GANT — GARANCE
la France suffit à sa consommation; mais elle exporte de la ganterie et des peau* ouvrées pour une valeur de 37 à 45 millions de francs par an. En 1851 elle en a exporté | 14,683 quintaux métriques, d'une valeur de 37,400,000 fr.; en 1853, 18,517 quintaux métriques, d'une valeur do 45,100,000 fr. Paris et Grenoble sont les deux villes privilégiées pour ces articles de toilette, dont le luxe a fait un besoin , une obligation. Ce sont les États-Unis, l' Angleterre et l'Allemagne qui consomment le plus de nos gants. Jusqu'en 1825 l'Angleterre prohiba l'importation des gante étrangers; depuis cette époque les droits ont été notablement réduits. L. Lovver.
GANT DE NOTRE-DAME ou GANTELÉE. Foyes Campanule et Dicitale.
GANTELET, espèce de gant très-fort, pièce essentielle de l'armure des anciens chevaliers, dont l'usage se répandit au commencement du quatorzième siècle. Notre gant à la Crispin peut en donner une idée , avec nette différence toutefois que les doigts du gantelet étaient recouverts de mailles de fer ou de lames d'acier en forme d'écaillés , jouant les unes sur les autres, ce qui permettait au chevalier de mouvoir les doigts comme il voulait. La partie qui recouvrait une portion du bras se composait de pièces d'acier en forme de tuyaux, absolument comme \eabrassards. Le gantelet était de rigueur, ainsi que le casque, dans les anciennes marches en cérémonie. On jetait le gantelet pour appeler un ennemi au combat, et le relever c'était accepter le défi.
Gantelet se dit encore, en chirurgie, d'une sorte de bandage employé daus le cas de fracture, luxation ou brûlure de la main : ce bandage enveloppe la main et les doigts comme ferait un gant.
GANTEL1NE Voyez Clavaire.
GANYMÈDE, l'échanson et le favori du maître des dieux, était, suivant la Fable, fils deTros, roi des Troyens, d'autres disent, fils d'un berger du mont Ida. Sa beauté était si merveilleuse qu'elle frappa Jupiter lui-même, qui voulut l'avoir a ses côtés dans l'Olympe. Il eut bientôt une occasion d'exécuter ce projet. La déesse II ébé, au moment de lui présenter la coupe immortelle, fit une chute maladroite , qui provoqua chez les dieux ce rire inextinguible dont parle Homère. Dès ce moment Jupiter, malgré les prières de Junon, ravit à Hébé le ministère qu'elle avait jusque alors rempli avec tant de grâce. Quelque temps après, Jupiter, planant sur le mont Ida, aperçoit Ganymède, et bientôt, destendu sous la forme d'un aigle, il enlève le jeune prince éperdu, qui, transporté dans l'Olympe, versa désormais le nectar à la troupe immortelle, et mérita par ses services d'être placé dans le zodiaque sous le nom de Verseau.
GAP, située dans le liant Dauphiné et nommée par les Romains Vapineum, était la capitale d'un pays qu'habitaient les Trinocrii. Au sixième siècle, lorsque la nation des Lombards franchit les Alpes Juliennes , Gap fut pillée et presque détruite. Elle souffrit plus tard des ravages des Sarrasins. Après avoir suivi le sort du D a u p h i n é , elle devint, lors du démembrement du comté de Bourgogne, au onzième siècle, la propriété des comtes de Forcalquier. Un de ces comtes, Guillaume , homme dévotieux , céda la seigneurie de Gap et le Gapençois à son évèque. Les habitai ils de Gap firent prisonnier l'évèque Otboo. Celui-ci, pour les réduire, leur donna un second maître, plus puissant que lui, Charles d'Anjou. Les évéques de Gap rendirent hommage aux successeurs de ce prince jusqu'en 1447. A l'extinction de la maison d'Anjou, Gap revint à la couronne de France. Dans le seizième siècle, Gap prit le parti de la ligue; niais elle se soumit une des premières à Henri IV. En 1644 elle éprouva un violent tremblement de terre, qui y renversa plusieurs édifices. Victor-Amédée, duc de Savoie, s'en rendit maître dans l'année 1692. Il la saccagea et la réduisit entièrement en cendres. Celte ville sortit peu à peu de ses ruines.
Elle est dans une large vallée, et forme
bien dessinée. Les collines dont elle est entourée s'étaient comme les degrés des hautes montagnes qui grandissent au delà. L'aspect de la ville, à une certaine dislance, est pittoresque et présente des paysages sévères; mais l'intérieur n'est qu'un labyrinthe de rues sales , étroites et mal pavéei, bordées de laides maisons; son édifice le plus remarquable est la cathédrale, qui renferme un superbe mausolée en marbre du duc de Lesdiguières, chef-d'œuvre de Jacob Rtclwr. Les bas-reliefs sont d'albâtre, et la masse du sarcophage est en marbre noir.
Gap est le chef-lieu du département des Hautes-Alpes. Elle est située sur la rive droite de la Luie, à 659 kilometri* de Paris. Elle est le siège d'un tribunal de première installe et d'un évêché, suffragant de l'archevêché d'Aix. Gap a de* fabriques de draps communs , de cadis et de burats en laine et soie ; de coutil , de basin , de toiles rousses et de chapeaux ; elle a aussi des mégisseries , des chamoiscries et des fabriques de cuirs très-forts. La laine et le suif y sont très-exploités; cette ville ne compte que 8,797 habitants. Elle possède plusieurs églises, dont une de la religion reformée; un collège, une école normale primaire, une bibliothèque publique de 9,000 volumes.
GAPENÇOIS. Ce pays, portant le titre de comté, faisait partie du Dauphiné. 11 avait pour bornes au nord le Grésivaudan , an sud et an sud-est la Provence , à l'est rhinhrunois, et à l'ouest le Diois et le pays des Baroonie*. Il avait 44 kilomètres de long, sur 28 de large, ou enviroi 20 myriamètres carrés. Sa capitale était Gap; ses villes principales Serres et Tallard.
G Ail AMANTES, peuple indigène de l'Afrique ancieoae, qui liabitait au sud de l'Atlas le pays de Zab et une as** notable partie du Sahara. Garania ( aujourd'hui Guermi) était leur capitale; c'était un rendez- vons de commerce entre les indigènes de la Libye et les Grecs, PhénicicBs , Carthaginois et Romains habitants de la côte. Cornélius Balbus lit son expédition célèbre sur le territoire des Grimantes (an 21 av. J.-C.)
Ptolémée fait grand récit des vertus des Gararoant» Les Carthaginois , au temps de leur puissance, entretenaient avec eux des relations commerciales assez suivies, qu'explique facilement la situation géographique de Cartilage, grande étape du commerce de l'Afrique. Qu<*F toujours errants, les Garamantes avaient consacré nn temple en l'honneur de Jupiter Ammon, qui y était représenté avec des cornes de bélier, symbole de l'abondance. Leur paya, comme la Libye, nourrissait une immense quantité de brebis, dont le lait servait de nourriture i « peuple pauvre et frugal.
GARANCE. Celte plante, originaire du midi de l'Europe et de l'Asie , est le rubia tinctohum des botanistes, appartenant au genre rubia de la famille des rubiacées; elle est, à cause des principes colorants de sa racine, l'objet d'une culture importante dans beaucoup de parties de l'Europe; celle de Zélande est la plus estimée. Les racines de la garance, réunies toutes en un point commun, tracent soas la terre, longues, épaisses et nombreuses ; ses tiges, qoadrangulaires, articulées et pourvues de pointes courtes et rwoor héci, portent des feuilles verlicillées, sur le milieu dcMi»^ se prolongent les épines qui défendent la tige; les fleorss* composent d'un calice à quatre dents, d'une corolle d'un blanc jaunâtre, campanulée ; les élamlnes sont au nombre de quai" ou cinq; l'ovaire, inférieur et double, fournit deux baio noires et arrondies.
On multiplie cette plante par sa graine et plu* souvent par la plantation de jets enracinés ; une terre légère et l<u: mide, abondamment fumée et amendée, est celle qui !«' convient le mieux. Après un labour profond, les pb"W sont disposés en lignes et espacés de 0", 60, en ayant s>*n> de laisser vide nne ligne sur quatre ou cinq. La terre de cette ligne sert plus tard pour recharger le«phw«e*d* t, l,f, pées. La garance, plantée vers le mois de mai, n'»/1 , complet que dans le courant de ta