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GAZOMÈTRE

Après sa mort, arrivée eu 105.1, cette feuille, toujours fidèle à son vieux mode de publication, appartint à son fils Isaac , premier médecin du dauphin , décédé en 1679, puis au non moins illustre Eusèbe Renaudot, mort en 1729. Le premier censeur de la Gazette fut Bautru, de l'Académie Française, mort en 1665. Hébot la rédigea de 1713 k 1732. Elle eut ensuite pour propriétaires du privilège, censeurs ou principaux rédacteurs, l'abbé Laugier, l'abbé Arnaud, Suard, de yuerion, Rémond de Saint- Albine, de Moohy, Bret, Jallet, Marin, l'abbé AuberLMichaud, Jony, Briffaut, Belleroare, Durdent, de La Salie, Sevelinges, deSenonnes, le comte Achille de Jouflroy, de Genou de, de Beenregard, MM. de Lourdoueix , Nettement , Bossange, Dclaforcst, Brisset, etc., etc.

Voltaire cite fréquemment la Gasette de France, qui passait, avant la révolution de 1789, pour être depuis [dut d'un siècle mieux écrite et, malgré la censure, plus vrridiqucque toutes les gazettes étrangères. Elle pai ut journellement à partir de cette époque. Elle dut, sous la Restauration, à sa couleur légitimiste la faveur d'être dispensée de l'embargo mis sur les journaux politiques français par la saintealliance, et l'empereur a Sainte-Hélène se plaignait, dit O'Meara, de ne pouvoir lire que te Times, la Gazette de France et La Quotidienne. Sous Louis Philippe, elle subit bon nombre de saisies, procès et condamnations. Mêlant à ses idées royalistes quelques idées de progrès, elle était et est fréquemment en désaccord avec les organes habituels des vieil les doctrines. Elle prêcha surtout alors vigoureusement en faveur du suffrage universel avec l'élection a deux degrés. Sous la direction de l'abbé Genoude, elle avait donné le jour à une foule de gazettes de province. Après la révolution de Février, elle imprima différentes feuilles, dont les litres auraient pu justifier la qualification de révolutionnaire, qu'elle avait reçue autrefois ; mais à ce moment tous moyens lui semblaient bons pour propager se* idée*. Sous le nouveau 1 imposé k U presse, elle s'est fait donner ui an mois d'août 1852.

GAZNA. Voyez Gnuiu.

GAZIVÉV'IDES. Voyez Ghaski?vides.

GAZOGÈNE ( de gaz, et Ytwôi», engendrer ), mélange d'alcool k 98e de l'alcooiomètre centésimal et d'essence anhydre ou de térébenthine, ou de goudron, on de naplile, ou de pétrole, etc. A l'aide d'un appareil très-simple, on brûle ce liquide k l'état de gaz. Ce mode d'éclairage est loin de valoir l'éclairage à l'huile.

GAZOMÈTRE, appareil dans lequel on reçoit le gaz après sa fabrication. Cet appareil, qui sert k la fois de réservoir et de régulateur, est circulaire, construit en maçonnerie très-solide, et placé en terre; ou bien il consiste en un bassin formé de plaques de fonte assemblées avec des boulons. Pour préserver ces gazomètres de la rouille, on les enduit, k chaud, d'une couche du goudron obtenu parmi les produits de la distillation du charbon de terre, et l'on renouvelle cet enduit une fois chaque année. Le gazomètre est toujours d'un poids considérable, quoique l'épaisseur de la tôle soit au plus de deux millimètres. Il faut éviter que co poidij forme une pression trop forte sur le gaz qui est introduit dans le gazomètre ; on y parvient en suspendant ce dernier k l'aide d'une forte cltalne et de poulies ; celles-ci sont attachées k la charpente du bâtiment. A l'autre extrémité, on passe dans une forte tige en fer des blocs en fonte, pour faire équilibre avec le poids du gazomètre lorsqu'il est plongé dans l'eau. On conçoit que ce poids augmente k mesure que le gazomètre sort davantage de l'eau dans laquelle il était plongé. Afin que la pression fût égale dans tous les instants, U faudrait doue augmenter graduellement le contrc-p«jds lorsque le gazomètre monte en s'emplissant de gaz, et le diminuer au fur et k mesure qu'il se vide en descendant. Pour éviter cette manœuvre, on a imaginé un moyen fort ingénieux : il consiste a employer une chaîne de suspension fort pesante, et dont le poids est calculé de manière à équilibrer constamment le gazomètre; elle contre-balance md poids, en devenant plus longue au «Ida de la seconde poulie,

GAZOMÈTRE - GAi

u gaz, on appelait s destines u mesurer

à mesura que le gazomètre s'élève, et elle charge an contraire celui-ci en devenant plus longue de son coté, au fur et a mesura qu'il s'enfonce dans l'eau. Pbloozk père.

Avant la découverte de l'éclairage également gazomètres tous le* appareil les volumes de gaz et à régulariser leurs mouvements. Les deux gatomèlres que Lavoisier employa dans se* belle* expérience* sur la recomposition de l'eau sont, comme le géomètre de l'éclairage, formés d'une cloche cylindrique renversée. Cette cloche est suspendue au-dessus de l'eau par l'effet d'un contre-poids attaché a une chaîne qui passe sur des poulies. L'écoulement du gaz dans ces appareils est déterminé par l'excès de la pression intérieure sur la pression extérieure ; il demeure constant et régulier tant que ces pressions ne varient pas.

Connaissant la section intérieure de la cloche, et la quantité dont clic s'est abaissée, on en peut déduire te volume du gai écoulé. Supposons , par exemple, que la dothe soit circulaire; que son diamètre intérieur sait de 1™, et qu'elle se (toit abaissée de om,4 : on trouvera que la surface de la base de la cloche est égale à 3l4d~,15, etf q«o le volume de gaz écoulé pris à la |>ressioii qui existe dans l'intérieur de l'appareil est de I256ut,6. Pour ramener ce volume à ce qu'il serait sous la pression normale Qm,l<i , il faudra appliquer à l'appareil un manomètre, afin <k connaître la |*ression intérieure. Soit 0m,78 cette pression; on trouvera |»ar la formule donnée à cet effet pour le volume du gaz iW!i"<,«, Il resterait encore à opérer les corrections nécessitées par la température et par la présence de la vapeur d'eau. Le volume qu'on obtiendrait ainsi , multiplié par le poids le, 2991 , d'un litre d'air, et par la densité du gaz, ferait connaître en grammes le poids du gaz employé. Pour mesurer le volume d'une petite quantité de gaz , on le recueille dans une cloche graduée, on plonge la cloche dans le liquide employé, Jusqu'à ce que le niveau soit le même a l'intérieur et à l'extérieur, et on note le volume occupé par le gaz. On note en même temps la température et la pression barométrique, et on a tous les éléments nécessaires pour corriger le volume apparent des effets de la pression, de la température, et enfin de la vapeur d'eau , ai l'on a opéré au contact de ce liquide. Lorsqu'on veut régler l'écoulement d'une petite quantité de gaz, on se sert d'un appareil très-simple, qui porte le nom Ae/lacon de Mariât te. Seulement on n'emploie pas un ajutage vertical. Cela n'est permis qu'autant qu'il est assez étroit pour que la veine liquide ne se laisse pas diviser par l'air: autrement, il faut le recourber. Le gaz est obligé de sortir avec une vitesse constante. L'écoulement n'est point ici dé à un excès de pression : le gaz s'échappe à mesure que le liquide prend sa place, lorsque le liquide employé est de l'eau , le gaz est humide. On le dessèche si cela est nécessaire après sa sortie, en le faisant passer dans un tube rempli de fragments de chlorure de calcium fondu. On pourrait aussi employer de l'huile ou bien du mercure. Cette précaution devient indispensable dans le cas où le gai serait soluble dans l'eau. Le i du gaz écoulé pendant un tetn(* donné est égal au : du liquide qui s'écoule pendant ce temps. Four l'obtenir exactement, on prend le poids du liquide en grammes : ce poids, divisé par la densité du liquide à la temperature à laquelle on opère, représente en centimètres cubes le volume apparent do gaz. On y apporte ensuite les correc-

Dans les appareils où l'écoulement d'un fluide élastique par un petit orifice est dû a un excès de pression intérieure, la vitesse du gas à cet on tire par la

V = 394 », 7 1/ JL ion L. Dans cette formule, D repré-

sente la demi lé du gaz à la pression 0™ 76 ; p' représente la pression intérieure; p la pression extérieure ; log. indique un logarithme népérien. On reconnaît que les vitesses de deux gaz différents sont inversement proportionnelles aux racines carrées de leurs densités; en

sorte que dans les mêmes circonstances, la vitesse d'écoulement du gaz hydrogène est quatre fois plus considérable que celle du gas oxygène. Lorsque l'excès de pression est peu considérable , ainsi que cela a lieu dans tes gazomètres et dan* les machines souillantes, la formule se simplifie et

devient V = 394 ra, 7 V

Appliquons à la recherche

de la vitesse d'un jet du gaz de l'éclairage. Si nous supposons que le gaz |irovlenne de l'huile, nous pouvons prendre D = 0,95 pour sa densité. En admettant que la pression intérieutc soit d'un demi-pouce d'eau , ce qui équivaut à nm,00t de mercure environ , et que la pression barométrique soit de 0",70, nou*anronsl"=om,7«l ; P=0",7«;P — P=0",00l. On en déduira , en effectuant les calculs indiqués , que la vitesse est de 14m 7, parcourus en une seconde. On pourrait jienser qull suffit de multiplier la vitesse à l'orifice par la surface de c*t orifice pour connaître la quantité de gaz écoulée en une seconde. Mais nous ferons remarquer que la direction oblique d'une partie des molécules fluides au moment où elles approchent de l'orifice occasionne dans les veines fluide* une contraction. Ce serait la surface de la section contractée qui devrait être employée si l'on ' déduire du calcul le produit de l'écoulement.

Le Vf-RMER, de l'Aorfémie des

GAZON , herbe courte et fine qui tapisse la terre , ou naturellement ou par le fait de la culture; nappe de verdure jetée dans les parterres et les jardins anglais ; tranche de terre recouverte de graiiunées. Le» garons s'obtiennent par deux procédés différents : 1° par le placage de mottes garnies de verdure ; 1° par le semis.

Gazon plaqné. Les tranches fraîches sont appliqués sur la terre ameublie a sa surface et juxtaposées de manière à former une nappe continue; de petits piquets fixent chaque tranche lorsque le terrain est selon un plan incliné. Indépendamment de la pression exercée sur chaque motte, toute la surface est roulée ou piétinée pour opérer l'adhésion entre les plaques d'une pari, et d'autre part avec le terrain qui porte le placage; des arrosements répétés entretiennent l'humidité du sol pendant tout le cours de la première année.

Gazon de semis. Sur une terre plusieurs fois labourée, soigneusement ameublie et fumée, la graine est semée épais, à la volée, puis recouverte à la herse ou an râteau , et roulée, piétinée ou battue : tels sont les premiers soins. Ensuite viennent le sarclage et le fauchage ; le rouleau doit passer sur le gazon après chaque coupe. Il est important de ne pas attendre que les graminées soient en fleur pour abattre l'herbe , car la fécondation épuise les plantes et en abrège de beaucoup la durée. De la terre franche ou du terreau semés chaque année sur le champ, à la fln de l'automne nu dans les premiers jours du printemps, donne aux végétaux une nouvelle vigueur. L'arrosage est nécessaire pendant les longues sécheresses. L'n gazon semé et dirigé avec tous ces soins peut durer jusqn'à quinze ans. Les graminées doivent varier selon la nature des terrains : aux terres fralcties et de bonne qualité, l'ivraie vivace < loltum perenne), le paturin annuel (noa anwwi), etc.; aux terrains secs et arides, le* fétuqOcs, les hoolques, etc. P. Gaulmt.

GAZOUILLEMENT. On désigne par cette onomatopée le ramage des oiseaux chanteurs , tels que le rossignol, la fauvette, les piprason manakins, les ruotacitlcs, le serin, le chardonneret, le pinson, les linottes, et une foule d'autres, qui sont de la famille des snbulirostres ou du genre fringilla. Le plaisir que la plupart des oiseaux éprouvent à gazouiller sans cesse an printemps indique assez que leur chant est l'expression de la tendre et douce émotion qui les agite pendant le temps de leurs amours. Si la force et l'étendue de leur voix dépend de la conformation de leurs organes vocaux , la mélodie et la continuité de lenr gaztaiille» ment dépend de leurs affections intérieures. Leur vr.ix se modifie donc selon les circon stances, de même qu'elle s'étend, change, s'altère, s'éteint et se renouvelle selon les saisons. Dans les premier* jour» du printemps, tous les

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