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le 2« mars 17 16 il en ouvrit un nouveau, dans lequel la majorité était whig. Les persécutions dont le ministère tory rat l'objet, sous prétexte des conditions auxquelles il avait signé la paix d'Utrccht, et d'autres mesures illégales et oppressives, provoquèrent une coalition des tories et des jarobites; et des mouvements insurrectionnels ne tardèrent point à éclater en Angleterre et en Ecosse. Au mois de dé* cembrel7l&, le prétendant JacquesIIl parut en Ecosse, où le comte Karr avait réuni une armée, et s'y fit proclamer roi des trois royaumes. Georges ayant obtenu du parlement non-seulement la suspension de Yhabetu corpus, main encore des subsides considérables, n'eut pas de peine* réprimer cette dangereuse levée de boucliers , et a cette occasion il déploya la plus grande sévérité. Pour conserve! la chambre des communes qui lui était toute dévouée , il fit passer en 1710 un Mil qui fixait à sept années la durée, jusque alors triennale , des parlements ; et en même temps H donna plus de force k Pantorité royale par l'entretien d une armée permanente. A la suite d'un voyage lait k Hanovre en 1716, il fit effacer de l'acte de succession la gênante clause aux termes de laquelle le roi ne pouvait pas quitter le sol anglais sans l'assentiment préalable du parlement. Il s'attacha ensuite a défendre sa jeune royauté contre les intrigues des jacobites k l'étranger. Au mois de janvier 1717 il conclut avec la France et la Hollande une triple alliance, en même temps qu'une alliance défensive avec l'empereur. Déterminé sortout par les intrigues du cardinal Alheroni , premier ministre en Espagne , il prit part en 1717 k la guerre qui éclata entre l'Espagne et l'Autriche an sujet de la Sardaigne; résolution qui eut pour résultat la destruction complète des forées navales de l'Espagne en même temps qu'un accroissement considérable de la puissance maritime de l'Angleterre, et en 1719 l'accession de l'Espagne au fameux traité de la quadruple alliance. Par la politiquequ'il suivit, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, Georges était bientôt |>arvenu k exercer une prépondérance telle qnH pot dès lors peser avec beaucoup de profit personnel sur toutes les affaires du nord de l'Europe. A l'instigation de la Russie et de la Prusse, il conclut avec la Saxe et le Danemark un traité aux termes duquel les principautés de Brème et de Verden, enlevées aux Suédois par les Danois, lui furent cédées, moyennant six tonneaux d'or, pour être désormais réunies au Hanovre. Par son habileté diplomatique , il lui fut aisé de terminer les différends survenus parmi les puissances du Nord , surtout après la mort de Cl»arles XII, roi de Suède. Tout en s'occupant ainsi de politique étrangère, Georges 1" , secondé par son ministre Walpole, s'élïorça de diminuer la dette, dès lors toujours croissante, de l'Angleterre. La première mesure k laquelle il ent recours k cet effet fut d'en réduire l'intérêt de 8 k 5 pour 100 par an ; ensuite il accueillit et mit à exécution un projet présenté par sir John Blunt, directeur de la Compagnie de la mer du Sud. Ce projet, qui offrait beaucoup d'analogie avec le système financier introduit en France par Law, aboutit aux mêmes résultats. En 1722, informé par le duc d'Orléans, régent de France, d'une conspiration jacobite tramée contre lui par les principaux membres de l'aristocratie anglaise , il en profita pour décourager cette orgueilleuse noblesse k force d'incarcérations et de confiscations; toutefois, un seul individu, l'avocat Layer, paya de sa vie sa participation k ce complot. Par suite d'un trait* secret conclu, en 1725, à Vienne entre l'Espagne et l'An triche, et en vertu duquel la seconde de ces puissances promettait h la première la restitution de Gibraltar et de Minorqoc, Georges I" conclut, le 3 septembre 1725, k Herrenhausen, avec la France et la Prusse, un traité d'alliance auquel accédèrent (dusieurs autres princes allemands. L'Europe presque fout entière prit parti pour l'un ou l'antre des intérêts en présence; et Georges I" fit les préparatifs les plus formidables pour dégager Gibraltar, déjà Moqué par les forces espagnoles. Mais lu cardinal de Fléury réussit, en 1726, k faire signer k Paris les préliminaires d'une paix