FROC — FROID
nonccr A l'état ecclésiastique. On le dit aussi de toute personne qui, par inconstance , renonce à quelque profession que ce «oit.
FRODOARD. Foyes Flodoakd.
FROllSDORF. Voyez, Faoscunonr.
FROID* Le froid est à la ehaleor et que l'ombre est à la lumière : ea mot signifie donc absence de calorique; cependant, comme il n'y a pas, physiquement pariant, dans la nature de corps qii» soient entièrement prîtes de chaleur, H ne doit pas y en avoir non plus qui soient absolument froids. Ainsi que le chaud , le froid est donc relatif : Peau est moins froide que la glace; odle-ei est encore moins froide que le mercure congelé.
Nous disons qu'une substance est froide lorsque ea température, étant plus basse que celle de notre corps, nons enlève une partie de notre calorique ; nous disons, au contraire, qu'un corps est chaud qaand ta température est plus élevée que la nôtre, et qu'il cède à la main qui le touche une partie de son calorique. Ainsi, la température de notre corps nous sert de terme de comparaison pour affirmer qu'une substance est froide ou chaude. Voilà pourquoi, lorsque la chaleur qui nous est propre augmente ou diminue, soit par l'effet de la saison ou du climat, nous trouvons froides ou chaudes des matières qui dans d'autres circonstances nous auraient semblé chaudes ou froides. Les caves , par exemple, dont la température est à peu près constante, nous paraissent froides en été et chaudes en hiver.
Le thermomètre est Pfnstrnment le plus propre que l'on connaisse pour apprécier les divers degrés de chand et de froid -. il faut supposer que son échelle ascendante et descendante se prolonge a l'infini.
Pour les effets du froid sur l'économie animale, voyez Congélation ( Pathologie ).
A proprement parler, le froid est toujours naturel ; cependant, les chimistes et les physiciens sont convenus d'appeler artificiel celui qu'ils produisent à volonté, en toute saison. Il y a plusieurs moyens de produire du froid, qui peuvent se réduire h trois principam. 1° On peut rendre un corps plus froid par le contact , en l'entourant de substances dont la température est pins basse que la sienne; ce moyen est le pins simple de tons : c'est ainsi qu'en été on fait congeler de l'eau en entourant la carafe qui la contient de glace ptlée, etc. Dans cette expérience, la glace enlève à la carafe et à IVan qu'elle contient une partie de leur calorique, et cette espèce d'absorption continue josqu'è ce que Peau de la carafe soit aussi froide que la place. Il va sans dire que si une partie de l'eau contenue dans la carafe gèle, c'est aux dépens de la glace extérieure, qui passe à l'état liquide. Le froid produit par contact est le résultat d'une distrihution de calorique entre deux ou plusieurs corps qui auparavant avaient des températures différentes : c'est ainsi que deux éponges, dont une humide et l'autre sèche, étant mises en contact, se partagent la quantited'eau qui était contenue dans la première. 2° On produit du froid physiquement en faisant passer un corps de l'état solide -à l'état liquide, ou à l'état de gaz , par la raison que dans ces deux cas les substances absorbent le calorique des corps environnants pour changer d'état. On peut donc refroidir un corps en l'environnent de substances qui se liquéfient ou se vaporisent Exposes un vase rempli d'eau dans un endroit où il se fasse un courant d'air : si vous humectes de temps en temps l'extérieur du vase, le liquide qu'il contiendra se rafraîchira sensiblement ( noyés Alcaraias ). La compressibitité donne de même un très-grand refroidissement i° On produit du froid artificiel chimiquement à l'aide des me- I anges dits frigorifiques. lavasèMiK.
Froids excemifs. Le climat de 1 Europe a éprouvé de si
que les descriptions laissées par les anciens des hivers de la T h race , de la Germanie et des Gaules, conviendraient à peine aux froid* de la Laponie, de l'Islande et du Groen-
land. Selon Tacite,
fruitiers; Virgile prétend qu'en Thrace les neige* tombaient à la hauteur de sept aunes ; Ovide lui écrivait sur le* lieux : « Regarde comme inhabités et inhabitables, a cause du froul, tous les payj situés au delà du Danube. • Du temps des premiers empereurs, on ne recueillait encore dans la pli» grande partie des Gaules ni vin ni huile, et a peine) trouvait-on quelques fruits. Dradore de Sicile rapporte que les fleuves de ce pays étaient pris régulièrement par les glace* chaque année ; des armées entières traversaient ce* ponU naturels avec leurs chariots et leurs bagages. Les barbare» des pays au delà A» Hhin et du Danube profitaient souvent des places pour pénétrer dan» les provinces de l'empire.
Froids excessifs en Europe et an Asie an 399, ea France en 35». La description faite par l'empereur Julien de l'ua des hivers qu'on éprouvait habituellement à l'aria rappelitpresque le climat de la Sibérie ; le froid de cette ville, qs'd nomme ta chère. Imtèot, lui parait excessif i cependant il est constant, au dire même de ce prince, que quelques vignes, et même des figuier», croissaient alors dans le territoire de Paris, pourvu qu'on les couvrit de paille. Hivers trè*rigoureui eu Ecosse, pendant quatorze semaines, en 35» . cette même année, les glaces couvrirent complètement le Pont-Euxin, ainsi que le Bosphore de Thrace. En M6 les rivières de l'Angleterre furent gelées pendant deux moi*. En S.sh la mer Noire fut couverte de glaces pendant viu^l jours. Le Danube ayant été pris dans tout son cou in , les Huns le traversèrent, ravagèrent la Mésie, la Thrace, U Grèce, et menseèrentOonstantinople : la cour d'Orient acheta leur retraite à prix d'argent, et s'engagea à leur payer un tribut annuel.
Hivers rigoureux en Europe de «05 à 670. La Tainit* fut si profondément gelée en 696, pendant six semaines, que l'on construisit des cabanes sur ce fleuve. Hivers rigourem en Angleterre du t" octobre 759 au Î6 février 700. tn 763 Irold excessif en Orient : la mer Noire gela à une profondeur de 30 coudées , et sur une étendue de 100 raille*. Ce grand froid, commencé dès le mois d'octobre , dura ju« qu'au mots de lévrier de l'année suivante, et fut suivi dssécheresscs extraordinaires, qui tarirent la plupaitdessouicet et des fontaines ; la rigueur rte l'hiver lut également excessive dans la plus grande partie de l'Europe. Dans certains pays, la hauteur delà neige fut de cinquante |»eds. Ea 831 le» plus grands fleuves et rivières de l'Europe, tels que l'Elbe, 1» Danube, la Seine et la Loire, furent pris par les glaces durant un mois. Hiver très-rigoureux à Conslantinople en 87* : te Bosphore fut entièrement gelé ; on passa d'une rive a l'autrr sur un pont de glace. En DOS la plupart des rivièrs» de 1 Angleterre furent gelées pendant deux mou; en 913 U Tamise le fut pendant treize semaines, et pendant qustene semaines en 1001.
Froids extraordinaires en Italie, en France et en Allemagne en 991, 1044, 1067, 1134, 1125, 120», 1316- Es 1134 des voitures chargées vinrent sur U glace de la terre ferme à Venise. En 1369 froid très -violent en Angleterre : la Tamise fut prise par la glace il ans toute son étendue, et les voitures la traversèrent, même prés de son embouchure. En 1381 froid excessif en Allemagne. La mer Méditerranée lut entièrement couverte par les glaces en 1325 ; la nier Baltique le fut également pendant six. semaines. Hiver tres-rigoureux en France en 132b. Dans les pays du Nord, en 1333 on se rendit sur les glaces de Lubeck en Danemark , et jusque sur les cotes de la Prusse : des auberges lurent même établies sur cette route d'une espèce nouvelle. Froid excessif en 1399. En 1402 et 1423 la mer Baltique fui entièrement gelée depuis ia l'oraéranie jusqu'au
Danenurl-
Oe fut en 14 OS, et par un froid tres-rigoureux, que Tamerl an lit les préparatifs de son expédition contre la Chine; rinclémence de la saison ne put le déterminer à *u*i»-ii«»sa marche. En 1407 froid extraordinaire en Angleterre, es Allemagne et en France. En 140H les glaces couvrireoi si complètement le Caltegat, entre te Suède et k Danemark,