FROID
<px les loups passent d'un royaume à l'autre : cet hiver trè»-desastreux est surnommé le grand hiver par les historiens; la plupart des arbres fruitier» et des vignes lurent dAmU en France. Hiver rigoureux en 1420 en Allemagne, en Hollande et à Pari* : cette vlbe éprouva une mortalité si extraordinaire qu'elle fut presque entièrement dépeuplée ; les loups entraient jusque daus sou enceinte pour y di'Torw le* cadavres.
Froids excessifs en Allemagne et a Parts en I4«. En Ht* antre hiver rigoureux à Paris et dans ses environs. Froid extraordinaire en France et dan» toute l'Europe en 14» et en 1434 : la fêlée commença a Paris le 31 décembre, et dura deux mois et vingt et un jours ; la neige tomba pentent quarante jour» consécutifs, la nuit comme le jour; il en fut de même dans les Pays-Bas; en Angleterre, la Tamise fut gelée jusqu'à (Iravesend. Froid excessif en France et en Allemagne en 1458, 1466, 1460 ; durant l'hiver de cette dernière année, dit Philippe de Domines, on coupait te vin avec la hache et la cognée dans le pays de Liège, et on le rendait au poids. En 1409 un froid excessif et la famine détruisirent en Yalachie une année de To.ouo Turcs, levée contre les Rosses. En 1516 à Londres h» voiture» passèrent la Tamise sur la glace. Froids excès uf> « Angleterre en 1516 « un grand nombre d'habitants perdirent l'usage de leurs membres. Hivers très-rigoureux dans toute l'Europe en 1637, 1543, 1544. En 1670 en France, en Allemagne et en Angleterre, le froid dura trois mois entiers dans toute sa rigueur et sans aucune interruption ; en Provence et en Languedoc , les arbres fruitiers furentattemU jusque dans leurs racines; dans d'autres provinces de la France, les gelées durèrent depuis la lin de novembre jusqu'à la fin de février. En 1696 des froids excessifs eurent lien a Paris , en Allemagne et en Italie.
En 1606 hiver très-rigoureux dans toute l'Europe. Un froid excessif, qui se fit sentir I Paris dès le 21 décembre ICoT , dura pétulant deux mois entiers : les approvisionnements de là capitale en combustibles étaient devenus si rares que la charge de cotrets se vendit 36 sois, l,es troupeaux périrent en grand nombre dans les étables, et t<*ites !<•* espèces «le gibier dan* les campagne* et dans les forêts. I.<-* plus grands fleuves de l'Europe furent saisis par b, glace à une si grande profondeur qu'ils portaient des chariots pesaminent chargés; en plusieurs pays, les noyers, les vignes, les oliviers, etc., gelèrent jusqu'à la racine. Les rigueurs de cet hiver ont été décrites dans les plus grands (Mails par Mézerai, En tflîl froid extraordinaire en Italie et en Allemagne : une partie de la mer Baltique se couvrit
en Allemagne et en Boliéme. En 1659 froid général en Euripe ; la Baltique fut profondément prise par leé glaces : bs bras de mer connus sous le nom de Grand et de Petit Belt en rurent couverts ; le roi de Suède Chartes X traversa ces deux bras de mer sur la glace, à la tète d'une armée de 20,000 hommes, avec son artillerie, ses chevaux, ses bagages, et s'avança jusqu'anx portes de Copenhague.
En 1633 hiver long, froid et très-âpre en France, notamment en Tourainc : un grand nombre d^olseaux péri- Tour* mourut de faim et de misère , disent les écrivains du tempe. Cet hiver fut très-rigoureux en Angleterre', les gelées durèrent treize semaines en France, en Allemagne, en Italie. En I6S4 froid extraordinaire dans tonte l'Europe : à I -on. 1res, la Tamise (ut prise à une profondeur de trente r4-nlirnètres , depuis novembre 1663 jusqu'en mars 1684; sur tes cotes de Normandie, les matelots de Safnt-Valery furent enfermés par tes glaces à trehe kilomètres de distance en mer. En 1695 le froid fut excessif dans toute l'Europe.
Kn 1709 la Baltique se gela dans une si grande étendue que du haut des tours les plus élevées bâties sur ses bords P«fl ne pouvait » percevoir tout l'espace couvert par les frimas. Dans la même année l'Adriatique fut gelée compUtement. C« froid extrême occasionna «tans toute l'Eu-
rope une disette qui lit périr un grand nombre d'habitants des clai.se» pauvres et laborieuses; les denrées de première nécessité se vendirent un prix excessif : on fabriqua à Versailles et à Paris du pain d'avoine, qui fut servi jusque sur la table dm riches et des princes ; enfin, rimpossibiUté de conserver l'eau et le vin à l'état fluide fit interrompre en liauce la célébration de la messe. La rigueur de la saison , qui fut également excessive en Angleterre depuis décembre de la même année , ne se fit presque pas et en Irlande. Froids extraordinaires en Europe en 1714 et 1733. Le naturaliste Gmelin évalua à 67" tt/v le froid qu'il ressentit le à janvier 1735 sur les bords du Jeoisséi , dans la Tartarie chinoise.
Le missionnaire d*uoi» Egède. qui a laissé des valions curieuses sur le Groenland , où il avait passé grande |»aruc de sa vie, cite plusieurs exemples du froid excessif qu'il éprouva dans ce pays : en l'année 173» , le 7 janvier, la chemini* de sa chambre se remplit de glace jusqu'à l'ouverture du poêle, et, malgré le feu qu'il eut soin d'y eutieteuir, cette glace ne fondit point de toute la journée ; tout fut gelé dans les habitation» ; le linge dans les armoires, les bois de lit, les plumes et le duvet des coussins étaient recouverts d'une couche de glace d'un pouce d'épaisseur. En 1740 l'hiver fut encore plus rigoureux en Europe, et notamment en Russie, que celui de 1700 : on construisit à Pctersbourg un palais de glace de 17™,,aO de longueur, sur 5™, M de largeur; la Newa, on furent pris les blocs employés à ce bixarre édifice, était gelée à 0œ,eo et 1 inètre d'épaisseur ; on façonna autour de ce palais six canons de glace, et deux mortiers à bombes; les canons étaient de 6 livres de balles ; on les chargea de 125 grammes de poudre, et un l>oulet de 1er, lancé par l'une de ces pièces, perça une planclte épaisse de u centimètres à 60 pas de distance : quoique te canon lui-même n'eût que om,10 d'épaisseur, il n'éclata point. U même année, le froid fut-trèa vif eu Hollande; il y eut à Rotterdam , à Delft et à La Haye, de nombreuses émeutes produites par le renchérissement des denrées.
En 1748 te froid fut excessif à Pétersbourg 5 le thermomètre descendit à 30 degrés dans plusieurs parties de l'Europe, et particulièrement en France. En 1754 la gelées détruisirent un grand nombre d'arbres; un froid extraordinaire se lit sentir dans le non! de l'Europe. En 1760 le détroit du Su nd fut entièrement pris par les glaces. En 176», dans quelques provinces de France , plusieurs voyageurs périrent sur les routes ; des arbres se tendirent daus une grande partie de leur longueur. A Paris , ou brisa plusieurs « Juches en les sonnant ; à Lyon , te thermomètre descendit, le 1er février, à l7%ettel8janvter,àPétersbonrg,à 36°. Des oiseaux étrangers parurent sur les bords de la mer, près du Havre : plusieurs étaient si excèdes de fatigue qu'ils se lai».ML*rcnt prendre A la main ; enfin, on trouva sur les cotes de plusieurs pays de grandes quantités de poissons morts que te mer avait abandonnés sur te rivage. En France, froids extraordinaires en 1774 et 1776. En 1779, froid très-intense en Angleterre pendant quatre- viug-quatre jours; en 17*4 , pendant quatre-vingt-neuf jours; et eu 17»5, peodant cent quinze jours. Le 5 novembre I7b0 le uiorcure gela en plein air 6 Pétersbourg par un froid de 30"; te 1" décembre te thermomètre y marqua — 40° ; te 7 il descendit jusqu'à 60 : le mercure se congela eu masse solide de manière à pouvoir être battu du marteau à plusieurs reprises.
U 30 décembre 1786 le UteruiomeUe descendit à Paris à 18°; l'épaisseur de la glace , mesurée à Versailles le 22 décembre, fut de 6", 34. Le même froid se lit sentir eu Angleterre , oè il dura un mois entier : te Tamise fut prise par les glaces. En 1780 antre froid extraordinaire dans le même pays , pendant sept semaines ; la glace dont la Tamise était couverte se brisa te 14 janvier, pendant qu'on y tenait une foire. Froids excessifs en 1704 : la durée delà gelée à Paris fut de soixante-huit jours , et 18" le point le plus élevé du froid. En 1798 on ressentit à Londres le froid le plus excusait qirV» * eot éprouvé. En 1799 un froid très-rigoureux «s