GÉRANIUM
grand nombre d'onvrages ascétiques, que rien d'ailleurs ne permet de signaler dans la foule de livres de ce genre qu'on possédait déjà , ainsi qu'un Pèlerinage à Jérusalem et au mont Sutai en 1831-1835 (Paris, 1836 ), et un Voyage de la Trappe à Rome ( en allemand; Ratisbonne, 1839 ).
GÉRWDO (De). Voyez Decerando.
GÉRAN1ACÉES, famille de plantes dicotylédones polypetales hypogynes, ayant pour caractères : calice libre, persistant, à cinq pétales, dont l'un est quelquefois prolongé en éperon ; corolle a cinq pétales alternant avec les sépales du calice ; dix é lamines ; cinq ovaires offrant chacun une seule loge, contenant un ou deux ovules attachés à leur angle interne ; cinq styles terminaux , soudés entre eux ; stigmate simple ; embryon dépourvu d'endosperme. Les géraniacées sont, en général , des plantes herbacées ou sousfrutescentes , quelquefois a feuilles charnues. On y compte les genres erodium , geraniu m , montonia et pelargonium. Les racines et les tiges de ces diverses plantes sont riches en tannin et en huiles essentielles.
GERANIUM) genre de la famille des géra ni acées. Les jardiniers et les amateurs appliquent indifféremment ce nom aux véritables géraniums et aux pélargoniums. Cependant, rien de pins facile que de distinguer ces deux genres l'un de l'autre : la corolle du géranium est régulière ; celle «la Ijélargonium est irrégullère. Les espèces du genre erodium se confondraient plutôt à première vue avec celles du genre géranium ; mais les premières n'ont que cinq étamines fertiles , tandis que toutes le sont dans les autres ; dans les pélargoniums , il n'y a constamment que sept étamines anthénifères. Ces caractères distinclifs ont été établis par L'Héritier. Avant lui, toutes ces plantes ne formaient qu'un seul genre, dont le nom géranium, dérivé du grecrtpwo;, grue, indiquait ce caractère commun qu'offre leur fruit de rappeler la forme d'un long bec effilé. Les mots pelargonium (de itïXapvôc, cigogne) et erodium (de ip<*&6;, héron) rappellent la même idée.
Les espèces du genre géranium ainsi restreint sont an nombre d'environ soixante-dix. Parmi celles qui appartiennent à l'Europe, l'une des plus belles est le géranium sanguin (géranium sanguineum, Linné), à grandes fleurs d'un rouge de sang, portées sur de longs pédoncules, la plupart uni flores. Au mois de juin , dans les prés un peu humides, brille , par ses grandes fleurs bleues, a pétales arrondis, le géranium des prés (géranium pratense, Linné), Dans les lieux moutueux, secs et arides, on trouve le géranium velouté (géranium molle, Linné), à fleurs rongeatrès, a feuilles molles, velues, palmatifides, arrondies, portées sur de longs pétioles. Au commencement du printemps, Vherbe à Robert (géranium robertkmum, Linné) montre ses petites Heurs rouges et ses tiges velues, noueuses et rou gtâircs.
Si les géraniums que nous venons de nommer viennent sans culture dans nos climats , il n'en est pas de même des pélargoniums, auxquels des soins particuliers sont nécessaires, tant pour les conserver que pour obtenir des fleurs nombreuses, grandes et éclatantes. Une serre tempérée, bien éclairée doit abriter ceux-ci depuis le 15 septembre jusqu'à la fin de mai. Les arrosemenfe doivent être ménagés suivant les circonstances atmosphériques. La teille et le rempotage sont deux opérations indispensables. Quant au mode de multiplication, on emploie los semis si l'on veut obtenir des variétés nouvelles, les boutures pour conserver celles de choix.
petits arbrisseaux à bois mou , herbacés dans la jeunesse, au premier rang desquels il faut placer le pelargonium inquinans, type de ces plantes à fleurs écartâtes, qui, réunies en groupes ou en massifs , font depuis le mois île juin jusqu'aux gelées le plus bel ornement des jardins. Le pelargonium sonate présente des feuilles arrondies en cœur à la base, marquées en dessus d'une bande d'un vert-brun suivant les contours du limbe; dans quelques variétés, les