GÉRANIUM
(milles sont panachées oe blanc ou de jaune , ou bordées de blanc; les Heurs sont d'un écarlate brillant, passant , Murant les variétés, au rose et au blanc pur. Citons encore le prlargontum odoralissimum, dont les feuilles froissées en- Ire les doigts exhalent une odeur agréable, et le pelai gouium capUalvm, qu'une propriété analogue à (ait désigner par le* jardiniers sous le nom de géranium rosat. Le genre pelai gontum compte encore beaucoup d'autres espèces ; quant aux variétés et aux hybrides, elles sont innombrables.
GÉRANT, GESTION (du latin gerere, administrer). Le gérant est le plus souvent un manda taire qui administre pour autrui, et qui aun.cotnpte à rendre de sa gestion ou administration. Mais il y a aussi le gérant volontaire, celui qui père l'affaire d'autrui sans mandat, celui que le droit romain appelait negotiorum gestor. Celui qui gère volonlairerocnt l'affaire d'autrui, soit que le propriétaire connaisse la gestion, soit qu'il l'ignore , contracte l'engagement tacite ■le continuer la gestion commencée , jusqu'à ce que le propriétaire puisse y pourvoir. 11 doit se charger également de toutes les «k'|<eihlances de cette affaire. Il est soumis à toutes les obligations qui résulteraient pour lui de l'acceptation d'un mandat exprès. Il est tenu d'apporter à la gestion de l'affaire tous les soins d'un bon père de famille, et doit en rendre cwnple. Néanmoins les circonstances qui l'ont conduit à se tbarger de l'affaire peuvent autoriser le juge a modérer les dommages-intérêts qui résulteraient des fautes et de la négligence du gérant. De son coté , le maître dont l'affaire a été bien administrée doit remplir les engagements que lu gérant a contractés en son nom, l'indemniser de tous les engagements personnels qu'il a pris , et lui rembourser toutes les dépenses utiles ou nécessaires qu'il a faites.
Dans les sociétés civiles ou commerciales on appelle gérants de la société , ou simplement gérants, ceux qui sont chargés de l'administration. Dans les sociétés commerciales encomroanditejes associés commanditaires seuls l«ui ent élre gérants.
D'après la législation actuelle ( 1855 ) sur la pr esse, tout journal ou écrit périodique publié par une société doit présenter * l'agrément du gouvernement parmi les associés un, deux ou trois gérants responsables qui ont chacun individuelleoteal la si^uahire. Si l'entreprise est formée par une seule personne, elle en sera nécessairement le gérant, pourvu que le gouvernement l'y ait autorisée. Chaque numéro du journal w de l'écrit périodique doit être signé, en minute , par un «rraot, qui répond de son contenu et devient passible des pentes portées par la loi à raison de la publication des »r lie tas qui seraient incriminés.
GÉRARD DIS ROUSSILLON , l'un des preux qui , vers le milieu du neuvième siècle, repoussèrent les invasious normandes, et que les romanciers du cycle carlovingien oat placé dan* l'épopée populaire du moyen âge comme l'un des plus brillants héros de son siècle et comme un type de l'héroïsme féodal aux prises avec l'autorité royale. Nous n'avons toutefois sur lui que des renseignements aussi confus qu'incomplets. Tout ce que nous en savons à peu près, c'est qu'il fut le père d'une grande partie de l'aventureuse famille des pal adius, qu'il fonda force églises et force monastère», et qu'il construisit une multitude de châteaux ; c'est que, sous le titre de comte , il exerça pendaut longtanps une souveraineté absolue sur le royaume de Provence ; qu'il réunit à ses vastes domaines le comté de Bourges ; mais qu'ayant pris le parti de Lolhaire , puis celui de son ni» contre Charles le Chauve, il Anit par perdre ses États , ses domaines et jusqu'à ses dignités ; et que, vers l'an 872, il »e retira à .Avignon.
Une chanson de gestes, intitulée Gérard de Rùussillon, célèbre les hauts faits d'un autre preux du même nom, qui rivait un siècle auparavant et qui eut de longs démêlés avec nitrles-Martel.Ce poème ne contient pas moins de huit mille 'er» a rimes consécutives : son action dure vingt-deux ans.
GERARD (Le Père). Ce n'était qu'un honnête laboureur de Montgermont en Bretagne, et rependant, lui aussi, a eu
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sa célébrité dans la majestueuse période de 1789. Un jour, le suffrage des citoyens de sa sénéchaussée le députa aux états généraux, et, renonçant à ses habitudes simples, il s'achemina vers Versailles pour prendre sa place parmi ses collègues du tiers état. Au milieu de tant d'hommes qui venaient offrir à la patrie des talents, un courage et une énergie extraordinaires, son tribut , à lui , fut un grand bon sens , une simplicité patriarcale, une franchise d'homme du peuple. Au jour de l'ouverture, le père Gérard se présente, vêtu de son vieil liabit vert à la française et de ses culottes de nankin des jours de fête ; mais le maître des cérémonies lui barre l'entrée de la salle, déclarant qu'il n'entiera que vétu, comme les autres députés, du triste costume officiel emprunté à lôU. L'idée de quitter un moment son habit vert l'affecta douloureusement. Son bon sens se ré» volta contre l'idée de soumettre à la vieille étiquette monarchique son caractère solennel d'envoyé du peuple; il refusa avec une obstination toute bretonne ; le peuple et ses collègues applaudirent à sa résistance, et l'étiquette fut foulée aux pieds L'honnête cultivateur alla fièrement s'asseoir à sa place, s'inquiétant peu de ce que son habit vert jurait avec le costume officiel et le mantclet noir des autres députés. La conduite du père Gérard pendant la durée de l'Assemblée nationale fut sage, droite, loyale comme son caractère. Son nom devint populaire. Collotd'Herboisen revêtit un almnnach, dans lequel il publia un catéchisme républicain. Apu> vtte laborieuse session, le père Gérard retourna, comme Cinciunatus, à ses bœufs et à sa charrue laissant parmi nos renommées de la révolution, une renommée qot> noire mwuoeus» geroration a presque oubliée.
GÉRARD (Ff.vsçoi$-Pascal. Simon, baron). Ce peintre célèbre était né à Rome, en 1770, dans l'hôtel de l'ambassade, où son père occupait la place de concierge. Ses parents le conduisirent très-jeune à Paris, où il travailla d'abord dans l'atelier de sculpture de Pajou, et où il apprit à modeler. De là il passa dans I Atelier de Brenet, peintre de l'académie, où ses premiers essais furent remarqués; mais, lorsqu'en 1786 le tableau des Horaces excita l'enthousiasme général des jeunes artistes, Gérard devint élève de David. Par suite des premiers événements de la révolution et de la mort de son père et de sa mère, Gérard se trouva chargé de deux frères et d'une jeune parente dont il était i'unique appui; il épousa celle-ci, et pourvut à l'éducation des autres ; mais tandis qu'il remplissait si généreusement ses de- Toirs, il semblait avoir abandonné son art, tt ee ne fut qu'en 1795 qu'il rappela le jeune élève de David, distingué par ses camarades dès l'Age de dix-huit ans , en exposant Bélisaire; ce tableau, qui orne aujourd'hui la galerie de Munich, et qui lit la plus grande sensation, n'aurait pu être entrepris ni exécuté si Gérard n'avait accepté les secours que lui offrait un jeune peintre de ses amis, Isabey. La Psyché vint ensuite. Ces deux compositions d'un genre si différent donnaient la mesure du génie varié et indépendant de Gérard : celui qui savait exprimer les douleurs du vieux guerrier réduit à mendier, et la surprise de l'innocence que l'amour charmait et effrayait pour la première fois, celui-là était vraiment le peintre des passions dans ce qu'elles présentent de plus cruel et de plus séduisant. Psyché, ce chefd'œuvre qui retrace tout ce que l'âme peut contenir d'affection et de pudeur, ce tabeau si sublime d'amour et de chasteté, qu'il équivaut à une bonne action, demeura trois ans dans l'atelier du peintre, pour ensuite passer de main en main, et être vendu près de 30,000 fr. à la Tente du général Rapp.
Tandis qu'on admirait la Psyché, Gérard, pour vivre et soutenir sa famille, faisait les dessins dont les frères Didot ornaient les éditions de luxe de Virgile et de Racine : Chacune de ces compositions, disait David, renferme un beau tableau, et l'artiste se consolait avec ces paroles du maître. Plusieurs portraits demandés à Gérard, et entre autres celui de Bonaparte revenant de Marcngo, produisirent un tel enthousiasme que le peintre d'histoire se trouva cn-
GÉRARD
traîné h travailler dans ce genre plus que les amis de l'art et lui-même ne l'eussent désiré. Mai» Napoléon avait apprécié son talent ; les comices de Lyon, qn'il l'avait d'abord chargé de représenter, n'ayant point été exécutés, il lui ordonna de peindre la Bataille d'Austerlits, magnifique tableau de 10 mètres snr 5™ 30, et lui destina une partie des peintures qui devaient orner le Louvre. Une maladie d'yeux interrompit les travaux de Gérard à cette époque, et quand on considère les retours fréquents de cette maladie, ainsi que IVturie et les soins qu'il a donnés à chacun de ses ouvrages, on ne s'explique leur nombre que par l'amour du peintre pour son art et la persévérance de son activité. Desservi auprès de Louis XVIII, en 1816, Gérard répondit a la dénonciation dont il avait été l'objet en exposant V Entrée de Henri IV; ci le roi saisit celte occasion de lui donner une preuve publique d'estime aussi flatteuse pour sa personne que pour ses talents : il le nomma son premier peintre, et lui conféra le titre de baron, que l'on ne prodiguait pas encore. Mais Gérard, décoré de l'ordre de la Légion d'Honneur depuis sa créa* tion, (Tievaiîer des ordres du roi , membre de l'Institut et de tontes les académies de l'Europe, n'usa de sa faveur qu'avec une extrême réserve. Échanger sa vie d'artiste contre celle de courtisan ou d'bomme politique ne le tenta jamais : aussi Louis XVIII, ce roi si habile, se plaisait-il à répéter que Gérnrl 'tait l'homme te plus spirituel de France.
Les j>rinri|taux tableaux de Gérard, outre Bélisaire et Psyché, sont Les Trois Ages, Le Songe d'Ossian, Homère, Corinne, Philippe V, Thélis, Le Tombeau de Sainte-Hélène. Dftphniset Chloé, Sainte Thérèse, Le Sacre de Charles X, Iji Peste de Marseille, et Louis-Philippe acceptant ta tientenance générale du royaume. Aucun maître ne demande une étude plus approfondie de ses intentions que Géiard. Sa ;':ste et brillante renommée, des circonstances singulières, ont amené dans son atelier presque tout ce que l'Europt: a teconnu de grand par le rang ou l'illustration : dans un même jour, les rois de France et de Prusse, l'empereur Alexandre, vinrent successivement lui donner séance. La mère de Napoléon, sa femme, Joséphine, la baronne de Staèl, M'"" iVcuin'er, Canova, la Pas ta, M"' Mars, tout ce qui a été célèbre, n'importe à quel titre, a posé devant Gérard, et son œuvre, gravé par les plus habiles maîtres, offrira la galerie la plus intéressante de son époque. Desnoyers a gravé le Bélisaire, t*. les portraits de Napoléon et de Talleyrand ; Massant , !' tlomère ; Godefroy , la Psyché et la Bataille d'Austerlitz; Morghcn, Us Trois Ages; Girard, Louis XVI II dans son cabinet ; Toscld, le portrait du duc Decases , etc. En ce moment, M. Henry Gérard, neveu du célèbre peintre, publie l'œuvre de son oncle, gravé à l'eau forte.
Gérant accueillait avec empressement les artistes qui redicrchaient ses conseils. Cependant il est mort sans laisser d\v<>l<% le il janvier 1837. C** De Baxni.
GÉRARD (Macrice-Étieitse, comte), maréchal de France et aucien pair, naquit . le 4 avril 1773, à Danvillicrs (Meu*c). Engagé volontaire à l'armée du Nord dès 1791, il fit ses premières armes à la bataille de FI eu ru s, sous les ordres de Jourdan. Il ne tarda pas à passer capitaine, et devint aide de camp de Bernadotte, qu'il suivit dans ses campagnes sur le Rhin et en Italie. Après la paix de Campo- Formio, il l'accompagna encore dans son ambassade à Vienne, où il lui sauva la vie dans une sédition excitée par la polies autrichienne. En l'an vu il fut nommé chef d'escadron, et en l'an ix chef de brigade, grade avec lequel il fut employé dans les armées de l'ouest. A partir de cette époque jusqu'à l'an xn il resta en non-activité ; mais le 2 fructidor un décret impérial l'éleva au grade d'adjudant-commandant, et le rétablit, en qualité de premier aide de camp, près «le Bernadotte, créé maréchal d'empire. Nommé bientôt colonel, il fit avec ce grade la campagne de J80S, fut grièvement blessé à A us ter I i tat, et reçut, sur le champ de futaille, la croix de commandeur de la Légion d'Honneur. Promu l'année suivante au grade de général de brigade, il fit avec distinction la campagne de Prusse ; cl
après la paix de Tilsitt fut nommé chef do l'état-major du 9* corps d'armée, aux ordres de Bernadotte. Dans la guem qui éclata de nouveau avec l'Autriche en IROO, il fut chargé des mêmes fonctions ; et a la bataille de W a g r a m Bernadotte lui confia le commandement de la cavalerie saxonne.
Il fut ensuite attaché au 9» corps de l'armée d 'Espagne, depuis juillet 1810 jusqu'à octobre 1811, époque à laquelle il fut mis en disponibilité. Mais dès l'année suivante il était rappelé sous les drapeaux et attaché à la grande armée qui entrait en Russie. Le 19aoot 1812, il assista à la sanglante affaire de Valouuna, et contribua activement à la prise de Smolensk. Ah bataille de la Moskowa, il commandait les troupes à la tète desquelles avait été tué le général Gudin ; et cette division se couvrit de gloire. Pendant la retraite de Moscou, Gérard rat investi do commandement en second, sous les ordres du maréchal Ne y, du corps chargé de protéger la marche des débris épars de la Grande Armée. La bravoure dont il donna des preuves lors du passage de la Bérézi na, où, ainsi que Ney, il soutint, à diverses reprises, avec quelques régiments affaiblis, le choc de corps d'armée entiers, eut pour résultat de sauver la vie de plusieurs milliers de nos soldats. Le vice-roi Eugène ayant succédé au roi de Naptes, Murât, dans te conimanment en chef de l'armée française, en rallia tes débris sur les bords de la Vistule, et confia à Gérard le commande ment de Carrière-garde, composée de 12,000 Napolitansct de trois bataillons «le recrues. Avec ces faibles moyens, il parvint en bon ordre jusqu'à Francfort-sur-l'Oder, où il se trouva en face de forces supérieures prèles à lui narrer le passage, et d'une population en insurrection ouverte contre les Français. Sa position à ce moment était si critique, que l'empereur Alexandre, qui survint en personne avec des renforts considérables, le fit sommer d'avoir à mettre bas les armes. Gérard s'y refusa, et manœuvra avec tant d*habileh-, que, trois jours après , il était en paisible retraite sur les bonis de l'Elbe, où, le mouvement de retraite s'arrétant, il fit voile face et se trouva aux avant-postes de notre armée.
La campagne de 1813 s'ouvrit alors. Gérard y fut eltarté du commandement d'une des divisions du onzième corps, aux ordres du maréchal Macdonald; et à la bataille de Bautzen, par une marche hardie, opérée en avant, contrairement aux ordres du maréchal, il arracha des mains des alliés une victoire déjà à peu près gagnée. Blessé grièvement, à peu de jours delà, dans une affaire d'avant- postes, il dut s'éloigner quelque temps de l'armée. Mais quand l'armistice de Plezwitz lut dénoncé , il était de nouveau à la tète de sa division ; et à l'affaire de Golberg , il lui arriva encore , contrairement aux ordres de Lauriston, investi, en l'absence de Macdonald, do commandemant en chef, de charger avec vigueur les Prussiens aux ordres du prince de Mecklembourg, et de les mettre en déroute. A la suite de ce brillant combat, l'empereur l'appela au commandement du onzième corps, quoiqu'il DM le général de division le plus récemment promu , préférence qu'il justifia et sut se faire pardonner par ses camarades. Blessé déjà a la bataille de la Katzbacti, il le fut de nouveau très-dangereusement, à la tète, dans la seconde journée de Leipzig , ce qui l'obligea encore une fois à quitter l'armée. Mais dès 1a fin de l'année 1813 il se trouva assez rétabli pour pouvoir prendre une part active à la campagne de France. Avant d'aller se mettre à la tète de l'armée concentrée dans la Bourgogne et la Champagne, Napoléon avait voulu créer une réserve composée de trente-huit bataillons, destinée à mettre Paris à l'abri d'un coup de main. Ce fut sur Gérard qu'il jeta les yeux pour la commander. Celui-ci arriva à la tète de ses troupes le 3e janvier à Dtenville, ou il devait former l'aile droite. Ses instructions lui enjoignaient de garder à tout prix le pont jeté sur l'Aube. Attaqué, deux jours après, dans cette position par l'Autrichien Giulay, H y résista quarantehuit heures à un ennemi supérieur en forces, qu'il empêcha de franchir la rivière, et ne l'abandonna qtfaprès en avoir reçu l'ordre exprès de l'empereur, qui, couvert par fïntré-
GÉRARD
pMiti de son lieutenant, arait pu pendant ce temps-là librement manœuvrer sur la rive gauche de le Seine. A quelques jours delà, Gérard prenait part A l'affaire de Montereau et, par sa froide intrépidité, contribuait puissamment au succès de cette jonrnée.
Après l'abdication de Fontainebleau, il reçut du gouvernement provisoire la délicate mission de ramener en France la garnison de Hambourg. Puis il fut chargé de l'inspection générale de la cinquième division militaire et du commandement du camp de Belfort. Au retour de Plie d'Elbe, PempereOT se hAta de l'appeler auprès de lui. Nommé au commandement ea chef de l'armée de la Moselle , il se couvrit de gloire, le 16 juin, à In bataille de Ligny. A Waterloo il se trouvait place4, avec sort corps, sous les ordres de Gr ourh; et porté sur la route de Wavra. Quand le bruit du canon se fit entendre dans la direction de la forêt de Solpti«, le maréchal réunit ses officiers généraux en conseil «te guerre, et Gérard ouvrit l'avis de marcher immédiatement dans la direction du canon, en passant la Dyle sur le pont «le Munster. L'avis contraire ayant prévain, le corps de Grouchy se porta en masse sur Wavres , et à ce moment une halle prussienne vint traverser la poitrine de Gérard et le mettre hors de combat Malgré la gravité de sa blessure , il tint à honneur de ne point se séparer «le ses compagnons d'armes. Après la prise de Paris, il accompagna sur les rives de la Loire l'armée qui avait voulu dérendre la capitale, et qne la réaction triomphante qualifiait de brigands de la l.'.nrt. Elle ne tarda pas à être licenciée, etGérard obtint la permission d'attendre à Tours la complète guérison de sa blessure. A son retour à Paris, le ministre de la police Deenet et Clarlte , duc de Feltre, ministre de la guerre , le prièrent daller voyager quelque temps hors de France. Il lesoumit, et se réfugia en Belgique, oh il se maria, en 1816, iv« la (Die dn général comte «le Valence. L'année suivante, ilrentra en France, et se retira dans sa terre de Villers-Creil [Oise), où, en 1822, les suffrage* «les électeurs de la Seine Tinrent le clierclier pour l'envoyer à la chambre des députés. Fttlèlc a ses précéilents, il y prit place dans les rangs de la courageuse minorité qui essayait de lutter contre la contrerévolution. En 1824, un accident de chasse lui coûta PoHI poche, perte d'autant plus déplorable que son «ril droit était déjà d'une faiblesse extrême. En 1827, les électeurs de la flotilogne et ceux de l'Oise se disputèrent l'honneur de fatoirpour député ; et dans la session de 1829 il fut nommé membre de la commission chargée de l'examen du Code PétmI militaire.
l'n rôle politique plus important lui était réservé par la révolution du 1830, à laquelle il se hâta d'offrir son concours et son épée. Il fut tout aussitôt désigné comme commissaire provisoire à la guerre, et Louis-Philippe, dès qu'il eut été nommé roi par les deux cent vingl-et-un, s'empressa (te loi confier le portefeuille de ce département. Quelques jours après, te 17 août 1830, en le nommant maréchal da France, 11 réalisait les intentions de Napoléon , qui dès 1*14 mi en avait destiné le bâton. Ses effort* eurent pour bot principal de reconstituer sur un pied respectable notre armée , que l'incurie et le mauvais vouloir de la Restauration avaient laissée tomber dans une désorganisation presque complète. Mais la faiblesse de sa santé ne lui permit pu de garder le ministère de la guerre plus de trois mois. Il dut alors le remettre au maréchal Soult;ct en octobre 1WI, les circonstances politiques ayant pris l'aspect le plus menaçant , il fut nommé an commandement en cher de l'armée qui avait été concentrée dans nos départements du nord à reflet de prêter aide et appui contre la coalition européenne a la révolution belge , sœur de la nôtre. Une campagne de treize jours lui suffit pour forcer les troupes hollandaises, qui avaient envahi la Belgique, h regagner leur territoire. Le 15 novembre 1832 il rentra de nouveau en Belgique, avec la même armée, pour aller forcer les Hollandais à évacuer la forteresse d'Anv ers; et après vingtquatre jours de tranchée ouverte le général Chassé, qui