collier, ou bien en bracelets ou en bagues.
J. Odol%kt-I>f.snos.
<»AKT, partie de. nos vêlements servant a couvrir les mains, soit pour les garantir des injures du temps, soit tout simplement |«ar déférence aux décrets de la mode. On fait les gants en til , coton , soie ou laine , sur le métier a lias , t'avait qni n'a rien d'extraordinaire et se rattache entièrement es travaux du bonnetier. Mais on fabrique aussi, et 1 en bien plus grand nombre, des gants en peaux de chevreau, de chèvre, de chamois, de daim, de chien, d'élan, de cerf, d'agnean et de mouton, toutes mégissées a l'huile. Cette fabrication n'est phis aussi simple que celle du bonnetk-r -. d'abord, il faut savoir choisir ses peanx chez le mé- RissRr, puis les dégrossir ou parer, afin de leur donner parton l une égale épaisseur, et réi»artir ces peaux en raison de resfèce de gants qu'elles sont destinées a fournir. Alors on fcs* met a I humide, en les humectant avec une brosse trémie dans de fean , et on Isa entasse les unes sur les autres pour les rouler par douzaines et les laisser ainsi pendant uor Itenre environ. Après avoir, par ce repos, pris de U •wiplcsse , chaque peau est ouverte ou débordée par un étirage qu'on lui fait subir de tous cotés sur les bord*
table. Un autre ouvrier dépèce la peau débordée en la divisant on deux si elle peut contenir deux gants, et il donne à coups de ciseaux une première forme très-grossière à ces gants, qu'il entasse par douzaines devant lui, en mettant sur chacun d'eux nn pouce également ébauché, qu'il a pris dans un corn perdu de la peau , ou à défaut dans un autre morceau, bans les gants Jouvin , le ponce fait eorps avec le reste du gant. Ces peaux ainsi ébauchées portent le nom A'étavillons , et passent à nn autre ouvrier qui leur fait subir le doloqe, dont l'action est d'enlever, avec un couteau de
assez de chair pour la rendre dans toutes ses parties.
L'opération du dolage terminée , un antre ouvrier reprend ces élavillons , les pasae encore un peu a l'humide en h»
qu'il leur donne la forme parfaite en les étirant sur sa table , en les pliant de manière qu'il n'y ait pas de couture droite du coté du ponce, et en les ébarbant pour les empiler au fur et à mesure sur une planche et les exposer ainsi sous une faible pression, Enlin, un autre ouvrier raOile ces gants; c'est lni qui enlève la place où se pose le pouce dans les gants ou le ponce est à part, coupe chaque doigt à la longueur convenable et en arrondit les bouts. Un dernier ouvrier donne la seconde façon en garnissant le gant de toutes les pièces nécessaires : ainsi , il coupe les fourchettes placées entre les doigts et les carreanx ou petits losanges cousus an bas des fourchettes , pour donner aux doigts l'ampleur suffisante.
Les gants , étant ainsi coupés et préparés , "ont livrés aux couseuses, puis a la brodeuse. Cette couture a longtemps été faite simplement a la main ; mais dans les grandes fabriques <T Angleterre, on emploie depuis bien îles années une machine pour skier à coudre plus vite et plus régulièrement. Ce ne fat que de 1*24 * IM* qu'il nous a été permis de connaître cette invention, qui donnait anx Anglais la possibilité île vendre leurs gants à 30 pour ton au-dessous des nfttres : cette machine, fort simple, est un étan en bols, dont une des mâchoires mobiles s'approche ou s'éloigne à volonté ; le dessus de ces deux mâchoires étant légèrement cannelé , il en résulte que l'ouvrière , en plaçant son aiguille au fond de chacune des cannelures, est toujours certaine de faire ses points à égale distance : aussi ce eotisoir facilite l>eanc©up la couture , surtout en ligne droite.
L'usage fréquent de ce vêtement a fait employer son nom au figuré pour exprimer une foule d'actions dans lesquelles on ne loi fait jouer qu'un rôle supposé. Ainsi , l'on dit que tel fat se donne les gant* d'une maltresse qu'il ne posséda jamais ; que tel courtisan est souple comme un gant ; l'on dit en outre, Jeter ou ramasser le gant. Cependant , cette dernière acception ex|irimait mitrefois une action véritable : en effet , dans les tournois des temps passés , les chevaliers n'acceptaient pas toujours un défi en allant toucher de leur lance l'écu suspendu de leur adversaire \ souvent c, était son gant qu'il avait réellement jeté pour défi an miHeo du cliamp clos , cl le combat était accepté par celui qui osait le ramasser. J- Onot*!rr-Dnsi»os.
Pour donner aux gants ee lustre, ce Imitant qni les a fait nommer gants glacés, on les trempe dans un mélange do jaunes d Veufs et d'huile d'olive arrosé d'nn antre mélange d'esprit-dc-vln et d'ean. On calcule qu'il se fabrique h Taris 1 ,600,000 peaux de chevreau ou agneau pour être converties en gants; è Bruxelles, 800,000; à Grenoble, 800,000; â Annonny, $,^00,000. Ces 6,400,000 peaux exigent le double erreurs , soit 11,S00,00fl oMifs. Heureusement, ce sont les œufs cassés et gâtés qu'on emploie à cet usage.
Au qolnrJeme siècle, d'après Olivier de U Marche, les dames Irançaise* couvraient leurs mains de gants qui leur venaient d'Espagne , et qui étaient parfumées â a violette. L'Espagne est maintenant tout à fait dépouillée île cette branche d'industrie; et sauf les gants de Suède, que l'on contrefait infnuî i^rfailcfiic-nt cliw ttovSy tto