‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 181 sur 614 · GENCIVE — GENDARMERIE · texte numérisé non relu

GENCIVE — GENDARMERIE

parlementai, nationale et impériale, sage et utile troupe, espèce de magistrature armée, à cheval, pour laquelle il n'y a ni temps de paix ni temps de guerre, et toujours des temps de dangers et des occasions de dévouement. En outre, nous avons aujourd'hui des gendarmes de la garde impériale à pied et à cheval. Les colonies, l'Algérie, les corps d'armée en campagne ont aussi leurs gendarmes. G* rURorn.

GENDARMERIE. Les vieux auteurs ont écrit : gens d'armerie, gent dTarmerie. C'était une locution estropiée et barbare, dont l'usage a repétri en un mot concret la périphrase et prononcé la légitimation; il est beaucoup moins ancien que le mot gendarme, et a surtout commencé à se répandre quand les gendarmes, d'abord ' devenus guerriers volontaires , sons les i d'ordonnance, compagnies de cent lances, et de gendarmerie de la maison du roi. Ces guerriers ont été au service du monarque, des princes, des dignitaires, et se sont séparés des c h e v a u-l é g e r s , qui constituaient jusque là leur I a n c e garnie, leur clientèle, leur suite armée. La gendarmerie a commencé alors à se dessiner sous un titre plus net : c'était la grosse cavalerie du temps, la cavalerie à armure complète , tandis que les chevau- légers, devenus des dédoublements des gendarmes, n'étaient qu'une cavalerie à demi-armure. La gendarmerie de la maison du roi, créée par Henri IV, et admise dans la garde du monarque par Louis XIII, fut une modification de l'ancienne gendarmerie : elle participait plutôt de ta cavalerie légère que de l'autre cavalerie; elle n'avait conservé aucune pièce d'armure, pas môme le casque. Son uniforme était écarlate, chargé d'agréments et de galons d'or sur toutes les coutures, avec des parements de velours noir. Les étendards étaient de satin blanc, relevés en broderie d'or, portant pour emblème un foudre, avec cette devise : Quo jubet iratus Jupiter. Au retour d'une campagne, comme les chevau-légers , elle les déposait dans la ruelle du lit du roi, leur capitaine. Elle fut abolie en partie sous le ministère de Saint-Germain ; les ministres qui lui succédèrent en firent disparaître les restes, qu'on appelait gendarmerie de Lunéville. Elle reparut un instant en 1 81 4 pour disparaître définitivement en 1815.

Une troupe chargée du maintien do la police de la France échangea, un peu plus tard, son nom de maréchaussée contre celui de gendarmerie départementale; elle devint impériale et corps impérial, quoiqu'elle ne fût ni plus ni moins impériale que le reste de l'armée; mais tel est l'abus trop fréquent des dénominations vaniteusement sollicitées malgré leur insignifiance, et obtenues en dépit delà logique. Dans le principe, cette gendarmerie, ou du moins la maréchaussée à laquelle elle succédait, était un corps à la fois militaire et civil. Aussi ses officiers n'étaient-ils justiciables que des tribunaux civils; il n'en a plus été ainsi, non que la loi s'en soit expliquée, mais parce que le corps a été considéré positivement comme une partie intégrante de l'année.

Le décret du 1" janvier 1791 partageait le corps delà gendarmerie en vingt-huit divisions, et en mille cinq cent soixante brigades ; chaque division était une réunion de deux compagnies , et obéissait à un colonel ; chaque brigade se composait de cinq gendarmes commandés par un maréchal des logis ou par un brigadier ; il y avait, sauf quelques exceptions, quinze brigades par département. Huit officiers généraux étaient les inspecteursdu corps. La robe-courte, nommée aussi gendarmerie judicielle, se transforma en gendarmerie des tribunaux. Le décret du & juin 1791 augmenta les brigades à cheval, reconnut des brigades à pied, et distribua la gendarmerie en légions; la gendarmerie détachée aux armées, pour y maintenir la police, fut placée en 1809 sous les ordres d'un grand prévôt, officier dont le titre, aboli longtemps, a depuis été rétabli, ayant un rang et des fonctions mal connus; il ne se trouve plus en harmonie avec les institutions d'une armée où il n'y a ni prévôts particidiers, m prévôtés, ni jugements prévôtaux, ni exécuteurs «le haute justice. Sotis le premier empire, la gendarmerie, partagée en cinquante huit escadrons, fut augmentée d'une gendarm»-

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