‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 167 sur 614 · T8 GAVAZZI · texte numérisé non relu

T8 GAVAZZI

rôle qu'il joua dans la révolution de 1848 et 1849, e«t 116 à Bologne, eo 1809. Entré k l'âge de seize ans dans l'ordre des Barnabites, il devint ensuite professeur de rhétorique à Naples, et par son éloquence ne tarda pas à se faire une grande réputation dans toute l'Italie. Les idées qu'il développait dans la chaire, peu conformes en général aux enseignement* dogmatiques de l'Église, lui valurent d'enthousiastes admirations d'une part et des haines ardentes de l'autre. Quand Pie IX monta sur le trône pontifical, en 1846, la politique libérale qu'annonçait le nouveau pape ne rencontra pas de plus ardent panégyriste que Gavazii. Il se trouvait à Rome quand on y reçut la nouvelle de la révolution de Lombardie. Porté à ce moment en triomphe au Pantltéon par le peuple, il y prononça une chaleureuse oraison lunèbre en l'honneur des patriotes tués pendant la lutte. Il arbora aussi alors l'étendard aux trois couleurs surmonté de la croix, et pendant plusieurs semaines on le vit chaque jour, devant la foule réunie au Cotisée, pérorer sur les devoirs des Italiens et sur l'avenir réservé k la grande patrie italienne. Le pape, qui favorisait ses tendances politiques, le nomma aumônier de l'armée de 16,000 hommes qui marcha sur Vicence.

Gavazzi , qu'on surnomma alors le Pierre l'Ermite de cette véritable croisade contre l'étranger, décida par sa brûlante éloquence le peuple k faire tous les sacrifices possibles pour la cause nationale; et ce fut alors a qui olfrirait a la pat rie des vivres, des chevaux et des munitions de tous genres. Arrivé à Venise, il y parla tous les jours k des milliers d'auditeurs réunis sur la place Saint-Marc, et ne contribua pas peu de la sorte à faire remplir les caisses de l'éphémère république qui avait surgi dans cette ville. On voyait les dames se dépouiller à l'envi de leurs boucles d'oreilles, de leurs bracelets et autres bijoux en or, et jusqu'à des femmes de pauvres péclveurs apporter en offrande patriotique, faute d'avoir autre chose à donner, l'aiguille en argent qui soutient l'édifice de leur coiffure. La légion romaine ayant été rappelée par le pape, Gavazzi se rendit à Florence, où il continua k déployer le même zèle pour la cause de l'indépendance. Eipulsé de cette ville, il trouva un refuge a Gènes, et ne tarda pas à être appelé a Bologne, dont la population venait de se soulever contre le gouvernement pontifical. Reçu avec enthousiasme, il rétablit en peu de temps le bon ordre dans cette ville; mais, sur l'ordre du premier ministre R 0 s s i , il fut arrêté par le général Zucchi et enlevé pour être jeté dans les affreux cachots de Cometo. En route, les habitants de Viterbe le mirent en liberté; et quand le pape se fut enfui de Rome, le gouvernement républicain le nomma aumônier en chef de l'armée. Pendant la lutte qui no tarda pas à s'engager, il organisa une association de dames qui se dévouaient a soigner les blessés, et prit lui-même la direction des hôpitaux militaires.

Lorsque Garibaldi entreprit de marcher k la rencontre de l'armée napolitaine, Gavazzi raccompagna dans cette expédition pour porter secours sur le champ de bataille aux mourants et aux blessés des deux partis. Après la prise de Rome par l'armée française, Gavazzi obtint du général Oudinot un saur-conduit avec lequel il put aller demander asile k l'Angleterre. Dans l'été de 1850 il donna k Londres diverses séances philosophiques et littéraires, qui attirèrent un grand nombre d'auditeurs ; et en Ecosse, où il entreprit une tournée l'année suivante, il ne fut pas accueilli avec moins de faveur.

GAVES. Les habitants de la partie occidentale de la chaîne des Pyrénées donnent ce nom à tous les torrents de leur pays. On l'a appliqué ensuite à quelques-unes des principales rivières, à cause de la rapidité qu'impriment à leurs eaux les pentes rapides qu'elles suivent. I«es gaves les plus considérables sont le gave de Pau et le gave d'Oloron, son affluent, te premier, formé des gaves de Héas et de Gavarnie, sortis des flancs de l'énorme pic du mont Perdu, se jette dans l'Adour, après un cours de 168 kilomètres, dont dix navigables et soixante-dixhuit flottables. Les eaux des gaves d'Ossau et «PAspe, descendues impétueusement de leurs

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