GENDARMERIE - GENDRE
ri* d'élite faisant partie de la garde impériale Soui la Restauration, il y eut dans lu gante royale un corps de luxe oominé gendarmerie des chasses. 6* BarmR.
Aujourd'hui la gendarmerie chez nous ae compoRe : 1° do vingt-six légions pour le service de nos quatre-vingt-six départements et de l'Algérie ; 7° de la gendarmerie coloniale, comprenant quatre compagnies pour la Martinique, la Guadeloupe, la Réunion, la Guyane, et on poste de trois brigades aox Iles Saint-Pierre et Miquelon; 3" d'un régiment de deux bataillons de fieodarrnerie de la garde intpériaie, ancienne gendarmerie mobile, puis gendarmerie d'élite ; 4° d'un escadron de la gendarmerie à cheval de la garde impériale; 5° de la garde de Pari», naguère garde républicaine, précédemment garde municipale ; 6" d'une oxnpaguie de gendarmes vétérans : en tout 25,000 hommes environ. Comme jadis la maréchaussée, la gendarmerie est établie pour veiller à la sûreté publique et pour assurer dans l'empire et aux années le maintien de l'ordre et l'exécution de* lois « Cette admirable milice, lisons-nous dans un rapport du ministre de b guerre à l'empereur (1864), tête de colonne de l'armée, porte inscrits sur ses drapeaux et étendards les deux mots Valeur et discipline. Son service à cheval compte près d'un tiers en plus de sa force totale, et forme le quart à peu près de la cavalerie réglementaire en temps de paix. Cette force de près de 14,000 cl>evaux est la plus belle, la plus solide, 1a plus imposante cavalerie du monde; elle égale en composition, en instruction, en discipline, la gen- «ianuerie de I empire, si renommée.
• Ln 1811, alors que la gendarmerie impériale comptai! trente-quatre légions, que ces brigades faisaient le service «le goerre en Espagne et couvraient les départements lointains do Zoyderzée et de l'Ombrone, son effectif ne s'élevait qu'a 25,513 hommes, dont 15,000 environ de cavalerie.
■ Les temps difliciles que nous venons de traverser ont mis en relief le moral militaire de ces soldats et leur inébraateble dévouement à la cause de l'ordre et des lois. Un fait inouï prouve jusqu'à quel point brillent dans ce corps la moralité et l'iwnneur : des comptes de la justice militaire depuis dix ans il résulte que cette troupe de 20 à 25,000 hommes n'a a traduire annuellement devant les tribunaux qu'un ou deux «les siens prévenus d'actions qualiliées crimes ou délits par la loi.
« Napoléon avait donné a la gendarmerie le caractère de magistrature armée, qu'elle a conserve depuis, et qui n'a fait que se développer chez tes hommes d'élite, recrutes parmi les mieux notés et les plus éprouvés de nos régiments. Sentinelle infatigable, elle veille aux Intérêts communs; elle est la où se trouve un droit à défendre, un individu à protéger. Auxiliaire des organes de la loi, son active surveillance est le plus solide fondement du bon ordre ; ses in-
curité publique.
■ L'abnégation du guerrier, a dit un écrivain , est une croix plus lourde que celle du martyr. Qui poussa jamais plus loin cette abnégation que ce» hommes esclaves du devoir, qui jouent chaque jour leur vie, soit contre les hasarda d'une rencontre avec des malfaiteurs, soit contre le fléau destructeur de l'inondation et de l'incendie?
« Les magnifiques états de service de cecorps d'élite prouvent à quel point chacun de ses membres a compris qu'il
l'our coordonner toutes les mesures importante» qui le concernent, un décret du 16 novembre 1851 a rétabli le comité de la gendarmerie, chargé d'examiner toutes les questions intéressant l'arme. Un autre, du l" mars 1854, porte règlement sur l'organisation et le service de la gendarmerie. C'est un code complet de la matière à notre époque.
GEMDEB1EN (Atexannaa) , né à Mous, en 1700, d une famille honorable, fit ses études à Bruxelles, où il lut reçu avocat; et par le talent ainsi que par la loyauté dont il nt preuve dans l'exercice de cette profession , il
acquit une clientèle aussi étendue que lucrative-. De bonne heure aussi il prit part à l'agitation politique provoquée parmi ses concitoyens par les fautes du roi Guillaume ; et ce fui lui qui défendit M. De Potier, lors du second procès que lui fi I intenter le pouvoir eu 1*30. truand éclata la révolution de Septembre , le souvenir de la part importante qu'il avait prise à la lutte soutenue contre un régime antinational et oppressif était trop récent pour qu'on ne le comprît pas au nombre de* membres du gouvernement provisoire qui se constitua alors. Quoique démocrate, fi travailla d'abord a faire élire pourroides Belges un prince de la famille d'Orléans. Les deux missions qu'il vint remplir à Paris en octobre 1 880 et celle qu'accepta tout aussitôt après dans le même but M. Van de Weyer, échouèrent également. Cependant, il n'en vota pas moins le S février 1*31 en faveur de la candidature du duc de Némours. Sous la régence de M. Surlet de Chokier, il accepta le portefeuille de la justice.
Après l'élection du prince Léopold de Saxe-Cobourg , il eut pu, avec moins de désintéressement, se faire adjuger comme tant d'autres quelque bonne et brillante sinécore ou de lucratives fonctions. Mais on vit alors cet homme, de formes si douces et d'un caractère si bienveillant, m» di>t inguer par la violence de ses motions, par Pacreté de sa parole, et se poser le détenseur quand même des principes démocratique». Cest ainsi que, à l'occasion des premiers discours adressés au roi par M. de Geriacbe en qualité de président de la chambre, il lui donna dans les journaux une sévère leçon de dignité. M. de Geriacbe avait prosterné la chambre aux pieds dn monarque ; Gendebien la releva d'une main vigoureuse. En 1 883 il proposa de mettre en accusation le ministre de la justice, pour violation de te constitution. Ce fut après une de rcs fuites parlementaires, que, quelques mots amers ayant été échangés entre lui et son ancien collègue Rogier, un duel leur mit le pistolet A la main. Il se prononça surtout avec une grande énergie contre toute concession à la diplomatie européenne, et en particulier contre l'abandon du Luxembourg. Enfin, fatigué de frapper dans le vide, il résigna son titre de député, et revint à ses affaires, qu'il avait trop négligées, et que sa nombreuse famille lui faisait un devoir de ne phis sacrifier à des abstractions patriotiques. Il continua seulement de siéger encore pendant quelque temps au conseil municipal, où il fit de l'opposition comme a la chambre ; mais là encore, comme à la chambre, il a fini par abandonner le champ de bataille. M. Gendebien s'est du moins retiré avec les honneurs de la guerre; H a emporté avec lui la réputation d'une probité sans tache.
(.KXDRE. la radnede ce nom est grecque ; on le donne à l'homme qui a épousé une fille, par rapport au père et à la mère de celle-ci. Un gendre n'est qu'un enfant de plus ; mais les intérêt * pécuniaires qu'il lui faut démêler avec les père et mère de sa femme en font souvent un ennemi de ceux-ci, quand la coutume du pays est de doter les filles et qu'elles héritent. Dans les classes élevées, les relations de famille sont accompagnées de formes polies, qui déguisent l'avidité et tous les sentiments bas dont elle est la source, ce qui n'empêche pas les procès d'être assez fréquents entre les gendres et les beaux-pères. La Bruyère a dit : Un beaupère aime son gendre, une belle-mère aime son gendre Tous deux commencent, il est vrai, par se dévouer à celui de qui dépend le bonheur de leur fille; mais si, par ses vices ou ses défauts, il rend l'existence de leur fille Insnoportable ; si elle est victime de ses désordres, on de ses vio* lences, au point de ne pouvoir les dissimuler, cette première tendresse des parents pour \e gendre se change en aversion prolonde. Quelquefois les mères persévèrent après le mariage de leurs filles à vouloir les guider dans le monde, et, loin de réprimer la légèreté, Tétourderie, les passions inséparables de la jeunesse, elles les encouragent par leur imprévoyance et Icnr défaut de principes : c'est le gendre alors qui a raison de s'indigner et de rompre tout commerce avec sa belle-mère. Les pères, moins faibles, moins
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occupât do leurs fille* , assez disposés à l'indulgence quand il s'agit de leur sexe, se rendent moins coupables envers leurs gendres, et leur pardonnent davantage. Cependant, il est moins rare de voir un gendre d'accord avec les parenU de «a femme qu'une bru d'accord avec les parent* de son mari. Chc dk Buadi.
GÊNE * tout ce qui comprime nos mouvement* , soit au moral, soit au physique. Dans bien des circonstances, la g. ne, sans causer toujours un mal réel, se convertit à la longue en un véritable supplice , et gâte les positions les plus brillantes. Il est des hommes qui, par la sévérité de leur caractère ou la hauteur de leurs manières, mettent à la gène ceux même qu'ils aiment le plus : le maréchal de Montluc regrettait vivement un de ses fils, mort jeune à la guerre , et auquel il n'avait jamais permis de s'épancher en sa présence. Dans l'intimité , on est rarement tout à fait heureux avec les gens d'un caractère froid : ils arrêtent toute espèce d effusion : on peut les aimer pour leurs bonnes qualités, on peut leur devoir de la reconnaissance, mais on est toujours à la gêne avec eus.
Comme rien n'embarrasse plus que d'avoir, en fait d'argent, son compte tout juste, on a appliqué à cet état fâcheux le mot de gêne. Ce n'est au reste ni pauvreté, ni détresse, car avec d'immenses revenus et certains vices on peut vivre dans une sorte de gêne continuelle.
Les hommes qui embarrassent le plus dans le monde sont ceux qui ont pris l'habitude de vivre toujours sans gêne. Sous des dehors pleins de franchise et de bonhomie , ils suivent avec persévérance un plan d'egoï&me que rien ne peut tiouUer : à force de prendre sur les uns, d'usurper sur les autres, ils finissent par posséder tout ce qu'il y a de plus agréable et de plus avantageux ; enfin, se dégageant de certaines bienséances , ils restent les matures partout où ils sont reçus. Saikt-Prostï».
GÉNÉALOGIE. Ce mot, composé de deux mots grecs, Ycvoc, race, et Xôyo;, discours, signifie histoire des parentés et des alliances d'une famille. On voit dans l'Ancien et le Nouveau Testament quelle importance la généalogie avait chez les Hébreux; les évangélistes nous ont transmis celle de Jésus-Christ. Généalogie était jadis synonyme de noblesse. Ainsi, l'on disait , en parlant d'un homme qui voulait se faire passer pour noble : « Cet homme se pique de généalogie, cet homme parle toujours de sa généalogie, etc. » A cette époque , comme beaucoup de chargea et d'emplois , même inférieurs , n'étaient accessibles qu'à ceux qui pouvaient prouver leur noblesse, ou au moins un certain nombre d'aïeux , la généalogie était une cltose importante. On n'eût pas été reçu, par exemple, dans les chapitres de Lyon, de Vienne, etc., si l'on n'avait démontré qu'on possédait tant de quartiers ; et pour entrer dans certains ordres militaires , il fallait apporter la même preuve authentique. Nous sommes redevables à cette circonstance d'un des derniers manuscrits sur parchemin qui aient été et seront jamais exécutés , et qui est aussi l'un des plus beaux. Cest le registre généalogique de l'École militaire de Saint-Cyr, actuellement déposé à la Bibliothèque impériale. Par suite de ce que nous venons de dire, il est facile de concevoir que les fonctions de généalogiste , loin d'être , sous l'ancien régime , aussi futiles qu'elles nous sembleraient aujourd'hui, qu'il n'y a plus ni noblesse ni généalogie sérieuse, étaient, au contraire, fort importantes. Loeélèbred'Hozier, dernier généalogiste royal, était un homme fort instruit, versé profondément dans la connaissance des vieux titres et des anciens instruments , et qui a rendu de véritables services à la vieille noblesse en l'éclairant souvent sur les limites ou l'origiue de ses possessions. Malheureusement, tous les généalogistes n'étaient ni aussi fidèles ni aussi consciencieux. Quelquesuns se laissèrent corrompre par cet amour-propre qui a créé les distinctions parmi les hommes , et qui les engagea à fabriquer des titres de noblesse aux parvenus assez vains pour en vouloir. Ce fut probablement ce qui donna lieu à ce proverbe : « Menteur comme un généalogiste. »