L. Laurent
La manière d'être et le développement des germes ont été l'objet d'un grand nombre d'observations, qui ont beaucoup éclairé cette partie de l'histoire naturelle Que l'on admette ou non la préexistence dn germe dans l'ovaire, il est certain qu'on le découvre dans cet organe peu après la fécondalion. Ce point de départ est le même pour tous les êtres organisés, végétaux on animaux ; tous prennent naissance dans une des petites vésicules contenues dans l'ovaire des fcnjelles de leur espèce ; et leur développement ne commence qu'après la fécondation, soit individuelle et spontanée, s'il s'agit d'êtres androgynes renfermant à la fois les organes des deux sexe», soit subséquetnment à l'advention du mâle, lorsque les sexes sont séparés. Dans les végétaux, c'est l'ovaire tout entier qui se développe sous l'influence de la fécondation, et qui prend alors le nom de fruit.
GEJIME (Vésicule du). Voyez Blastocyste.
GERME DES DENTS ou PULPE DENTAIRE.
Voyez Df.nt.
GERMERSIIEIM, petite ville de 3,000 habitants, dans le cercle du Palatinat bavarois, à l'embouchure da Queich dans le Bhin , célèbre parce que c'est dans ses murs que mourut l'empereur Rodolphe I". D'abord villclihre Impériale, elle passa dès le règne de Charles IV sous la puissance de l'électeur palatin Robert. Dans les dernières années du dixseptième siècle, la France en revendiqua à diverses reprises la possession comme dépendant de l'Alsace; mats elle dut y renoncer aux termes du traité de Ryswick. Une nouvelle tentative faite dans le même but en 1705 ne fut pas plus heureuse.
Les traités de 1815 assignèrent k la Bavière une somme de 1 5 millions de francs, à prendre sur la contribution imposée alors à la Franee. pour être employée à la construction des fortifications destinées A faire de Germersheira un point stratégique important et rentrant dans le système général de défense adopté alors pour l'Allemagne. Toutefois, les travaux n'en commencèrent qu'en 1835. Avec Landau, qui n'en est éloignée que de deux myrîamètres environ, Germersheim, de laquelle dépend aussi une grande tête de pont jeté sur le Rhin, constitue une forte position.
GERMINAL, septième mois de l'année dans le calendrier républicain. Bétail ainsi nommé parce qu'il tombait à l'époque oit la nature développe le germe de h semence qui lui a été confiée.
GERMINAL an iti (Journée du 15). Voyez Botssv u'Anclas.
GERMINATION, développement d'un germé on mieux d une graine. Adrien de Jussieu distingue dans la germination deux jiôriodes, «avoir : In première, pendant
— GERONTE
laquelle l'embryon continue croître au dedans de U graine devenue libre ; la seconde , où l'embryon s'étant fait Jour à travers les enveloppes de cette graine, mais y tenant encore, se développe en dehors d'elle. Suivant ce botaniste , la première période correspond aux changements survenus dans l'intérieur de IVuf des animaux pendant leur incubation, et la seconde correspond a l'écloslon. L'élude comparative de la germination embrasse un très-grand nombre de faits qu'on peut réduire à trois principaux chefs : |" La durée et l'énergie de la force gcrminatlve des plantes; 2" les conditions physico-chimiques de ce phénomène ; et 3" les caractères communs et diflérentlels que présentent les végétaux dicotylédonés, monocotylédonés et acotylédoné* pendant cette phase de leur développement. L. LaniMT. GERMON. Voyez Bosîtr.
GIROFLE, l'oyez Gmoru.
GEROFLIER.Fojfes G»orun.
GERONA. Voyez Gwone.
GÉRONDIF, mot particulier a la langue latine, et dont la théorie est bien simple d'après Reanzée, qui l'a exposée dans r Encyclopédie ■■ tout le momie fiait que 1 infinitif est un véritable substantif dans le verbe; tout le monde sait aussi que chez les Romains les substantifs se déclinaient , mais que r; n finit il' ne se déclinait pas, quoique substantif verbal. Cependant , comme la construction de la phrase pouvait l'appeler au génitil,au datir.àl'arcusatlf, a l'ablatif, ainsi que tout autre hom , les Romains le remplaçaient dans ces cas par ce qu'ils nommaient les gérondifs en di.do, dnm , do, de sorte que le gérondif est, de même que llnlinitif , un véritable substantif verbal, qoi a ses ras aussi bien que les substantifs ordinaires. En voici la déclinaison complète dans des exemples tirés des auteurs latins :
Koinlnatif, ' rtt bibrndum (Hor-rr).
Onitlf, ]\'nn cit narrandi toen» (Terence).
natif, F'tttti* OHSenttando opemm dart. vinitc. Aeentatif, Ad andiendum parait tumu%. . . . (Clc*tW>. Ablatif. Ah *d,ftrando .uni deltrrUi. . . (S«lp.-S*,«™;.
On a voulu faire passer te gérondif dans la grammaire française. Parce qne nous traduisons le phis souvent le gérondif en do des Latins par la préposition m suivie du participe présent, quelques auteurs ont nommé gérondif cette combinaison de mots : il se promène en lisant ; en lisant faisait pour eux un gérondif. C'est nne mauvaise analyse; dès qu'il y a deux mots, il faut rendre séparément compte de l'un et de l'antre. L'abbé iTOlivet a fait du gérondif une autre distinction, que la plupart des grammairiens ont adoptée , quoiqu'ils n'aient pas conservé sa dénomination. 11 avait remarqué qne le participe présent de nos verbes reste le plus souvent invariable , comme dans cette phrase : Plusieurs hommes se promenant ensemble; plusieurs femmes chantant en chœur, et qne cependant il y a des cas où il varie, comme : des enfants charmants ; une personne intéressante , etc.. Il appelle gérondif, dans ses Essais de Grammaire, la forme invariable; il laisse le nom d'adject{f verbal on de participe k la forme variable. D'après lui , les grammairiens auraient le plus souvent réservé le nom de participe pissent pour la forme invariable, et auraient nommé l'autre adjectif verbal.
Bernard JotUEM.
GERONTE, mot dérivé du grec yiçw, YepovTo<, et qui signifie ancien , vieillard. Cest le nom que portaient à Sparte les membres du sénat institué par Lycurgue; ce nom leur avait été donné , soit parce qu'il fallait avoir soixante ans pour entrer dans te sénat, sort parce qu'ils en faisaient partie jusqu'à la fin de leurs jours, et que la plupart y arrivaient A une extrême vieillesse. Le nombre des Garnîtes était de 28 à 33, et leurs fonction* avaient beaucoup de rapport avec celles des Aréopagites d'Athènes. Us balançaient l'autorité des rois, et veillaient aux intérêts du peuple. On ne pouvait tes destituer qne lorsqu'ils s'étaient rendus coupables de quelque crime. Le sénat des Gérantes s'appelait géruste (yipowia), assemblée de* vieillards, conseil