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GEORGES

Dieu, de la très-sainte Vierge, de la foi catholique et de ta maison d'Autriche, confirmé par le pape Paul II, avait pour siège la ville de Muhlstasdt, en Carhvthie. En entrant dam l'ordre, les chevaliers faisaient vœu d'obéissance et de chasteté, et de défendre les frontières de l'Empire contre les irruption des Turcs. Ils jouissaient d'ailleurs des même* droits et prérogatives que les chevaliers de l'ordre Teu tonique. Le costume particulier de l'ordre consistait en un grand manteau blanc , sur lequel était brodé une croix ronge. Sous le règne de Maximilien il subit une grande décadence , et ne tarda point a disparaître. Son principal couvent fut attribué en l iOs h l'ordre des Jésuites en tonte propriété ; et les autres biens furent réunis au domaine impérial. En revanche, l'ordre de Saint-Gmrges fleurit encore de nos jours en Bavière, 06, dit-un, H fut fondé par le* ducs Otbon III et Eckhard , aux premiers temps des croisades. Après deux éclipse* successives, il fut renouvelé en 1729 par l'électeur Charles-Albert (plus tard empereur d' Allemagne, sous le nom de C h a r I es l V ), qui lui donna la qualification âc protecteur de l'immaculée conception de la très-sainte Vierge. Le pape Benoit XIV confirma cet ordre, et lui accorda divers privilèges. Quand la ligne bavaroise vint a s'éteindre, l'électeur palatiu Charles-Théodore l'adopta en 1778, poor constituer désormais un ordre de Bavière. Afin d'y être admis , •{ faut préalablement (aire preuve de setse quartiers de noblesse. Le costume en est d'une grande ridmsse. Le grandmallre porte nn manteau de velours bleu de ciel magnifique ment brodé en argent. Le manteau des autres officiers de Tordra est plus court que celui du grand -maître et seulement brodé en soie blancbc. La crotx de l'ordre, bien de ciet par devant et rouge par derrière, représente la Vierge Marie, assise sur une lune au milieu des nuages. Aux quatre pointes de la croix se trouvent le» lettres y. I. B. I. ( Kirgini immaculatx Bavaria itntnaculata). Au re vei s est représenté le dragon terrassé par saint Georges, avec les quatre* lettres J. U. P. F. (Justus ni palma fiorebit). Les jours fériés par l'ordre sont le 24 avril, jour anniversaire de sa fondation, et le H décembre, fête de Y Immaculé e Conception. Cet ordre de chevalerie est hiérarchiquement le second de la Bavière.

En Kossie, l'impératrice Catherine II institua, le 98 novembre 1798, un ordre militaire de Saint-Georges, dont les membres reçoivent des pensions, variant de quotité sui vant les classes entre lesquelles il est partagé.

Le feu roi de Hanovre, Ernest-Auguste, institua également dans son royaume, le 1er janvier 1839, un ordre civil et militaire de Saint-Georges.

GEORGES LE SYNCELLE, historien grec,qni floràsait vers la fin du huitième siècle et dont on a une chronogrnphie allant jusqu'à Tan 19% de notre ère ; ouvrage que Théopliraste ITsaurien continua jusqu'à Tan 813. Comme la Chronique d'Kusèbe, la chronographie do Georges le Syncette parait avoir été faite d'après l'ouvrage de Jules Africain. Ce surnom de le SynceUe a été donné à cet historien parce qu'il remplissait a Constantinople les fondions de syncctlc, ou clerc qui liabitait la même cellule que le patriarche et qui était chargé de l'accompagner jvarlout.

GEORGES PHRAN7.A ou PHRANT7ÈS, historien byzantin, né en 1401, à Constantinople, remplit divers emplois à la cour de l'empereur Michel Paléologue. Pris par les Turcs en 1453, il fut vendu par eox comme esclave, nuis mis en liberté, et monrntdans nn couvent à Corfou. On a de lui une Chronique.de Constantinople allant de 1259 à 1477.

GEORGES PISIDA ou PISIDES, auteur d'un poème iambtque sur la création du monde, jadis célèbre sons le titre de Hérameron, mais oublié aujourd'hui, et dont il ne nous reste plus que quelques centaines de vers, était diacre, et remplissait les fonctions de gardien des chartes et de référendaire de l'église de Constantinople. Il florissait vers Tan 830. On a aussi de lui un récit de Y Expédition a" Héradius contre les Perses, un poème Sur la vanité de la vie et divers autres ouvrages qui ont été recueillis clans

la belle enlleebon connue, sons le nom de Bf tontine. Comme poète, Georges Pisidès jouit de son temps d'une grande réputation; mais il y a longtemps que personne ne le lit plus.

GEORGES DU TtlÉBIZOXDE, écrivain grec , né en 1396, en Crète , qui se disait de Trébizonde parce que c'était a patrie de ses ancêtres, vint en Italie vers l'an 1420, à l'époque de la tenue du concile de Florence, lorsqu'il était qu*>stion de la réunion de l'Église grecque k l'Église latine. Il .«'établit d'abord à V enisc , où il enseigna la langue grecque , la philosophie et la rhétorique ; puis il passa à Rome, ou l'appelait le pape Kugène IV, qui le chargea de traduire divers ouvrages grec» en langue latine. Mais il s'acquitta avec assez peu de soin de cette mission , dans l'exécution de laquelle Yalta et Tli. Gaza ne tardèrent pas à le surpasser. C'est ainsi qu'on a de lui, entre autres, une traduction des Problème* et de la Rhétorique d'Aristote , et de VAlmetgeste de Ptolémee. Mais c'est moins comme traducteur que comme défenseur do philosophe de Stagyre et de ses idées qu'il s'est Tait un nom. Péripatéticien ardent et convaincu , il écrivit force dissertations remplies de fiel et d'aigreur contre ceux de ses contemporains qui en philosophie prenaient fait et cause pour Platon contre Aristotc. Sa polémique dégénéra en personnaliU-s tellement blessantes, que le pape Nicolas V , son protecteur, tout partisan d'Aristote qu'il était en secret, dut Marner l'exagération de son «èle. L'un de ses plus redoutables adversaires lut le cardinal Bessarion , qui le rémla en le désignant sous le nom tir calomniateur de Platon. Le bit est que dans sa traduction des livres de Platon Georges de Trébhconde s'était iwrmis d'étranges licences, ajoutant an texte on le modifiât, suivant qu'il convenait a ses idées particulières. Il OHMirut à Rome , en 14Mî , en proie k une misère profonde.

GEORGES ou GEORGE. Quatre princes de ce nom ont régué en Grande-Bretagne et en même temps en Hanovre GEORGES 1", roi de la Grande-Bretagne (1714 a 1 727 ) et électeur de II a n o vre k partir de 1698, naquit a Hanovre, le M mai 16G0. Il eut pour pèro Ernest-Auguste, duc de Bruoswick-Lunebourg, devenu plus tard électeur de Hanovre, et pour mère la spirituelle Sophie, petite-tille du roi Jacques !«♦ d'Angleterre par sa tille Elisabeth, mariée an .malheureux électeur palatin Frédéric. En 1682 Georges 1" épousa Sophie- Dorothée, fille du dernier duc do Celle; mariage qui, en 1705, fit de lui l'héritier des possessions de la maison de Lunehourg-Celle. Cette union, de laquelle naquit Georges II et Sophie, mère de Frédéric le Grand , fut des plus malheureuses. En eflet , ce prince vécut tout d'abord avec une extrême liberté, et sa femme se laissa aller à commettre des imprudences par suite desquelles elle fut condamnée, en 1694, a une détention que l'arrêt déclarait devoir être iierpétuelle. En 1698 Georges succéda à son père en qualité d'électeur.

En vertu de l'acte de succession protestante de 1701 la succession an tronc «le la Grande-Bretagne et de l'Irlande dans le cas où la reine Anne mourrait sans laisser de pcW nte, avait été assurée à l'électrice Sophie de Hanovre, en sa qualité de petite-fille de Jacques Pr , ainsi qu'à sa 'descendance protestante. Mais celte princesse mourut le 8 juin 1714; et la reine l'ayant suivie ncul semaines plus lard dans hlombe ( n août 1714), le lendemain même l'électeur, en » qualité de fils aîné de Sophie, fut proclamé roi de la H rande- Bretagne et de l'Irlande, quoiqu'il n'eut encore jamais nus le pied en Angleterre. Ce fut seulement le 14 septembre que Georges I" quitta son château do Herrenhausen , pris •Mlaaovre, pour se rendre dans ses nouveaux États, où il «fcirqua le 29 du même mois. Le 1" octobre il fit son entrée soteonelle à Londres, et son couronnement eut lieu le 31 du même mois. Aussitôt après son arrivée, il renvoya h- mimslère tory présidé par lord Oxl ord, parce que ce paru lui était hostile; et le parti wliig, qui lui était déy*j<§, arnvx à la direction des affaires sous la présidence £ \% a I pol e. Georges prononça en même temps la dissolu- ° du l«"*n«n»,oh te parti tory était en forte majorité : et

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