GARANCE — GARASSE
ni ne année, et alors elle se récolte avant l'hiver, a la fin de chaque automne, les planches doivent Cire recouverte* for couche de fumier, dont les débris sont jetés après les pifes dans l'excavation de la ligne laissée vide. Les cultiva- ; lean qui ne la laissent que deux ans dans la terre obtiennent tm produit moins beau, moins riche en principe colorant, et n'en trouvent pas »«*« facilement le débit.
La garance peut être .récoltée à la charrue si chaque : njoa est isolé ; puis la dessiccation doit être" opérée dans . des Umx aérés et à l'ombre. La racine ainsi séchée reçoit ^ <iiu< le coauuerce le nom de garance en branches; colle , qui « été dépouillée de lYpidenne et réduite en une poudre ■ iro^ière est la garance robée ou en grappes; enfin, la ' garance non robée est la garance pulvérisée avec son j efidenue. La racine de la garance est d'une couleur jaunerageAtre, d'une odeur nauséabonde , d'une saveur ainère et ipre; elle contient trois matières colorantes, l'a fi- ! :armeou garancine, la purpurine, qui sont rouges, et | la zantine, qui est jaune. Déposée dans l'eau à 100°, elle loi donne une teinte brune foncée. Traitée par l'alun, elle prcàpile en rouge-brun ; par les carbonates alcalins et par l'eau de chaux, en rouge vif et éclatant; par l'acétate de ! plomb, en brun. Une certaine quantité de sulfate ou d'acétate de 1er luélée au mordant alumiucux fait prendre aux ' livra des teintes v iolettes. Elle teint en rouge les os et les j urine» de» animaux qui en sont nourris. Cette singulière | propriété a servi de base à plusieurs travaux iniportauts de M. Flourens.
La garance triée, séchée, dépouillée de son épiderme et . réduite en poudre, est conservée dans des tonneaux , d'où J on la tire pour la teinture. Elle sert ordinairement à teindre le lin, le coton et la laine en rouge; on peut d'ailleurs, en variant le mordant, donner aux tissus toutes les nuances entre le rouge clair et le rouge foncé , entre le violet clair et le noir. Après le blanchiment ou le dégraissage, selon . la nature des tissus , les étoffes mordancées sont soumises à l'immersion dans un bain de teinture. La racine de gai aace sert encore à préparer une I a q u e d'une belle qualité, qni doit sa coloration à la purpurine seule. P. Galbhrt.
A très-peu de chose près, la totalité des alizarls (nom I commercial de la garance en racine sèche) qui sortent de France te dirigent vers l'Angleterre, où la consommation de I» garante de toutes sortes s'est accrue d'une façon remarquable sont l'influence du] développement de l'activité in- ; dustrieile et sous celle de la réduction progressive des taxes | d'entrée. En 1*120, avec un droit de douane de 5 shellings par quintal sur les ahuris , de 1 5 shellings sur la garance, nmportation totale dans la Grande-Bretagne fut de 81,209 quintaux. Ces droits furent abaissés en 1825 à l shelling 6 deniers et à 6 shellings |»ar quintal, et des 1828 l'importation ïtli tgnit 162,989 quintaux. Les réformes douanières de sir Robert Peel tirent descendre cette taxe à 3 deniers et « deniers par quintal (32 et 63 centimes les 50 kilogr). Depuis 1M3 les garances , ainsi que toutes les autres matières premières nécessaires a l'industrie sont admise* on franchise dm* te Royaume-Uni. G. Bhunet.
GARANCINE. Vouez Aluamne et Garance.
GARANTIE, GARANT (Droit). Ces mots viennent de l'allemand Wahren, garder. La garantie consiste dans l'obligation de défendre une personne d'un dommage éventuel, ou de l'indemniser d'un dommage éprouvé. Le garant est celai qui est tenu de garantir. La garantie est de droit lorsqu'elle est établie par la loi ; elle est de fait lorsqu'elle résuhe des conventions des parties. On distingue encore la farantie en formelle et en simple. Elle est formelle lorsqu'elle a lien en matière réelle : telle est la garantie que doit le vendeur à l'acquéreur d'on immeuble qui en est évincé; «le est simple lorsqu'elle a lieu en matière personnelle : lefle est celle invoquée par le débiteur solidaire d'un billet contre son co obligé. Le Code Napoléon règle l'étendue et ta effets de la garantie suivant les divers ras qui y don» oentlieu. Le Code de Procédure (art. 176 à lftt) con-
tient des règles commune* anx diverses sortes de garanties.
En matière de commerce la garantie se règle par les dispositions générales du droit civil , toutes les fois que la loi commerciale n'y déroge point. Nous renvoyons à cet égard aux mots Aval, Billet, Commissionnaire, Exdossemeivt, Lettre de change, Voitiirier.
Dans la langue do droit public on appelle garanties Individuelle* les moyens que la société assure à ses membres pour faire respecter les droits qu'elle leur reconnaît. Ainsi, la liberté de la presse, celle des cultes, l'institution du jury, l'inamovibilité des juges sont des garanties do droit de la liberté des opinions et des consciences et de la sûreté des citoyens.
On appelle encore garantie des fonctionnaires publics la protection dont la loi couvre un certain nombre d'entre eux, en défendant de les poursuivre sans une autorisation supérieure.
GARANTIE (Bureaux de). L'ancienne et la nouvelle législation ont, dans l'intérêt général de la société, assujetti les matières ouvrées d'or et d'argent à un contrôle légal , indicatif de la valeur intrinsèque des ouvrages de bijouterie, d'orfèvrerie et de plaqué. La première ordonnance connue, et qui a servi de base aux règlements ultérieurs d'administration dans cette partie , a été donnée par Philippe de Valois ( 1245). La législation antérieure à la révolution n'a été modifiée par une loi du 19 juillet 1701 que quant aux pénalités contre les fraudeurs. Quant à la qualité des objets fabriqués , et à la contrefaçon des marques et poinçons , tous les règlements anciens et les changements que réclamait l'expérience ont été résumés dans la loi du 10 brumaire an vi (il novembre 1797). Il y a, pour marquer les ouvrages d'or et d'argent, trois espèces de poinçons , savoir : celui du fabricant, celui dtà titre , celui du bureau de garantie ; un astre pour les ouvrages doublés, plaqués d'or et d'argent; un autre , dit de récence, qui s'applique par l'autorité publique, pour empéelter l'effet de quelque infidélité, etc. Le poinçon du fabricant porte la lettre initiale de son nom avec un symbole. Les poinçons du titre ont eu différentes empreintes. Les signes caractéristiques de ceux de garantie sont déterminés par l'administration des monnaies. Il y a en outre un petit poinçon destiné aux menus ouvrages d'or ; des poinçons pour les ouvrages d'argent ; un poinçon pour les ouvrages vieux; un poinçon pour les ouvrages étrangers ; le poinçon de doublé ou de plaqué déterminé par l'administration des monnaies doit indiquer par chiffres la quantité d'or ou d'argent qu'ils contiennent et insculpter en toutes lettres sur l'ouvrage le mot doublé. Le poinçon de récence est déterminé par l'administration des monnaies. Telles sont les principales dispositions des lois relatives à la garantie des matières d'or et d'argent. 11 a été établi des bureaux de garantie dans tous les départements, et suivant les besoins et l'importance des localités. Chaque bureau de garantie se compose d'un essayeur, d'un receveur et d'un contrôleur. Dans les communes populeuses, le ministre des finances peut autoriser un plus grand nombre d'employés .1 raison des besoins du commerce. Il y a à Paris un vérificateur à la fabrication des poinçons, coins et bigornes , un inspecteur des bureaux de la garantie et un vérificateur commis d'ordre. Les attributions de ces préposés, les pénalités prescrites pour les contraventions indiquées dans cette loi n'ont pas reçu depuis de graves modifications.
GAR ASSE (Frasçois), jésuite, dontle nom, comme celui de Z oï I e , est resté honteusement célèbre, naquit à Angoulême, en 1585, entra à quinze ans chez les enfants de Loyola, et prononça ses voeux en 1618. Il se livra ensuite à la prédication en France et en Lorraine, où il obtint du succès auprès de la multitude, qu'il charmait en lardant ses sermons de quolibets et de bouffonneries. Tourmenté du désir de faire parler de lui, il prit part aux luttes littéraires et religieuses de son temps, et s'attaqua à toutes les réputations pour essayer de les llétrir en s'illustrant a leurs dépens. H professait d'ailleurs un attachement fanatique pour «on ordre, et