FRIVOLITÉ — FROC
on est nranenl léger unt rpje ce défaut entraîne une certaine (Juretfde cœur et même beaucoup d¥got<me : une personne IrçértsVveillesouvent avec le* meilleures iiteationsdu monde, pour se coucher avec la conscience chargée d'une mauvaise ictwo. Ne comprenant pan le niai qu'elle tait, parce qu'elle ne t'arrête à rien, elle blesse sans intention, liait, sans motif, aime suis discernement ,,et trahit sans remords. La frivolité n'entraîne pas de si graves conséquences ; elle s'attache à des hai , a de* enfantillages d'amonr-propre, à des avantages nés et des femmes fort remarquable- être atteints de ce défaut, sans que ceuv qui les aiment ou les admirent puissent en craindre les suites. Plus souvent le partage des femmes , parce qu'elles vivent de riens , la frivolité donne a leurs manières une sorte d'agrément qui «*• le courage d'essayer de les corriger. On leur repète bien , quand elles sont très-jeunes , qu'il ne faut pas être ainsi ; lorsqu'elles se montrent sans prétentions, lorsqu'elles d'être bonnes, aimantes et déi, on a peur, en essayant de les rendre pins parfaites, de toucher a leurs grâces, et elles se complaisent a caresser undvfatit qui lait plus souvent sourire que gronder. La tri votité peut se rencontrer dans les caractères les plus élevés , pour qui elle n'est qu'une distraction , souvent nécessaire ; nais quand ce défont se conserve dans la vieillesse, Il présente quelque chose de triste et de ridicule , parce qu'alors li frivolité paraît réfléchie et semble l'effet d'un abaissement d'esprit. Les femmes surtout doivent se corriger de bonne heure de la frivolité : savoir vieillir est une science qu'il faut *« quérir avant d'en avoir besoin. C'est la frivolité qui fait que gineralernent les femmes s'ennuient chei elles. Me pouvant ''astreindre à aucune réflexion, a aucune occupation un peu grave , elles vont chercher au dehors un aliment a leur penchant ; elles courent les magasins, (ont des visites, afin de dire on d'entendre des riens, et ne rentrent chez elles que pour subir la peine de leur défaut ; car l'homme à qui elles sont unies ne leur confiera rien de sérieux , dans la crainte de les ennuyer. Du reste , on se corrige tons les jours do défaut de frivolité dans le siècle où nous vivons : les jeunes gens sont même aujourd'hui raisonnables de trop t»>nne heure ; ils se dégoûtent trop tôt de ce qu'il y a do bon dans la vie ; ils jugent avant d'avoir pensé, raisonnent avant d'avoir vu, rejettent Jcs plaisirs avec mépris, on s'en i\i-*rQt dévorer comme par une fièvre ardente. En vérité, •a pra de frivolité hait mieux à la jeunesse , elle enfanterait quelques folies de plus , mais les suicides seraient cer-
Camille Boni* ( Jenny Burma).
FROBE.N' ( Jbafi ), l'un de ces savants imprimeurs des premiers temps de la typographie, naquit en 1*60, à HaxnriiriUmrg, en Franconie. Après avoir étudié dans sa ville natale. îi passa à l'université de Bile , et là devint correcteur dans l'atelier de Jean Amerbach, oh il travailla jusqu'en 1491 . Alors il fonda une imprimerie à son compte, et le premier ouvrage qui en sortit fut une Bible latine. Il publia sueeessrvement d'excellentes éditions de saint Jérôme , de saint- Hilaire , de saint Cyprien et de saint Ambroise. Beaucoup de classiques l'occupèrent aussi tour a tour; il méditait des élitions des Pères grecs, qu'il n'eut pas le temps d'entreprendre. Cest lui qui un des premiers substitua par delà k Rhin les caractères romains aux caractères gothiques. Ses caractères grecs ne sont pas beaux ; et les romains, ronds et nets, ne flattent pas l'œil. Ses titres, on peu chargés en général, ont parfois néanmoins des encadrements composé* sur ies dessins de Holbein, ce qui les recommande aux amateurs. Toutes les impressions de Froben sont d'ailleurs d'une correction admirable. Il fut en effet un de ces philologues profondément érudiU, an de ces consciencieux éditeurs , comme le seizième siècle a pu seul en produire, au milieu de ces grandi mouvements sociaux et intellectuel* où apparaissent tant de figures largement dessinées, depuis Lutl*r jusqu'à Érasme, depuis Mélanchthon jusqu'à Vives. Cest qoelqoe chose de charmant à lire, dans la correspondance
d'Érasme, que ses rapports avec son imprimeur et son ami Froben. Froben fait de jolis présents à Erasme , et Érasme ne les accepte qu'avec une douce violence. Quand Froben a un fils, Erasme lui donne le nom d'Srasmius. L'imprimeur de Bile publia aussi les oeuvres de Luther. Il mourut en 1517 , des suites d'une chute.
Jérôme et Jean Frore*, continuant la profession de leur père, réimprimèrent plusieurs de ses livres, et publièrent aussi d'excellentes éditions de saint Augustin, de saint Jean Chrysottdmc, de saint Basile et de Platon.
Il y eut encore un Ambroise et un Awèle FaossM, qui furent typographes a baie vers la fin du mais plus ob*cnrément et sans l'éclat des de cette noble famille.
La marque des Froben est uu pigeon perché sur un bâton, que tiennent deux mains, et autour duquel se tordent deux basilics. Charles Lsarrre.
FROKISIIEH ou IORBISHER (Sir Martin), navigateur anglais du seizième siècle, né à Doncaster, courut le projet de trouver un passage par le nord-ouest pour aller en Chine. Après quinze ans d'efforts, il réussit à former une société qui fit les fonds nécessaires pour équiper deux petits navires avec lesquels il put mettre à la voile deDepUort, le 8 juin I&76. Le 1 1 juillet il aperçut la terre par »t° de latitude nord; mais les glaces l'empêchèrent d'aborder. Il gouverna ensuite au sud-ouest, puis au nord, et crut, le 28, avoir vu la terre de Labrador. Le 3 1 il aperçut une troisième terre, dont il prit possession, et le 11 août il se trouva dans un détroit
et le H août il se trouva qu'il parcourut pendant cinquante heures, et auquel il donna son nom; après quoi il s'en revint le 2 octobre à llarwich. Une pierre rapportée par l'un des matelots do la terre dont Frobishcr avait pris possession engagea la société , qui crut qu'elle contenait de l'or, à faire les frais d'un second armement, avec lequel FrobUher partit le 26 mai t*77. Il revint en Angleterre avec toute une cargaison de la pierre en question, et la reine Elisabeth fut si satisfaite des résultats de son expédition, qu'elle le chargea de construire un fort dans le pays nouvellement découvert, et d'y laisser une garnison avec des travailleurs. Il partit à cet effet le 21 mai |à78, avec trois navires, que douze autres ne tardèrent pas à suivre. Le 20 juin il découvrit une terre qu'il appela Angleterre occidentale, et dont II prit { sion au nom de la reine Elisabeth. Mais les glaces l'einpéchèrent de pénétrer dans le détroit auquel il avait donné son nom. Quelques-uns de ses vaisseaux sombrèrent, d'autres furent plus ou moins gravement endommagés : la saison était trop avancée pour qu'on pat fonder une colonie. Frobisher fut donc oblige de se contenter de recueillir quelquu cinq cents tonneaux des prétendues pierres aurifères, et s'en revint en Angleterre. Cas pienes n'ayant donné aucun des résultats espérés, on s'abstint d'expéditions ultérieures; et rien de moins clair aujourd'hui que la question de savoir quelles terres Frobisher avait découvertes.
En 1583 il commandait un des bâtiments de la flotte qui alla dévaster les Indes occidentales sous les ordres de Drake, et en 1588 un grand vaisseau de guerre destiné à agir contre la fameuse Armada. Envoyé en 1594 au secours du roi Henri IV avec une escadre de dix vaisseaux, il reçut une blessure dans un combat livré le 7 novembre 1594 sur les cotes de Bretagne, et mourut bientôt après, à Plymoulh.
FROC, la partie de l'habit monacal qui couvre la tête, et tombe sur l'estomac et sur les épaules. Il se prend aussi pour tout l'habit. Solvant Ménage, on a d'abord iAfioculus,/tocelus, et depuis/rotetu. Froc était, en outre, autrefois une grosse étoffe qu'on fabriquait à Lisieux , à Bernai et en Beauce , dont les pièces, suivant les (statuts des drapiers, devaient avoir demi-aune de large et vingt-cinq de long. Prendre le /roc , c'est se. faire religieux ; porter le /roc, c'est être moine; quitter le /roc, c'est sortir d'un monastère avant d'être proies. Au figuré et familièrement, /eter le /roc aux orties, laisser le /roc dans les orties lardant les murs que le moine saute es s'enfuyaut, signiuj: