GARDES DE LA MARINE — GARDES DU CORPS
chez le mi : tU mirent leur
des il 11 corps
gloire a faire rendre un son clair à leur mousquet quanti ils présentaient les arme*, et a frapper élégamment le parquet du talon pour annoncer un personnage.
Pendant un siècle et demi, l'institution des gardes de ln
vint une révolution qni brisa la monarchie de Louis XIV, et fit bon marché du non et de la noblesse des gardes : elle leur substitua les aspirants, qu'elle tirade tous les rangs «le la «ciété. L'uniforme des garde* de la était de drap bien, doublé de serge cc-arlatc, Testa, culotte et bas rouges, aiguillette* d'or, chapeau Irardé d'or. Leur nombre a Tarie; il y en a eu courent uoo et mémo 1,000. Théogène PACK, capitaine de 'aisseau.
GARDES D'HONNEUR. Un sénatus-consulte, du 3 avril 1813, mettant un effectif de 180, ooo hommes a la disposition du ministre de la guerre, pour augmenter les forces actives de l'empire, ordonnait, entre autre* levées, celle de 10,000 hommes de gardes d'honneur achevai, vêtus d'un brillant uniforme a la hussarde. La création de ces quatre régiments nouveaux a été virement reprochée à Napoléon, on ce qu'elle ap|H'Utit au service beaucoup de jeunes gens riches qui avaient déjà satisfait n la loi du recrutement au moyen d'exemptions légales, ou en fourmaaant des remplaçants; mais la politique de l'empereur était de s'assurer ainsi «les es|iéces d'otages, tirés des nobles familles dont l'attachement lui était suspect. Cette cavalerie dut s'habiller, s'équiper et se monter A ses frais ; elle avait le rang et la solde de la garde impériale, dont elle faisait partie. Napoléon avait fait insérer dans le sénatus-consulte qui la créait nn article ainsi conçu: « Lorsque, après la campagne, il sera procédé à la formation de quatre compagnies de gardes dn corps, une portion sera choisie parmi les hommes des régiments de. gardes d'honneur qui se seront le plus distingués. • L:i jeunesse Irançaise répondit noblement a l'appel de l'empereur; et dans les campagnes de tais et de 1814 les gardes d'honneur se couvriront plusieurs fois de gloire, notamment à Dresde, à Leip*Jg, à Hanau et à Reims.
GAHDKS DU CORPS. La dénomination de gardes dtt corps (en anglais l»fe guards, en allemand leib garde) se confond dans ces langues, comme en russe, etc., arec ce qu'on appelle chez nous et ailleurs garde royale ou impériale. En Autriche, on les appelle gardes nobles. Irabans, etc. En France, c'était originairement un corps de gentils-hommes montés, organises en compagnies et faisant le service dans l'intérieur des cliâteaux royaux, près de la personne du roi et des princes, qu'ils devaient en outre escorter à leurs sorties, suivre et accompagner dans tons leurs voyages et dépheenvurts. I/* gardes du corps tenaient le premier rang dans la brillante maison militaire dn roi. A la guerre, ils servaient comme corps de cavalerie, et s'illo^rrrent dans plus d'une occasion, surtout pondant les campagnes du règne de Louis XIV. Le capitaine de la compagnie de service ne quittait jamais le monarque, et recevait de lui le mot d'ordre, qu'H transmettait ensuite anx officiers supérieurs des autres corps de la maison du roi. Les gardes du corps lurent long-temps composes de quatre compagnies, dont one écossaise et trois françaises. La première compagnie fut créée en 1448 (1413, 1440 ou 1445 selon d'antres. Les réfugiés écossais avaient pris une |>art active a la guerre que la France avait entretenue contre l' Angleterre au commencement du régne de Charles VII. Ce prince, voulant reconnaître le services que les gentilshommes de cette nation lui avaient rendus, en forma une compagnie, a la quelle il donna le titre de compnf/nii' écossaise des gardes du corps du roi. Elle eut plus tard le privilège de prendre la droite sur les trois autres : ses officiers commandaient, a grade égal, les officiers des compagnies françaises. Cette compagnie fournissait vlngt-cmq archers, dits et de la manche, qui prirent successivement le nom à'archers dn corps et de gardes de la manche. Les fonctions de ces gardes consistaient h veiller constamment sur la personne du roi dans
les cérémonies publiques, à ses repas, a En 1474 et 147», Louis XI créa deux nouvelles commua de gardes du corps, qui prirent la dénomination de premir/e et deuxième compagnie française ; elles furent formée! àn archers attachés aux deux compagnies de cent genulibommes, qui avec la compagnie écossaise composent la cavalerie de sa garde {voyez Gardf. hovju-e). François 1" initiUu une troisième compagnie française, eu 151* (ou IMs). Sou» le règne de ce prince, et à la même date, la compagnie éewsaise conserva son nom et son rang, mais ne fut plus compww que de gentilshommes français. \ cette époque, le* qualtr compagnies, y compris les archers du corps, formaient un total de 430 gardes. Louis XIV éleva cette garde Je «Mi 1,600 hommes ; a la fin du règne de ce prince, elle riait reduite à 1,440. La reine mère et le duc d'Orléans avaroi aussi chacun leur compagnie de gardes du corps.
Les gardes du cor|tf portèrent successivement le <a*in* et la cuirasse, le chapeau et l'habit galonnés, l'art et te flèches, l'arquebuse, le pistolet et ta jardine, la carabine ri le mousqueton, Cépée et le sabre. Chaque compagnie avait son étendard et aa devise particulière. Avant la revotowe de 1789, ils se recrutaient parmi la noblesse du royaux*, il arrivait cependant quelquefois qu'après une campagne *?■ sastreuse, on remplissait les cadres éclaircis par le euuèr! arec des cavaliers pris dans les régiments de cavalerie dt l'armée. Ces exemples étaient toutefois fort rares, paie que ce moyen déplaisait à la noblesse ; et la cour o* l'enployait qu'avec la plus grande réserve. Supprimes par Ui* rotation, le 12 septembre 1791, les gardes du eorjx rparurent avec la Restauration ; mais an lieu des quatre ta* pagnies, l'ordonnance du H mai 1814 en rétablit six, fa** chacune de 287 hommes, officiers et gardes, non rompre f> tat-major. La première conserva la dénomination de cm»^ gnie écossaise ; les cinq autres prirent celle de Gramoat, Poi», Luxembourg, Wagram et Raguse. Elles se recrutaient iM ginairement parmi de jeunes nobles, on prétendn» tah, k qni leurs parents assuraient une pension annuelle de M f A seize ans ils étaient reçus surnuméraires, sVntrelervu-r.: deux ans a leurs frais, et prenaient ensuite rang |«mr h gardes titulaires. La maison militaire du roi ayant ët licenciée au retour de l'empereur de l'he d'Elbe, le* « compagnies de gardes du corps subirent la même d<*tw« Les quatre premières furent rétablies en 1 si S, et l'on mit prima définitivement les compagnie* de Wagrani et deltoguse. L'ordonnance do 30 décembre Iftt* maintint le taplus des gardes dn corps sous forme de quatre brigade», représentant deux escadrons et 1,400 gardes, divises m m» classes, ayant rang de lieutenant en premier, lieutevur t esecond, et sons-lieutenant. Ceux de troisième classe choisis parmi les élèves des écoles militaires et le» liciers de la ligne remplissant les conditions voulaes r" devenir oraders.Au-dessusdes trois classes de gardes, cM" grade, laissé à l'option du roi, avait son assimilation Hosl'armée: le capitaine était lieutenant général ; le heut»»' commandant, et le major, rnarécbal de camp ; le lieutt»"' colonel; le sons-lieutenant, lieutenant-colonel ; le num1" des logis chef, chef d'escadron ; le maréchal de* logi». <* pitaine-commandant le brigadier, capitaine en setooii- 1 ^ ordonnance du n mai IBM attribue, Jusqu'en grade de reloue!, le grade supérieur à tout officier employé dit* gardes du corps, dn jour ou il avait accompli huit u»*v passées dans les fonctions inférieures.
L'uniforme des gardes du corps était magninque : i< <•' composait d'un habit bleu de roi, avec collet, parecui1et rctrousstB écartâtes; la poitrine, ta collet, te* par" ^ les poches, couverts de brandebourgs et de boutons*** en galon d'argent; le pantalon en drap bleu ou eB***J-1 hlanc ; le casque formé d'une bombe droite, en ptar* peut, entouré d'une pean de veau marin , ainsi que Se v***' et le couvre nuque; ta banderole de git*rne en gelefl '< " gent;l«épaulettes et aiguillettes, de méjne , mou*)"**"» ^ baïonnette, «shre de cavalerie, pistolet*. La couleur*;
GARDES DU CORPS — GARDIEN bxodoolière, blanche, verte, bleue, jaune, etc. , distinguait feu sur le peuple. Mais alors les gardes françaises ch*jw compagnie. gnés dans leurs quartiers, en brisèrent les grilles, et <
Monsieur, comted'Artois.eulaussI.à la Rcstauration.deux compagnie* de gardes du corps, dont l'uniforme vert était (f ailleurs presque le même que celui des gardes du corps du
roi. Par ordonnance du 21 avril 1819, ces deux compagnies ■'en formèrent plus qu'une, qui, à U mort de Louis XVIII , devint la à* des gardes du corps du roi . Les cinq dirent iicenrite ta masse par ordonnance du tl août 1830.
GARDES FRANÇAISES. La création de ce corps d'infanterie d'élite, qui a «insisté dans l'année française jusqu'en 1790 , remonte au seizième siècle. Ce fut Catherine de Morficis qui en ordonna la formation ; il devait être chargé spécialement de la garde du roi. Cette Innovation assez coûtent , parce que le régiment fut tout de suite porté a un .(fictif considérable, ft jeter les hauts cri» à l'opposition d'alors , c'est-à-dire aux huguenots. On se plaignit d'un tel <itrrrott de dépense, et l'on fut surpris de voir le trône s'entourer d'une force armée aussi considérable. Des conflits d*altti\miion entre les hommes chargés de commander les gardes françaises donnèrent raison aux mécontents; et le régiment rat cassé et licencié en 1573. Maisnn an après, de nnoveUes craintes engageaient Charles IX à le rétablir. A r ortgrâe, te régiment des gardes françaises se composait de te compagnies. Sous Henri IV et Louis XIII il en compta ». De 1635 à 1689, Q en eut 30. A cette époque, Louis XIV y ajouta 2 compagnies de grenadiers; en 1719, le régent y en ajouta une 3*. En 1777, Louis XVI organisa le régiment par bataillons. Le nombre des hommes varia comme celai oVs compagnies. Dans l'origine , elles étaient de 50 hommes ; «ous Henri IV , de 80, puis de 40; en 1635, de 300. Cet effectif, conservé longtemps, porta le régiment à la force teoruie île 9,600 hommes. Réduit au chiffre de 4,110, il fut P>rte sous Louis XVI à 4,880 hommes. Outre les soldats, il atait à sa suite des cadets, qui furent même très-nombreux de puis Charles IX jusqu'à l'ordonnance de 1 670, qui les réduisit i 2 par compagnie.
Les gardes françaises, comme faisant partie de la maison •lu roi, jou lisaient de nombreux privilèges. Ils avaient le pas sur tous les autres régiments de l'armée, choisissaient Irir poste en campagne, et le prenaient d'ordinaire au milieu dr Vwrtmterie. Quand une place assiégée ouvrait ses portes, c'est i» eo\ que revenait l'honneur d'y entrer les premiers, : wuk, s'ils étaient assez forts pour fa garder. Aussi en l-il pour être capitaine dans ce corps d'élite, de 60 à tn.ooo franco. Ce lut Louis XIV qui lui donna un uniforme grfe-Nane , avec galons d'argent faux sur toutes les coulures du justaucorps; les officiers étaient vêtus d'écarlate brodée •rangent. Depuis Louis XV l'habit du soldat fut bleu, relevé de rouge, avec des galons de fil blanc aux boutonnières; celui des officiers, de même couleur, galonné d'argent. Les drapeaux étaient bleus , semés de fleurs de Ils d'or sans nombre, avec une croix Manche au milieu, chargée à chaque bout de ses travers d'une couronne d'or. On n'admettait dans tes gardes françaises aucun étranger, pas même les dominé» dans les provinces réunies en dernier lieu à la France, l'Alsace. Les soldats et caporaux avaient le droit de M»l>pléeT à la modicité de leur solde en exerçant des métiers ea «nie ; et comme le régiment était caserne" dans le faubourg du Temple a Paris, les rapports du soldat avec l'ha- Maat de cette capitale étaient continuels. C'est ce qui cxl<«que la j>art active qu'il prit aux premières scènes de la rérolution de 1789. Les gardes françaises furent le premier f^proent de l'armée qni embrassa la cause du peuple. A la h de juin une mutinerie éclata dans ses rangs. Les «wfs la punirent en envoyant onze des coupables à l'Abbaye, dont le lendemain le peuple vint briser les portes. La cour, comprenant qu'elle ne devait plus compter sur ce corps pour maintien de l'autorité royale dans la capitale , fit approcha de Paris quelques autres régiments dont elle croyait p»n voir être plus sûre. A l'affaire du Ponl-Totirnant, le régiment royal-allemand, commandé par M. de Lambesc rit
consiépousant
la cause du peuple , marchèrent vers la place Louis XV pour en expulser les troupes qui venaient de donner un coup de collier au profit de la cour, et qui durent se replier sur Versailles. A quelques jours de là , le régiment tout entier marchait contre la Bastille , et contribuait puissamment a la prise de ce boulevard d'un despotisme caduc. Le ai août suivant, une ordonnance de Louis XVI cassa les gardes françaises. Officiers et soldats furent alors incorporés , sous la dénomination de garde nationale soldée, dans la garde nationale de Paris. Puis un décret du 10 octobre 1792 les répartit dans les divers bataillons de l'armée active , charge de défendre le territoire de la France. GARDES SUISSES. Voya Suisses.
GARDE-TEMPS, nom que l'on donne quelquefois aux ch ronomèt res ou montres marines.
GARDE-VENTE ou FACTEUR. C'est le nom qu'on donne au commis qu'un marchand prépose pour l'exploitation et pour la vente des bois dont il s'est rendu adjudicataire. Les garde-ventes doivent être agréés par l'agent forestier local et assermentés devant le juge de paix. Ils sont autorisés à dresser des procès-verbaux pour les contraventions commises tant dans ta vente qu'à l'oute de la cognée, c'est-à-dire à la dislance de 250 mètres , à partir des limites de la coupe. A défaut par le garde-vente de dresser procès-verbal du délit, l'adjudicataire en est responsable. Le garde- vente inscrit jour par jour et sans la eune, sur un registre timbré, coté et paraphé par Pagent forestier, la nature, l'espèce et la qualité des bois et marchandises qui sortent de la vente , ainsi que les noms des voituriers. 11 délivre à ceux-ci des certificats ou bulletins énonciatifs de la quantité de pièces qulls sont chargés de conduire, de leur dimension et des jour et heure du char ■ gement. Tous autres bois dont les voituriers se trouvent chargés sont réputés bois de délit.
GARD1E ( Famille de LA ). Voyez La Gabdis. GARD1E.V Fji général, ce nom se donne à celui qui garde ou protège , ou qui est commis pour garder ou protéger quelqu'un ou quelque chose : Le gardien d'un monument public. Dans les ports, on donne le nom de gardien à tout individu chargé de garder un magasin , un bâtiment désarmé, etc. Ce sont ordinairement de vieux matelote ou officiers mariniers. A bord des navires armés , il y a des gardien» de la soute aux poudres , de la sainte-barbe, de la fbsse-aux-Uons, etc. Les curés de paroisse portaient autrefois le titre de gardiens , et l'on appelait gardien du palais Parchichapelain de la cour. Le gardien de la régale était un officier chargé de percevoir au nom du roi les revenus des abliayes et évéchés vacants. Aujourd'hui, en termes de pratique, gardien se dit de celui qui est commis par justice pour garder des meubles saisis, des scellés, etc.
Dans les couvents de ( r a n c i s c a i u s, on nomme gardien , ou père gardien, le supérieur de la communauté : Le père gardien des capucins, des eordeliers. La congrégation de la Sainte-Trinité à Rome, qui remonte à saint Philippe d e N é ri, et à laquelle est affiliée la plus grande partie de la noblesse romaine de l'un et de l'autre sexe , a pour gardiens, ou administrateurs, un conseil de douze prêtres, institué par Innocent XI, en 1677.
En Angleterre, le gardien souverain de lajarrelièieetl le grand-chancelier de cet ordre , et le litre en est toujours réservé au roi. On appelle encore dans ce pays gardien , ou gardien de la spiritualité, c'est-à-dire du spirituel , le dignitaire qui dans un diocèse a la juridiction spirituelle durant la vacance du siège. Ces gardiens le sont de droit et par la loi , comme un archevêque dans sa province , ou par délégation, quand un archevêque ou un vicaire général charge pour un temps quelqu'un de ses fonctions. Le doyen et le chapitre de Cantorbéry sont gardiens du spirituel dans tout le diocèse pendant la vacance de cet ar-