GARDES DE LA MARINE
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: compagnie* de vétérans sédentaires. D'après l'ordonuwx constitutive du 77 février 1825, l'effectif de la garde, «repris la maison militaire do roi, devait être de 25,000 drames sur le pied de paix, et de 33,025 sur le pied de pierre. Elle se recrutait dans l'armée ; les officiers étaient au ttwi\ du roi. L'uniforme de ces coq>s était plus brillant que «loi de?, troupes de ligne, leur solde plus forte, leur rang plus élevé, laws droit* plus étendus : le soldat était assimilé au capotai, k caporal an sergent, et ainsi de suite jusqu'aux grades i<* plus élevés. Cet avantage fut retiré a la garde royal* [or ordonnance du 9 août 1826, et les titulaires n'eurat pies que le grade de remploi dont ils étaient pourvus. Apres la révolution de Juillet, une ordonnance du 1 1 août im prononça la dissolution de ta maison militaire et de la prie ravale de Charles X. Louis- Philippe n'eut jamais de prit spéciale. Fendant son existence de quinze ans, la garde ravale s'était toujours hit remarquer par sa belle tenue et n'partaile instruction. Elle eut peu d'occasions de se simuler sur les champs de bataille. Des détachements prouverai cependant ce dont elle était capable en 1823 en Etpagne, et en 1830 en Afrique. Aux journées de Juillet elle
Beaaomp de souverains de l'Europe ont une garde royale. En Angleterre, il y a s régiments d'infanterie de la garde, ks grenadiers-guards , les colditream-guards , les fuMtltert-yuards, et 10 régiments de cavalerie, 2 de UJeçuards, l de horse-guards , et 7 de dragons guards. La garde prussienne compte 16 bataillons d'infanterie, 21 escadrons de cavalerie, 16 compagnies d'artillerie et 2 compagnies oV pionniers, sans compter la landu ehr. I n bataillon de gardes du corps et un régiment de cuirassiers forment la garde du roi de Saxe. Celle du roi de Hollande se compose d'un régiment de grenadiers et d'un régiment de chaswirt. En Suède, la garde compte 6 bataillons d'infanterie et 2 régiments de cavalerie. Le rai de Naplcs a pour sa garde 2 régiments d'infanterie et 2 de cavalerie.
GARDES ( Cent ), corps d'élite créé par décret impérial du 24 mars 1854, et institué pour la garde de l'empereur et le service des palais impériaux. Ce corps qui porte la dénomination d'escadron des cent gardes à cheval, est eompoié de 1 lieutenant-colonel coinman/lant , 1 cbet •r«seadî.«, i capitaine d'état-major, 1 capitaine, 2 lieutenants , 4 sous-lieutenants , 1 aide- vétérinaire , 1 adjudant ^jus-oftenr^i maréchal des logis chef , 8 maréchaux des logis, i maréchal des logis fourrier, 12 brigadiers, 30 gardes de I" datas, so de 2', 4 trompettes : total, 137 hommes. Les f flirim «ont pris dans tous les corps de troupes à cheval ; i«a sous-officiers , brigadiers et gardes également, et il faut o,a Us aient au moins trois ans de service. Les trompettes •ont choisis parmi les brigadiers-trompettes de tous les corps de troupes à cheval. Les cent gardes à cheval ont la droite wir toutes les troupes.
Leur grande tenue consiste en un casque en acier poli, cimier m or, crinière en gerbe, plumet blanc, tunique bleu de tid , parements et collet amarante, sur ce dernier une boutonnière en galon d'or; épaulette* et aiguillettes en soie amarante et or, cuirasse en acier poli , ornée d'un écusson aux armes de l'empereur; culotte de peau de daim, bottes fortes, selle à la française, tapis en drap amarante, bordé de trois galons d'or, ayant aux quatre coins l'N et la couronne impériale, brodés en ronde-bosse.
Les armes consistent en un sabre-baïonnette et un fusil, confectionné par les soins de Al. Trcill , chef d'escadron d'artillerie, d'après la donnée de l'empereur; il se charge par la culasse; sa longueur, avec le sabre, est de 2",33, «m portée de 1,200 mètres; le pistolet est de même montée, .
A pied, les cent gardes ont le pantalon amarante, à double bande bleue; la tunique bleu de ciel , avec an plastron en berne, brodé d'or, aux armes impériales ; le cliapeau a cornes ; Pépée en verrou, le ceinturon noir. La tenue des officiers est la même qoe celle des gardes, sauf les ornements en or ,
I 1m épaulettes , aiguillettes, dragonne, massives en or, la I ganse -du cliapeau en torsade , et â chaque corne un gland, | avec effilé également en or, le plastron de grande tenue brodé sur drap d'or.
Les cent gardes sont placés dans les attributions du ministre d'Etat et de la maison de l'empereur. Le ministère de la guerre contribue seulement pour 300,000 fr. par an à leur entretien; pour la première année, il a dû ouvrir nn crédit
de 400,000 fr.
GARDES DK LA MAXCflE. Vo». GsnnanoCoarc GARDES DE LA MARINE. En 1670, Cotbert, songeant à former une pépinière oh se recruteraient les officiers de la marine royale, créa, dans les ports de Toulon , Brest et Rochefort, trois compagnies de gardes de la marine. Cette qualification fnt tirée de l'armée de terre; elle n'avait aucune relation avec le but qu'on se proposait d'atteindre. Le choix des gardes était fait par le roi ; nul ne pouvait être admis s'il n'était gentilhomme, et s'il avait plus de seize ans. Le programme de leurs études embrassait l'écriture, le dessin , les mathématiques , la fortification , l'hydrographie, le pilotage, la danse, l'escrime, le maniement de la pique et du mousquet, les évolutions militaires, la manœuvre des vaisseaux , la construction navale, le tir du canon, la levée des plans, etc; le règlement forçait les lieutenants de vaisseau et les enseignes d'assister, pêle-mêle avec les gardes de la marine , aux même* leçons.
L'honneur de cette jeune noblesse consistait à servir le roi de son épée, à briller dans un bal , dans un salon : officiers et gardes faisaient galerie et applaudissaient dans les salles de danse et d'escrime; le plus gracieux danseur, l'adroit tireur, étaient des officiers-modèles ; l'on n'assistait qu'avec distraction aux leçons, souvent troublées, des maîtres de science, et les conférences où le mérite des jeunes officiers devait être apprécié et jugé restaient dédaignées et désertes; la journée d'elude finissait de bonne heure, bien avant le coucher du soleil, et alors commençaient les longues heures de dissipation , qu'on ne savait remplir que par le jeu ou par des tours d'écolier, dont les bourgeois étaient toujours les victimes. Cette turbulente jeunesse , toute pleine de sa science infuse, croyait savoir tout ce que son programme lui recommandait d'apprendre; elle attaquait les réputations les plus pures, pesait dans sa balance le mérite des capitaines les plus distingués, et, immolant sans pitié tout ce que son étroite intelligence ne pouvait comprendre , colportait la flétrissure contre tout ollicicr dont la capacité avait heurté ses caprices. Salariés a 20 sous par jour, ces jeunes gens, tous nobles, mais presque tous gueux, faisaient des dettes, qu'ils ne payaient pas, jouaient, pariaient sor parole , et rarement terminaient la soirée sans donner le spectacle d'un duel. Le seul temps qu'ils employassent utilement était celai de la navigation, le service du bord ne leur laissant pas tant de désoeuvrement ; I mais alors il n'était guère question pour eux que de discipline et de manoeuvres; les bribes de connaissances scientifiques qu'ils avaient pu accrocher à terre dans les leçons des professeurs disparaissaient dans de longues années | d'oubli et d'inapplication. Une grâce du roi les faisait offii tiers: ils allaient à la cour parader, et restaient toute leur vie des écoliers ignares et vantards. Qu'on juge de ce que devint cette pépinière d'officiers de marine, quand Louis XIV | n'eut plus de vaisseau qui naviguât I On leur apprit encore j à manier Pépée et le mousquet , ils furent capables de conduire au combat des compagnies de mousquetaires ; mais battre et prendre un vaisseau anglais avec un vaisseau français, nuls mener une flotte h la victoire, cette science-là fut perdue; et si elle reparut quelquefois, ce furent de simples capitaines de corsaires, élevés dans les rangs inférieurs des matelots, qui la firent jaillir et rendirent un peu d'éclat au pavillon do France. Plus tard, une étiquette de cour introduisit le service des gardes du pavillon amiral; on destina un certain nombre de gardes de la marine à remplir dans I l'antichambre de l'amiral les mêmes fonctions que les gar-