GARDE NOBLE — GARDE ROYALE
GARDE KOBLC. Lorsque les fiels devinrent hcrédi- Uires, I obligation du service militaire continua à subsister i auparavant. Or, U pouvait arriver qu'en mourant le
bas- Age, incapable* de au défaut de l ige ou a lor , on conféra au seigneur la surveillance du nef ; ce ■;n lut aurait en même temps le service militaire, Jusqu'à ■mut le» héritiers fussent en âge de satislaire par euxirëiuei sim chargea qui leur étaient imposées. On appela farde noble cette espèce de tutelle que (c seigneur avait de dfiff i la mort de son vassal sur ses entants mineurs, et '(àil conservait jusqu'à leur majorité- La garde noble, dans «o principe , fut donc une institution toute politique.
Oans notre France féodale, le droit de garde ne fut pas vimit d'une manière générait-, il ne s'établit qu'insensibleineat , et il y eut même des provinces où on ne le conuut jaiouv On croit qu'il est originaire de la Normandie. Mais
li^nU'.a cause des énormes abus qu'elle engendrait, et l.M-nlât la garde noble fut retirée aux seigneurs pour être ri*ii#t uu pins proches parents. Cependant eUe se maintint dans sa Corne primitive jusqu'en 178» dans plusieurs provinces, par exemple la Normandie et la liretagnc. Ses cifet» étaient d'ailleurs différents d'une province a l'nulie : Ir plas soutent le gardien n'était qu'un a liiùmitrateur, qui devait rendre compte des fruits qu'il percevait. Les père et U garde noble de leurs enfants mineurs a à jouir, dans quelques coutume», des des biens nobles qui appartenaient a ceux-ci. Ce qui dans le principe avait été fait pour les nobles , le fel piu» tard pour les bourgeois de certaines villes de France. La édit do roi Charles V , du v août 1 37 1 , conféra le droit de garde btmrgeoue aux bourgeois habitants de Paris, Casais , Clertnoot, et de leur banlieue : « Item, dit le vieux Cootnmier , par l'usage et coutume notoire en 1a ville et banlieoe de Paris , le survivant des deux mariez , tant mit-il sens de poste, a la garde de ses enfanta, et (ait les truil* siens de leurs héritages, en les nourrissant tout ain=i '•nnine il est accoutumé entre nobles; et pour raison de la noblesse susdite, et à cause du icelle noblesse, tous r»«natois .le ladite ville sont en la sauve-garde du roi. » La %nr<lr bourgi oite , imitée de la garde noble, en dilttra •vuiant sous cruelques rapports : l'aïeul et l'aïeule ne forent ^.int admis, comme dans la garde noble, à prendre ta tarde de leurs enfanta ; le gardien bourgeois devait rfùnorr ravtion , ce qui n'était point exigé du gardien noble, henn la garde bourgeoise, la majorité exigée fut r»ur ira garçons quinze ans au lieu de vingt, douze au lieu de quinte peur le» filles. La garde-bourgeoise ne pas 4 In garde noble , qui lui avait donné naissance : die, « lie flisparut en 1789. Camille oc Fai
GARDE-PÊCHE. La surveillance et la police de la pèche sont confiées à des agents assimilés de tous points »! gardes forestiers de l'État, et que l'on nomme
La loi du t& avril 1929 reproduit, en les appti pont à la recherche des filets et autres instruments de t»'cne prohibés, les dispositions du Code Forestier relatives » U poursuite des délit*, aux droits des gardes, a leurs .tinbution*. a leur responsabilité , à la rédaction, à la vas4* , a la remise de leur* procès-verbaux , et à la foi qui leur est due.
GARDE PRÉTORIENNE. Foyes Prétomkks.
G AU DE-ROBE, chambre voisine de celle où l'on coueue, et qui sert a serrer les habits et les bardes, ou à coucher les valets qu'on veut avoir près de soi la nuit. La ► •rde-robe, dans les bonnes maisons, était une pièce assez «isicieuse et assez éclairée pour contenir des portraits de fa- Mlle, à en juger par ce trait de la comédie des Plaideur»
Regarde Oaai ma chambra cl dans ma garde-rol<t Le» portraits des Daodios, tout ont porté U n>be.
i , la garde-robe
était un appartement où l'on mettait les habita du roi ou du prince , et toot ce qui était à l'usage de leur personne ; le» ofliciers qui y servaient, et qu'on appelait aussi la garde-robe, y avaient leur logement : • La garde-robe du roi suit toujours sa personne , - était une règle de l'éuquette. La charge de grand-mail i e de ta gnrde-rnbe , créée en était toujours possédée |>ar un des plus grapds seigneurs du royaume. En 1789 elle appartenait au duc de Lias court. Les deux maîtres de la garde-robe étaient alors MM. de Boisgelln et de ClwuveJin. La fonction du grand-uiaitre consistait à avoir soin des habite, du linge et de la chaussure du roi , de lui mettre la camisole , le cordon bleu et le justaucorps, quand il s'habillait. TouU<s les bardes dont le roi ne voulait plus ie servir étaient à la disposition de ce grand officier. Les jours d'audience, H avait place derrière le fauteuil royal, à côté du premier gentilhomme. Sous ces trois officiera étaient quatre premiers valets do aarde-robe, un valet da garde-rotte ordinaire, seize valets de garde-robe par quartiers, quatre garçons de garde-robe ordinaires, sans compter les titulaires en survivance , et les valets ou garçons retirés, mais ayant conservé les honneurs du service. A la ganlcrobe étaieut altacliés porte-roallc, cravatiers, tailleurs, etc. On voit par les alnxeaachs jusqu'en 17»» que la garderobe, de la reine et des princes frères du roi ne comprenait pas un personnel moins nombreux. A la garde-robe de la reine et des princesses étaient attachées une femme île garderobe des atours, pins une porte-chaise d'affaires.
Les maîtres et autre.» officiers de la garde-robe, supprimés par la révolution de 17 89, reparurent avec la cour impériale. La Restauration, en nous rendant une partie de l'ancienne étiquette, rétablit la garde-robe royale dans ses honneurs. Sous le grand- cliamMlan étaient quatre premiers chambellans, maîtres de la garde-robe; sou» ces quatre officiers était un personnel nombreux de valets et de garçons. Louis-Philippe ne conserva pas ce luxe de domesticité. Chez les grands seigneurs, après les valets de chambre, il y avait souvent un valet de garde-robe, chargé de toute la grosse besogne de la chambre et da la garde-robe. Aujourd'hui que la richesse fait en France les grands seigneurs, quelques banquiers enrichi* ont leur personnel de garde - robe
Saint-Germain.
Garde-robe se dit encore des bardes et des habits d'un prince ou d'un particulier, l-a garde-robe d'un acteur s'entend spécialement de se* costumes. Dans les couvents, les collèges, aux théâtres, près des cours, tribunaux et assemblées, dont les membres portent un costume particulier* , le lieu qui contient la garde-robe se nomme vestiaire. On connaît l'anecdote de ce Gascon qui, par le plus rude hiver, passait sur le Pont Neuf trèe-legèranent vêtu : « Comment fais-tu pour ne pas avoir froid? lui dit Henri IV, qui grelottait sous un bon manteau. tac tonte votre garda-robe. •
Garde-robe aune dernière signification,* vous sérieusement relater Ici. On appelle contes, plaisanteries de garde-robt certains traits de gaieté qui roulent sur ce sujet : nos bons aïeux les aimaient beaucoup, et l'auteur de Pourceangnae et do Malade imaginaire ne les a pas dédaignés, l*ouis*l'hili|>pe lui-niè'me ne les détestait pas, a en juger par le succès dn Maire d'Eu. Aujourd'hui que la bonne et naive «aieté française a passé, comme tant d'autres excellentes vieilleries, ces plaisantcrins-la ne sont plus de mise : on pardonnerait pins volontiers d'impudiques équivoques, tant les nwur* ont gagné. Les Mémoire* de Saint Simon nous apprennent que le duc de Vendôme donnait ses audiences dans sa garde-robe, étant sur sa chaise percée ; et il n'en fit pas moins bien les affaires de la maison de France en Espagne. Charles Do Rozont.
GARDE-ROUE. Voyez 8r.i.m.
GARDE-ROBE (Botanique), nom vulgaire de la citronclleet d'une r*pèce dn genre santolinc.
GARDE ROYALE. Le* rois de France de la première