‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 136 sur 614 · GARDE ROYALE · texte numérisé non relu

GARDE ROYALE

race empruntèrent aux empereurs romains l'usage (Tentreteoir à leur suite une garde prétorienne. Celle de ClovU consistait dans l'élite de sa cavalerie, très-peu nombreuse à cette époque. En 597 , Gontran , petit-Cils de ce prince et roi d'Orléans, s'occupa plus particulièrement de l'organisation d'une garde, qu'il composa d'infanterie et de cavalerie. En 768 , Charlemagne augmenta la sienne sur le modèle de celle-ci, et la forma d'un personnel de chois, pris parmi les hommes d'armes (gendarmes, ou grosse cavalerie) et les troupes féodales, ou infanterie des communes. Il créa en outre un corps, qu'il divisa en deux sections. Les premiers, qui étaient chargés de la garde intérieure du palais , prirent le nom d'huissiers ; les seconds , appelés ostiarii ou custodes (portiers), eurent la surveillance extérieure des habitations royale*. L'organisation de ces différentes gardes se maintint à peu près sur le même pied jusqu'au règne de Philippe 1". Quelques légers changements y furent apportés par ce prince en 1060, et par Louis VI en 110». Lorsque, en 1192, Philippe- Auguste prépara son expédition de Palestine , il se donna une «arda particulière de servientes armorum ( sergents d'armes, sergents à masse ). Composée d'environ 200 hommes, elle servait à pied dans l'intérieur du palais , et à cheval à l'extérieur, en marche ou en campagne. Son service était à peu près celui desgard es du co r p s. On vit les sergents d'armes se distinguer à la bataille de Bouvines, à la téte de la cavalerie de l'armée. Celte garde disparut entièrement sous le règne de Charles VI. Les ostiarii, créés par Cliarleoiagne, se trouvent encore en 1361 et 1285, sous le titre de portiers de la garde du roi. C'est l'origine de la compagnie îles gardes de la porte. En 1383, Charles VI créa, pour l'accompagner dans son expédition en Frandre, nue garde de 400 hommes d'armes, qui figura avec honneur à la bataille deRosebèqne. Lorsque, en 1425 et 1445, Charles VII forma la gendarmerie en compagnies d'ordonnance, il en prit deux dans sa garde. Les autres entrèrent dans la composition des compagnies de gentilshommes de chevau- ItHcrsetdegardesdu corps, instituées sous les régnes suivants.

Louis XI ne vivait dans une demi-sécurité qu'au milieu de ses gardes ; aussi chercha -l- il à en augmenter l'effectif 4 diverses époques. En 1473 il créa une compagnie de 100 archers, et en 1474 une compagnie de 100 lanciers gentilshommes, appelés depuis au bec de corbin, parce que leur lisehe d'armes figurait un bec de corbeau. Depuis leur institution, que quelques historiens font remonter à 1414, ces hommes d'armes entretenaient chacun deux archers : Louis XI en forma deux compagnies en 1470. On a souvent confondu cette troupe avec la compagnie de 200 hommes d'armes créée en 1 468 , et qui plus tard prit le titre c* gendarmes de la garde. C'est aussi à Louis XI que Ton attribue, en 1478, la création de la compagnie des cent Suisses, qui, en 1498, prit le titre de compagnie des cent hommes de guerre de la garde. Lorsque, vers la lin de sa carrière, il liabita le château de l'Iessis-les-Tours, sa garde se coui|>osait d'écuyers du corps, de trois compagnies de gardes du corps (000 hommes), d'une compagnie de lanciers gentilshommes ( 150 hommes) , de deux compagnies d'archers du corps ( 200 Iwmmes ), de quelques autres garde* à clteval, qui avec l'infanterie formaient un effectif d'environ 4,000 hommes. Charles VIII eut aussi l'ambition d'avoir une garde nombreuse, mais elle fut plutôt destinée à le seconder dans ses conquêtes qu'à la conservation de sa personne. Deux cents crennequiniert, ou arbalétriers à cheval de la garde, te suivirent dans son expédition de Naples, en 1492. Ces cavaliers, supprimés au commencement du règne de Louis XII, furent remplacés par une garde flamande, trèsnombreuse, composée d'inlanlerie. Elle se signala ]>articulièrement à la bataille de Ravcnne. Charles VIII créa une seconde compagnie de lanciers, qui prit le nom de gentilshommes extraordinaires de la garde du roi. Alors Fancieone gante et celle des archers du corps fut appelée petite garde, par opposition avec la nouvelle, que l'on nomma grand' j orrfs.

De nouvelles créations, faites par François I", de 1515 à 1 545, portèrent l'effectif de la garde de 8 à 10,000 homme». Sous ce prince, et surtout à la bataille de Marignan,aa remarque encore deux compagnies de crennequiniert dit h garde. Le régiment des gardes françaises, appelé i jouer un grand rôle dans nos fastes militaires du règne te Louis XIV, fut créé en 1563 00 1506; l'institution des d» vau-légers de la garde date de 1 570 ou 1 593 , et celle on régiment des gardes suisses de 1589 ( quelques éerivauu militaires la font remonter à 1478). Louis XIII s'occupa soui de l'organisation de sa maison militaire; il créa en 1611 la compagnie des gendarmes de la garde, en 1622 la première compagnie de mousquetaires, et forma en 1643 tn régiment de gardes écossaises, composé de 13 à 17 compapiio. et de 1,500 à 1,700 hommes. Mais c'est surtout an ripe de Louis XIV que l'on doit une garde brillante, bien disciplinée et uniformément habillée, dont l'effectif fot porté i 1 0,000 hommes. Elle fut divisée en garde du dedans et en garde dudehors ; les gardes ducorp», les cent Suisses, le gardes de la porte et de la prévoté faisaient partie de la première*, les gendarmes, les chevau-légers, les mousquetaire*, les gentilshommes au bec de corbin , les gardes français?* et suisses entraient dans la deuxième division. Une secondcompagnie de mousquetaires lut créée en 1660, époque a laquelle on licencia les gardes écossaises ; et en 1676 on for ma la compagnie des grenadiers à cheval. Les corps de ti garde se distinguèrent dans toutes les campagnes du rtgne de Louis XIV, particulièrement au passage du Rhin et 1» batailles de Leuxe et de Malplaquet. Sous le rè*ne suivant, la maison militaire se fit remarquer au siège de Philupbotjrr, en 1735, pendant les campagnes de 1736 et 1737, et enfin * la bataille d'Fttingen, où elle eut 500 hommes hors de ton bat. Les deux compagnies des mousquetaires etlacomptgnie des grenadiers à cheval ayant été supprimées en 1175, ta garde se trouva réduite de 5,500 hommes, Elk n'était que de 8,155 hommes, y compris la garde des princes, lorsque la révolution de 1789 éclata.

Une partie de cette maison militaire ayant été supprimé en 1791 , on créa pour la remplacer une garde consul»tionclle, composée de 1,200 hommes d'infanterie et de «M chevaux, pris parmi les officiers, les iwu s -officier* et soldat* des troupes de ligne. Licenciées les 29 et 31 mai 1792, ces troupes entrèrent dans la composition de la garde de la Convention nationale, à laquelle succéda la garde du Direct m™, qui devint la garde consulaire, noyau de la garde impériale. Les ordonnances des 23 mai, 15 juin et 15 juillet 1814, rendues presque aussitôt après que les Bourbons eurent remis le pied aux Tuileries, rétablirent aut-w de Louis XVIII toute l'ancienne maison militaire, plu* son» pt ueuse que jamais, « le trône, disait le préambule, devant être entouré de tout l'éclat qui lui appartient, elle roi devant trouver ainsi le moyen de récompenser d'utile services. » Les gardes du corps, les chevau-légers, les mousquetaires, les gendarmes de la garde, les grenadiers à cheval les par des de la porte et les gardes suisses reparurent pto brillants que jamais. Les régiments do la vieille garde imp* riale prirent le nom de corps royaux de France, qu'il échangèrent pendant les cent jours pour celui de garde im périale. Au second retour de Louis XVIII, sa mai-son mil taire fut rétablie, et une ordonnance du l*r septembre IM institua une garde royale. Mais cette fois on supprima k compagnies de gendarmes, de chevau-légers, de mou*']»1 t aires, de grenadiers à cheval et de gardes de la porte. Dr autre ordonnance, du 37 avril 1817, supprima les gardesdr prévôté. La maison dn roi ne fut plus composée que d 4 compagnies des gardes dn corps et de la compagnie d cent Suisses. La garde loyale comprit 8 régiments d'inla terie, dont 2 régiments suisses; 8 régiments de cavaler dont 2 de grenadiers à cheval, ■ 2 de cuirassiers, 1 de dr gons, l de chasseurs à clteval, l de lanciers, 1 de lu sards, l régiment d'artillerie* pied, 1 régiment dVtilir à cheval et 1 régiment du train. On y ajouta plus la

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