‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 162 sur 614 · GAULOIS · texte numérisé non relu

GAULOIS

Les|Gaulois avaient des temples ; c'est ce dont les monuments historiques les plus anciens ne permettent pas de douter. L'élément de leur année civile était la huitaine , et non la semaine; aussi le nombre huit était-il sacré parmi eux. Leur langue était celle des Étru sques , ceUe que parlent encore, sauf les modifications apportées par le temps, les Irlandais et les montagnards écossais (l'erse et le gaé 1 iqlue). Les trois langues diverses que César attribue aux trots divisions de la Gaule étaient t en Aquitaine , le gaulois mêlé de vasque, par l'invasion des Vascons; en Belgique, le gaulois mêle de kjrmre, comme on le parle encore dans la Bretagne armorique ; en Celtique , le gaulois pur, qui s'est conservé en Irlande et riiez les Calédoniens on Ecossais montagnards.

Aucun monument historique ne nous apprend à quel point les sciences s'étaient développées chez les Gaulois. 1-e* Romains ne nous ont pas même fait connaître s'ils avaient des caractères pour peindre les mots de leur langue , ou quels étaient ceux qu'ils avaient adoptés. Cependant, ils étaient loin de l'état d'ignorance où il a plu a leurs historiens de les reléguer, par préjugé ou par défaut de jugement. César dit positivement que les druides , en même temps que la théologie, enseignaient à la jeunesse l'astronomie, la cosmographie, la physique et l'histoire naturelle. Cicéron en dit autant. César ajoute que, pour caractères d'écriture, ils se servaient des lettres grecques ; il est probable qu'il entendait par la les anciens caractères pélasgiques, dont se servaient les Etrusques , et qui s'adaptaient assez bien à la langue gauloise. G*1 G. de Vacdoscocrt. ]

GAULOIS, Galli, habitants de la Ga u le. L'origine des Gaulois est couverte d'un voile impénétrable et se perd dans la nuit des temps. Il en est de même de celle des I lières, des Pélasges, des Sla v es, des Finnois, des Arabes, ele . , c'est-à-dire des plus anciens peuples. Avant les époques où l'histoire en fait mention pour la première fols, U n'y avait pour eux ni histoire ni monuments historiques , rien, en un mot, qui Indiquât s'ils avaient toujours habité la même contrée ou s'ils y avaient remplacé des peuples antérieurs , s'ils étaient aborigènes on afiénigènes. D nous est démontré que le système qui fait descendre les Gaulois des Cel te s ne signifie rien , sinon qu'ils étaient des peuples européens ; ou plutôt, ce système n'est fondé que sur un jeu de mots, puisque le nom de Celtes ou Kcltes n'est autre chose que celui de Gaulois (gail ou kail), habillé à la grecque. Les druides disaient que leur nation était aborigène, et peiit-êtic av aient ils raison. Inutile d'examiner les étyroologies qui font venir le nom de Gaulois de différents mots prétendus celtiques , dont la plupart sont germaniques ou imaginaires. Nous nons arrêterons cependant un moment au pitoyable calembourg qu'on a fait en latin sur Gallus, Gaulois, et gallus, coq. U en est résulté une antre caricature, c'est celle d'avoir donné le coq pour emblème à la nation gauloise. L'emblème des Gaulois était un aigle aux ailes éployées , qui , placé snr le cimier du casque, était l'ornement exclusif et le signe caractéristique dn commandement. Le nom de Gail, Gaul ou Kail, Kelte en grec, et Gallus en latin, peut avoir une double étymologie. Gail, gas,gaul,gavil, signifiaient également vaillance et parenté. Les Gaulois seraient donc ou les vaillants , ou les peuples descendus d'une même origine.

Les Gaulois étaient en général grands , bien faits et fortement musclés ; les femmes étaient également d'une taille élevée, et selon Athénée, « les plus belles parmi les femmes barbares ». Le caractère de nos ancêtres , si nous n'avions d'autres monuments pour en juger que les portraits que nous ont laissés les écrivains grecs et romains, plus ennemis qu'historiens et plus dé clamât eu rs qu'observateurs, devrait nous paraître inexplicable, ou plutôt les peintures qu'on en a faites sont tellement contradictoires qu'elles deviennent absurdes. Ce qu'on peut dire de plus juste et de plus vrai, après avoir non pas copié les écrivains, mais étudié l'histoire, c'est que le caractère des Gaulois, malgré les vices que l'invasion des Francs essay a d'implanter ches

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