FROMENT
tr Froment tremou, sans barbet. Ne diflère du froment if juiorane à épis doré» que parce qu'on le sème au prinicmp», etqu'il devient par conséquent moins gros. 13° Froment de Phalsbounj. Me diflère du précéder que par son damne grêle i cultivé à Pltalsbourg, mêlé avec le suivant. 14* Froment d'Alsace. Epi court, roux, quadrilatéral i i creux ; grains petits ; semé au printemps ; cultivé en
à épis velus, garnis de barbes. Ifc* Froment gris Épi étroit, d'un gris bleuâtre; grains gros et > ; chaume plein ; barbes noires, grises ou cendrées ; Anjou. 16° Pétanielle roux , ou froment renflé, m gros blé. Épi rogx, court, presque carré ; barbes rousses ; «raio> gros, ternes, bombé»; chaume plein; cultivé en Gasci«m : c'est le trUicum turgidum, Linné. 17° Pétanielle blanc. Diffère du précèdent par son épi et «es barbes blanches; plu nielles ou balles entassées ; épi court; grains coror»; cultivé près d'Avignon, de («renoble; on le nomme moulin blanc, blé d'abondance , ou quelquefois, mais à tort, blé du miracle ■■ c'est le thticum turgidum, Vill. U° Froment de Barbarie. Épi barbu, gris, épais; grains (ornés, an peu allongés; chaume plein; barbes fort longues : rapporté de Barbarie par M. DesfonUines, et décrit par ce naturaliste sous le nom defrificum durum.
Races à épu velus, dépourvus de barbes. 19° Froment tmdtre. Epi velouté; grains dores, velus é un bout; chaume creux; se cultive dans le pays d'Auge.
Oc ignore la patrie du trUicum sativum ; cependant on le croit originaire d'Asie. M. Dureau de La Malle pense qu'il est originaire des environs de Jérusalem , et qu'il y croit spootanéinenl. On le sème en automne ou au printemps ; et dans ce dernier cas on le nomme froment marsau ou bU tremou ; mais cette différence dans la culture ne provient point d'espèces différentes.
La deuxième espèce cultivée est le froment à épis ra~ meus {trUicum compositum , Linné), dans lequel beauousup d'auteurs ne rotent qu'une variété du trUicum salitmm II s'en distingue cependant par son épi, rameux à sa bsse On te croit originaire d'Egypte ou de. Barbarie. Il est ealtivé quelquefois en Picardie.
La Irot&iétne espèce est le froment épeautre (tritieum uxlta, Linné), ou simplement épeautre. Cuuuom.
La frein de froment semé dan* une terre profonde de jàMui. bien fumée et de première qualité, peut porter 20, 30, «0 «pis et plus, c'est-à-dire plusieurs centaines de grains : |sj «si le plue haut degré de fécondité doid cette plante toit susceptible. Mais on ne doit rien conclura de cette donnée pour les résultats de la culture du blé en grand , comme eut ae Lait aujourd'hui, puisque , déduction faite des grains oui se perdent , claque grain ne donne communément que •te 3 à » tiges surmontées chacune d'un épi , qui renferme » a 30 grains.
Les terres destinées à la culture du froment doivent être meubles à là on 30 centimètres, pénétrées par les gai atoutaphérique* et convenablement amendées : le nombre des labourt, la quantité et la qualité des engrais nécessaires pour tes amener à cet état, varient selon la nature du sol.
d«is avant l'hiver , un au printemps et deux en automne; trois dans celtes qui sont plus légères ; deux ou même un •enl sur trèfle ou autres prairie* artificielles ; des roulages, des hersages , selon te besoin, pour diviser ou rapprocher tes molécule» terreuses; peu ou point de labours pendant tes grandes chaleurs, car ils ont alors pour résultat la volatilisation de principes fécondants ; douze, quinze , vingt voi- \ de ramier ou autres engrais par hectare, préparés ou i la nature du sol, qu ils doivent ameublir s'il est trop fort ou trop compacte, et rapprocher, s'il est trop meuble.
r, il ne suffit pas de choisir un froment dont les ns, réguliers, sans atteintes des insectes, sans
server de la carie, lui faire subir une préparation, dont te
mode varie selon les centrées : les deux qui sont les plus usitées sont le chaul a ge et le vitrialage. Les cultivateurs qui ont voulu substituer le vitriol (sulfate de cuivre) A la chaux ont donné les motifs de leur préférence : La chaux, outils dit, n'agit que mécaniquement, et ne prévient pa» toujours la carie ; le sulfate de cuivre, au contraire, agit chimiquement; le chaulage est une opération de trente-six heures, te vitriolagesefaiteji une demi-heure, et n'est point dangereux, comme on l'a prétendu. » Pour nous, nom sommes persuadé que ces deux préservatifs sont excellents, lorsqu'ils sont bien tuauipulés. Pour le vitriolage, le blé est jeté dan» une soluliou de sulfate de cuivre ( 7 kilogrammes d'eau, uo grammes de •ulfale de cuivre pour un hectolitre), remué , écume , puis, après une ilcmi-heure d'immersion, «goutté et séché pour l'usage.
Une terre de bonne qualité, nette et pourvue d'engrais, bien labourée, demande moins de semence qu'une terre médiocre, mauvaise et sans façons suffisantes; les grains semés en automne, qui peuvent être plus que décimés par la saison rigoureuse, doivent être jetés plus épais que les blés de mars : ces éléments et bien d'autres essentiellement variables dans la question de quantité rendent impossible toute détermination rigoureuse ; cependant on peut dire que 100 à 130 kilogrammes de beau froment -u Disent pour un hectare de terre de qualité moyenne. L'habitude où sont la plupart de nos cultivateurs de semer trop épais est une des causes principales de l'exiguïté des produits.
Des trots modes usités pour ensemencer, à la volée, au semoir, au plantotr , le plus répandu est le premier. Un labour peu profond, un hersage seul, recouvrent le blé. Le nombre, la profondeur et la direction des fossés et sillons d'écoulement pour les eaux,, sont proportionnés à la nature du sol, a sa disposition et à la saison où se font les semailles.
Les semailles sont terminées : le cultivateur recevra- t-il la juste récompense de tes travaux? Il l'espère; mais bien des chances fâcheuses peuvent tromper cet espoir. Il a semé dans une terre rétenlive et saturée d'eau : tes grains pourrissent et lèvent mal. Tout s'est faits souhait ; le froment sort rapidement du sein de la terre, il a pris de la force : une gelée vive, alternant avec des dégels incomplets, tue les jeunes plantes ; des pluies prolonge pourrissent les racines. La récolte échappe -t-elte à ce» premiers dangers, d'autres l'attendent : les mauvaises herbes étouffent 4e bon grain, la pluie froide encore fait jaunir les tiges , ou bien , douce et chaude, elle dévelop|ie les feuille» aux dépens det fruits ; la sécheresse arrête la végétation ; plus tard, elle amène une maturité trop rapide; les orages, la grêle, ravagent en quelques heures une contrée tout entière ; des vents violents versent les tiges. Puis des quadnipèpes rongeurs, des insectes, des oiseaux, prennent leur part, ht quelle part souvent t
Le froment semé, de la tin d'août jusqu'en décembre, selon les localités, tes saisons, etc. , de la fin de février jusqu'en avril pour les semences du printemps, parvient à sa maturité en juin, juillet, août, septembre, plus tût ou plus tard, selon tes pays, les années, la nature des terres, etc. Les instruments qui servent à le récolter sont la faucille , la faux ordinaire, surmontée d'un râteau horizontal, et la faux flamande : ces deux derniers instruments, plus txpéditifs, sont maintenant tes seuls employés dans les pays de grande culture. Le blé abattu reste plusieurs jours en javelles sur la terre, puis il est mis en gerbes au moyen de liens de paille , d'écorces d'arbres ou d'osier. Les blés versés au tiers ou A la moitié de leur maturité ne gagnent rten A tester sur pied : la paille se détériore et le grain se dessèche et se racornit. En conséquence, tes cultivateurs n'hésitent pas A le couper encore vert, l'expérience ayant démontré qu il achève mieux sa maturité en javelles.
Le blé en gerbes est rentré sur le soir, s'il est très - sec, et disposé en tas dans les granges ou en m e u I et, oit il se conserve très-bien d'une année A l'autre. Daus le midi, où il s'ccbaulïc facilement, on le bat ou dépique (voyez Bat-