‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 241 sur 614 · G ETA · texte numérisé non relu

G ETA

Domna, et avait Caracalla pour frère. Bon, aflable, affectueux, il faisait le* délices du peuple et de l'armée. Gratifié, comme son indigne frère, du titre d'auguste, il suivit l'em pereurd.ins son expédition contre les Calédoniens , dans la

muraille à laquelle Sévère donna sou nom. Four lui, il reçut du sénat , en cette occasion , le surnom de Britannica*. Tout à coup Sévère meurt à York , en 31 1 , et Caracalla , qui l'accum|»ague aussi, lente inutilemeut de gagner les légions et de se faire reconnaître seul souverain. Les volontés de l'empereur sont sanctionnées : il a institué conjointement ses deux lils héritiers du pouvoir; ils régneront l'un et l'autre. Après une prolongation de séjour, rendue nécessaire par le renouvellement des hostilités, Géta et Caracalla reprennent avec rimpératrice J u 1 1 e le cliemin de Borne, ou ils déposent l'urne qui renferme les restes de Sévère. Les honneurs funèbres sont rendus a la cendre impériale, et l'on décrète solennellement l'apothéose de l'ancien dieu de la terre. En concourant i cette exaltation , l'intime Caracalla espérait bien que ce ne serait pas pour lui 1a dernière. Sit divus, du m non sit vsvau/ disait-il en jetant un regard de colère sur Géta, sur ce frère qu'il avait déjà essaye d'empoisonner (tendant le retour de la Grande-Bretagne. La haine s'éveille aussi chas Géta. La querelle s'envenime. Il est question de partager l'empire. Géta, néanmoins , toujours modéré dans ses prétentions, se contentera de l'Asie et de l'Égvpte; mais , l'impératrice et le sénat s'y opposant, ce projet ne ae réalise pa.«. tu fui , de coutatUtiou en contestation , on en vient à un divorce complet, et ce divorce, c'est la mort ; mais quelle mortl Q-y-au» veut, dit-il, se réconcilier avec son frère. Cédant à ses instances reitérées, la vertueuse Julie mande Géta dans son appartement : C'était le 27 février 212. Le malheureux, prince n'y arrive que pour y être assailli par les |K»i(tnardsde lâches centurions, et aller expirer, à l'âge de vingt-trois ans, sur le sein de sa mère, qui, inondée du sang de sua fils, est elle-même blessée à la main en «'efforçant de le défendre. Mojwelot.

GETES (Ce/*), peuple de laThrace, qui au cinquième siècle avant J.-C. habitait la contrée située au and de l'embouchure du Danube. A l'époque d'Alexandre le Grand, comme les D a ce s, dont l'origine était la même, ils avaient franchi ce fleuve et possédaient à l'est de ceux-ci la partie du littoral qui s'étendait jusqu'à l'embouchure du Tyras (le Dniestr), c'est-à-dire la Bessarabie actuelle et la partie orientale de la Moldavie. Cest là qu'Ovide, exilé au milieu d'eux, eut occasion de les connaître. Au tempe où régnait Auguste, le Gète Borrebislès fonda un empire géu> dace qui, après une courte durée, disparut pour toujours. 1» Getes se virent alors de plus en plus refoules au sud par as Restâmes, les Saunâtes, las Koxolanset les Jazyges. Les H omain* en transportèrent 600,000 au sud du Danube, dans la Murcie inférieure (Bulgarie), et la contrée qu'ils abandonnaient reçut alors le nom de De sert des dites. Quant à la partie de la population qui ne b'aisocia pas à celte émigration, elle se confondit peu à peu avec les nouveaux arrivants ( eoyex Gorus).

GÉTIJL1E, GÊTUJUùS. On donnait le nom de Gétulic (Getmiia), A cette contrée de l'Afrique, située au sudde l'Atlas, bornée au nord par la Numidie et les Mauritanie*; à l'est par le pays des Garamanles; au sud par la Nigiiuo; à l'ouest par l'océan Atlantique, et comprenant une partie du Bilt duk;érid, du Seldjelniesse [et du Sahara actuels. Ses principaux peuples étaient les Gélules proprement dits, les Mélano-Gétules, ou Gétules noirs, les Dures, les Au- Moles, et les Natembles. On |>r étend que ces divers peuples furent des premiers à entrer en Afrique. Ils vivaient, dit-on, de chair crue, et menaient une existence tout à fait sauvage, larbas, que l'on fait contemporain deDidon, fut le plia célèbre de leurs rois. Carthage avait beaucoup de Gétules parmi ses mercenaires. J u g u r tb a vaincu s'enfuit chez eux, et en forma d'excellents soldats, avec lesquels il prolongea la guerre contre les Romains, qui finirent par

GEVRES

les subjuguer. Ils avaient les mœurs des Kabyle s modernes, qui passent pour en être les descendants.

GÉV.YFJDAJV, aucien pays de France, qui faisait partie du bas Languedoc et forme aujourd'hui le département de la Lozère. Il avait pour chef-lieu Mende, pour villes principales Marvejols, Javoulx, ELspagnac, La Canourgoe,' Langogne, Florac, Barre, Grisac ou Roure, Quézac, et était divisé, par suite de sa constitution physique, en haut et bas : le premier dans les monts de laMargevileet d'Aubrac, le second dans les Céve unes.

Le Gévaudan lirait son nom des Gaboll ou Gavâtes , ancien peuple de la première Aquitaine, dont la principale ville était Anderitum ou Civil as Gabalum. Ce pays fit ensuite partie du royaume d'Austrasie et du duché d'Aqu ita ine.et devibtuncomtésou»lesCarlovingiens. Du dixième au onzième siècle, il fut possédé par les comtes de Toulousu- A celte époque, l'un d'eux, Raymond de Saint-Gilles, l'aliéna poui subvenir aux Irais de la guerre sainte. On ignore la date précise de sa réunion au Languedoc. U nefaut pas confondre le comté de Gévaudan , avec le vicomté du même nom. Celui-ci, dont le chef-lieu était Grezès, fut possMé au dixième siècle par Besnard, vicomte de Milbauden Rouergue. 11 passa ensuite dans la maison de Barcelone, puis dans celle d'Aragon, et Jacques l", roi d'Aragon, le céda à saint LouU en t?58.

GÈVRES ou GESVRES (Marquis et Marquise de). U marquis de Gèvres était (ils aîné du duc de Tresmes, lequel appartenait à la noblesse de robe et descendait d'un premier président au parlement de Paris, appelé Potier. Le marquis de Gèvres, après avoir appartenu quelque temps à l'édilité parisienne, laissa son nom à l'un des quais de la grande ville. Toutefois, ce n'est pas à ce quai qu'il est redevable de sa célébrité, mais bien à un fort vilain procès que lui intenta la marquise sa femme, et qui fut le dernier exemple de celte procédure bizarre connue sous le nom de congrès. Le scandale et le ridicule furent si grands cette lois, que uul depuis n'osa s'y exposer. Si les rieurs y perdirent, la décence publique y gagna. Voici le fait : Le duc de Très mes avait marié l'héritier de son nom à la fille unique d'un maître des requêtes appelé Maserani. C'était un fort gros parti, et la mariée apportait des biens immenses aux Potier, dont elle devait continuer l'illustre souche. Par malheur cette union, contractée sous les plus heureux auspices, demeura stérile.' On était alors en 1712. Un beau matin, on apprit que U marquise de Gèvres avait déserté le domicile conjugal et s'était retirée chez la présidente Vertamont , sa grand'mère, d'où elle avait fait signifier à son mari une demande en nullité de son mariage pour cause d'impuissance. Impossible de se figurer le bruit que fit ce procès dans toute; cette société si élégante et si polie; c'était à n'en pas croire ses oreilles ; et cependant, la chose n'était que trop vraie. Au lieu de chercher à étouffer celte sale et ridicule affaire, lesTresmes se piquèrent au jeu, et acceptèrent le procès avec tous les brocards qu'il devait leur valoir. L'affaire se plaida h l'ofncialité. Le marquis de Gèvres prétendit n'être point impuissant ; cl comme c'était chose de fait, il fut ordonné qu'il serait visité par des chirurgiens, et la marquise par de» matrones. L'arcltevéque du Paris et son cltapitre avaient un bien singulier cas à décider ; et on a peine à comprendre qu'a une époque où Fénelon vivait encore, où Bossuet ne pouvait être oublié, de* prêtres aient pu consentir à jouer un rote dans celle farce honteuse. L'aflairc, cependant, suivit régulièrement son cours; on allait, dit Saint-Simon, s'en divertir aux audiences. On y retenait les places dès le grand matin , et de là «les récits qui défrayaient toutes les conversations. Ce procès dura quatre années avec le cortège obligé de mémoires, de consultations et de factums. hnûh, le vacarme s'apaisa en 1716. La marquise de Gèvres** lasaa; |ieut-ctre bien aussi, sur ces entrefaites, son amant vint-il à mourir, Bref .elle donna son désistement en bonne forme au cardinal de Noailles ( Monsieur de Par» ), moyennant tm compromis, aux Ici mes duquel il fui conveuu qu'elle réinléijic-

GÊVRKS - GHASNÊV1DKS

rail k domicile conjugal, uuû* à la condition d'babiler seule désormais avec son mari ua bOtai particulier, et uon de vivre dans la famille de* Tresmes, comme elle avait fait tt de un mariage, d'avoir chevaux , carde chambre et laquait pour aller et sortir où boa lui semblerait ( puis 8,000 livres, bien exactement payées, pour »a toilette et ses menus plaisirs. Quelque lecteurs s'étonneront sans doute de notre réserve à l'endroit du marquis de Gèvros ; Us voudraient savoir au Juste a quoi s'en tenir sur les accusations de la marquise. Tout ce que nous pouvons leur dire, c'est que, demeuré veuf , le marquis se garda bien, pendant les trente années qu'il survécut k sa chaste moitié, de songer à convoler à de secondes noces. Était-ce juste défiance de lui-même, ou bien philosophie? Àdàue suèjudxc tu et t. lu frère cadet, marie à la tille aiu«-e du uaareclial de Montmorency, se chargea de coati» nuer eu son ueu et place ta lignée des Tresmes, laquelle pour- Uni s deqmit longtemps avant la liu du règne de Louis XV.

Lu duc de Gesvres, gouverneur de Paris, et ami de M"" ttubarrj, assista à l'inauguration de ta statue de Loui> XIV sur la places des Victoires.

tJLJL. Le pays de Gex, borné à l'est parle tac Léman, et par le Khone, qui le sépare de la Savoie ; a l'ouest, par le mont Jura et l'ancienne Fraaclu>-€orute , par ta rivière de la Valserine, qui le sépare du territoire de Saint-Claude; au midi, par k Bugey ; au nord, par la partie du pays de Vaux qui dépend du canton de Itérée , avait 47, 4M hectares de superticie . ses principales communes étaient la ville de et les bourgs de Collouge» et Veraoix. La maison des coudes de Genève posséda ce pays jusqu'à la lin du treizième aocle. Aukdee V, comte de Savoie, dit le comte vert, s'en empara au Wetaième siècle ; mais celle seigneurie lui fut enlevée en 1440, par la république de Berne : elle fut rendue a Liuinanuel-l'ltiUbert, duc de Savoie, par le traite de Lausanne, en 1444. Henri IV s'en rendit maître en iMv. Le duc de Savoie ta reprit quelques mois après i il démantela Le cAàienadfl Gei, et livra la ville au pillage et aux tomme*. Alliés de ta France, les Genevois enlevèr ent le territoire au duc.de Savoie : ils en restèrent maîtres jusqu'en 1601. Ce pays, la Breeseel le Uugev furent cédés à la France par le traité de Lyon de la même année, en échange du marquisat de Saluées.

La population du pays de Gex., compose* en majorité de protestants , avait beaucoup soulfert pendant le long cours oV-a guerres de religion. Un arrêt du conseil de 16*2 ordonna ta déniobuon de vingt-trou prêche* , et cet arrêt fut exécuta avec ta plus impitoyable rigueur. Deux temples restaient eue oie debout, Us furent détruits lors de ta révocation de ledit de Nantes. Tous les biens du consistoire et de tous les protestants forent confisqué». Les Geiois, depuis la réunion de leur pays à France, avaient conservé leur administration ; uufe la terme française des gabelles fut si onéreuse pour ce petit territoire que Voltaire, qui était venu habiter Fer ne y et prenait volontiers le titre de Cupuciu du i de Se*, obtint en 177» un arrêt du conseil qui l* de toutes vexations au mot en d'un annuel de au.ooo livres.

Sous ta Révolution le pays de Gex fit partie 'du département du Léman. En 1814 il fut réuni à celui de l'Ain.

La TMte de Gex, cher-Heu d'arrondissement du départein< atde l'Ain , située au pied du Jura, sur le torrent de J< >rnant, se divise en trois parties : la première occupe la ' où s'élevait jadis un château fort ; la seconde, forpropranent dite, est fermée par d'anciennes murailles, « n partie détruites, et par des jardins particulier»; In troisième au nord du château el à la distance de deux cent» pas, peut être considérée comme un faubourg. La population est de 1,874 habitants. On y fabrique des fromages Uooa Gru yè res et l'on y fait aussi un commerce de bois et de vins. Dwev ( de \"ï<n>»c ).

4UEYSËII. Voyez Ceiseu.

i d'une espèce de poème lyrique fort en

vogue chez les Turcs et diex les Persans. Il se compose de cinq strophes au moins , de sept au plus, chacune de deux vers, et réunies toutes par ta même rime revenant au deuxième vers. La dernière strophe contient toujours le vrai nom ou le nom d'emprunt (taehallus), de l'auteur. Les sujets que traite le ghaseï sont de nature erotique et bactuque, ou bien allégorique et mystique ; on peut dire que c'est le sonnet des Orlentaui. Chez les Persans, H a fi s excelle k traiter ee genre de poésie.

GHASIMA ou GHASNl, qu'on écrit aussi quelquefois Ghism ou Ghisneh, ville située dans la partie du Kaboul dépendant de l'Afghanistan, sur la grande route des caravanes conduisant de la Perse aux Grandes-Indes par Hérat, Kaboul, Ghasna et Kandabar, est sans doute smgulièrement décline aujourd'hui de son antique splendeur, mais est encore d'une grand*- importance pour les relations de l'Afghanistan, ainsi que le prouve le soin qu'ont eu les Anglais de s'en rendre maîtres, le 23 juillet 1838, lors de leur dernière guerre contre les Afghans, mus les ordres de lord K cane. On y compte encore environ 1,&00 malsons; et malgré sa basse latitude, c'est une des vihés de l'Asie où règne la température la plus froide, en raison de la grande élévation du sot sur lequel elle est bèlie. Cent sous la dynastie des G hasnév ides qu'elle atteignit l'apogée de sa prospérité ; elle était è cette époque l'une des plus grandes et des plu» belles villes de l'Asie. Mais tous les monuments construits par le célèbre Mahmoud, ses bains somptueux, ses magnifiques mosquée» , ses splendide» palais , ses riches et nombreux bazars, ont disparu. Sauf les nombreuse» ruines qu'on trouve encore dans se» environs, il n'y existe plus aujourd'hui que deux hauts minarets, les tombeaux de Mahmoud, de Uelholi le Sage , de Haklm-Sounai, ainsi que la digue de Mahmoud, pour témoigner de son antique magnificence. Elle n'en est toujours pas moins en grand renom dans le monde de l'islamisme, à cause de la foule de saints maliométans qui sont enterrés dans ses environs, ce qui l'a fait surnommer par les musulmans la seconde Médine, et la rend l'objet de nombreux pèlerinages.

Gif ASXÉVIDES ou GAZNÉVIDES , la première dynastie musulmane qui ait régné aux Indes orientales. Elle tire son nom de la ville de Gfcasna ou de Ghasni, dans le Kahoulisttn, où Alp-Tekin , Turc horike d'origine, d'abord prisonnier de guerre et esclave k Boukhara, puis paivenn par ses talents à de hauts emplois sous le prince samaiiide de la Transoxane , se retira par suite des querelles qui surgirent parmi les Samanides pour ta succession au trône , et où, après avoir battu les troupes envoyées contre lui par Mansonr, prince samanide, il se maintint indépendan U jusqu'à sa mort, arrivée en 975. On rappelle d'ordinaire le fondateur de ta dynastie des Gbaanévides ; mais on ne doit réellement regarder comme toi que son gendre et successeur Sebek-Tekin, comme lui esclave turc d'origine, qui hérita de la puissance de son beau -père et l'accrut encore par sa bravoure et par son zèle pour la propagation de l'islamisme. Il s'empara de Bost dans le Séistan, vainquit Djaipal, roi de Lahore, et conquit Kaboul et Peichour. Reconnu comme prince indépendant par l'émir samanidcNouh II, qu'il avait secouru contre ses ennemis, il reçut en outre de lui le gouvernement du Khoraçan, et mourut en 999.

Après sa mort, son fil» cadet, Itmael, s'empara du trône, mais ne le garda que peu de temps, parce qu'il fut fait prisonnier par ton frère aîné Mahmoud. Il finit ses jours dans la prison où on lui faisait expier son usurpation. Ce Mahmoud1, le plus célèbre et le plus puissant des Ghasnévides , parvint atrssi, après la ruine et la chute de la dynastie des Samanides, à se rendre maître dn Khoraçan et du Séistan ; et le khalife Kadher-Billali lui en confirma la possession eu lui conférant le titre de sultan et le surnom de Yemin- Bddaulah, c'est-à-dire main droite de l'État. Son beaupère Ilek-Khan, roi du Turkestan, qui, après ta chute des Samanides, s'était emparé de la Transoxane, lui coda eu outre une partie de cette contrée. En l'an 1001, il

mença ses Irruption» dans l'Indoustan, et ne tarda pas à se trouver maître du Kachemyr, du Pendjab et du MouiUn. Une irruption faite par son beau-père dan* le Khoraçan vint l'arrêter dans le coure de ses triomphes et le forcer à retourner sur ses pas. Après l'avoir expulsé du Khoraçan et l'avoir battu, l'an 1007, à Balkh, dans une bataille ou les éléphants qu'il avait ramenés de l'Inde lui furent d'un grand secourt, il marcha contre les Guèbres ou Gaures, dans les montagnes de Ghoor , et les dompta ; mais la manière cruelle dont il traita leur prince en lit un ennemi irréconciliable de sa dynastie. En 1018, il réunit a ses États le Djousdh&net le Kbarizm; l'année suivante, il revint dons l'Inde, et pénétra jusqu'à Kanodje, grande ville bâtie sur les rives du Gange, > l'ouest de Benarès , macérant sur sa route tous les hommes qui refusaient d'embrasser le maiiométisme et emmenant avec loi comme esclaves les femmes et les entants. Au retour de cette expédition , il battit sous les murs de Balkh Arslan-Khan , successeur d'Ilek-Khan, roi duTurkestan. Avec le butin qu'il fil a cette occasion et celui qu'il ramena de l'Inde, il fonda à Ghasna une magnifique mosquée, à laquelle étaient adjointes une école et une bibliolltèque, car il ne laissait pas d'ailleurs que de protéger les sciences et les lettres. En l'an 1025, il entreprit la dernière et la plus brillante de ses campagnes dans l'Indoustan, et s'empara du Gouzourate , emportant d'assaut et livrant aux flammes la viUe de Somnath avec son célèbre temple. Cet édifice, le plus renommé et le plus licite de* temples indous, renfermait d'énormes richesses ; cinquante-six colones d'or massif, ornées de perles et de pierres précieuses, en soutenaient le faite. Plusieurs millier* de statues d'or et d'argent entouraient la statue colossale de Siwa, dans l'intérieur de laquelle les prêtres de 11dole avalent caché une énorme quantité de diamants. Mahmoud la brisa lui-même, et en rapporta les débris ainsi que les portes du temple en bois de sandal massif, à Ghasna , comme trophées de sa conquête. Dans leur dernière guerre contre les Afghans, les Anglais à leur tour se sont emparé» de ces portes célèbres dans tout l'Orient et les ont ramenées à Somnath après u ne absence de plus de huit cent ans. Mahmoud entreprit encore en 1059 une expédition contre le roi de Perse, prince de la dynastie des Bowaides, et s'empara de sa personne ainsi que de la partie septentrionale de ses États, sans avoir même l>esoin de tirer répée. L'année suivante, une mort prématurée vint mettre un terme à ses conquêtes. Indépendamment de son courage héroïque, les historiens louent en lui une profonde connaissance des hommes, l'amour de la justice et de la vérité ; ils lui reprochent en revanche son insatiable avidité, son ambition de conquêtes, et la cruauté que lui inspirait à l'égard de ceux qui ne partageaient pas ses doctrines religieuses un zèle ardent pour l'orthodoxie musulmane.

La puissance des Ghasnévides commença à décliner sous le fils et successeur de Mahmoud, Matoud prince remarquable par sa force athlétique et la rudesse de ses nveurs. Sa première expédition fut dirigée contre son frère, qull vainquît et à qui il fit crever les yeux. Cela ne l'empêcha pas de perdre l'Irak et une partie de la Transoxane, par suite d'une insurrection, et en 1040 le Khoraçan, qui lui fut enlevé par les Seldjoukides. L'année d'après, il périt assassiné par son neveu Ahmed. Les règnes de Mohammed, de Modoud, de Matoud II, d' Aboul- Hassan- Ali, sultans qui se succédèrent jusqu'en l'an 1052, ne présentent que le tableau de la continuelle décadence de l'empire, surtout par suite dos incessantes compétitions pour U puissance souveraine qui perpétuaient les guerres civiles et signalaient la race des Ghasnévides par les plus horribles forfaits de tous genres. Ces déchirements intérieurs favorisèrent les insurrections tentées par les Indous, ou par les divers gouverneurs de province, ainsi que les irruptions des Sehl jouit ides. Ce ne fut qu'avec le règne paisible et |irospère de F Irokh-Sad (1052-W), que commença une ère nouvelle de tranquillité pour le pays. 11 en fui de racine sous le

GHASNÉVIDES — GRELMA

règne de ses deux, successeurs, son frère lé sage et verluaix

Ibrahim (1029-1099) et son fils Matoud III ( 1099-11 Ib). Celui-ci battit les Seliljoukides en Perse, conclut avec eux une paix honorable, et soumit ensuite l'Indoustan révolté. En même temps il s'efforçait de toute manière d'assurer le bien-être de ses peuples, fondait des villes et des institutions de bienfaisance de toutes espèces. Masoud II /s'occupa surtout de législation. Sa mort fut le signal du retour des calamités dont on avait perdu le souvenir. Son fils et successeur, Scflir-Sad, fut détrôné et tué par son frère Artlan- Chah, lequel fut à son tour détrôné par son troisième frère, Hahram-Chah, puis périt assassiné en Tan 1120. Le règne de ce dernier prince, qui se distingua par sa générosité ainsi que par les encouragements qu'il donna aux sciences et aux lettres, rat brillant et prospère, à l'exception de ses dernières années, oii il eut à soutenir contre Aladdin-Hnssein, prince de Ghour, son vassal, une guerre opiniâtre a la suite de laquelle il perdit Ghasna. Il mourut en Il M, après avoir été obligé d'abandonner pour la seconde fois cette capitale de ses Etats et de se retirer dans ses possessions de l'Inde.

Son fils, Khotrou-Melik, le dernier desGhasnévides, fut on prince aussi bon et aussi juste que «on père, mais faible et adonné aux plaisirs. Après de longues guerres contre les Turcomans, qui pendant quinte années restèrent en possession de Ghasna, mais finirent par en être expulsés, il put y rentrer ; cependant il ne tarda pas à en être chassé par Galath-Eddin, prince de Ghour. Celui-ci conquit ensuite tout l'Afghanistan jusqu'à l'Indus par son frère Schehab-Eddm- Mohammed, lequel traversa alors l'Indus, et alla assiéger Khosrou-Melik à Laliore, dont il s'empara par trahison en Khosrou fut conduit a Firoz-Khou, et y fut mis a mort, après un règne qui avait duré vingt-six ans. Ainsi finit U dynastie des Ghasnévides, dont les Etats démembrés formèrent par la suite divers États indépendants.

GHASM* Voyei Ghastu.

CH ATTES ou GATES ( Monts). C'est le nom d'une double chaîne de montagnes qui parcourent toute la longueur de la presqu'île du Gange, et constituent le système indien. On les divise en G haltes orientales et en Gbatles occiilen taies.

Les Chattes occidentales, qu'on peut considérer jusqu'à un certain point comme le noyau de toutes les montagnes de l'Inde, commencent au Tapty , et suivent la cote jusqu'au cap Comorin. On n'estime pas que leur plus grande élévation dopasse 3,000 mètres au-dessus do niveau de la mer. Elles sont séparées du grand massif de l'Altaï Himalaya, à l'ouest par la grande vallée de l'Indus, et au nord par celle du Gange et de la Djemna.

Les Chattes orientales traversent les provinces de Salem, le Carnatik et le Balaghat, et se prolongent jusqu'au Krichna. Les monts Mtgherri ou montagnes Bleues , qui s'élèvent au nord de Coimbetore, peuvent être considérée comme l'anneau de jonction entre les G battes orientales et les Chattes occidentales. Les montagnes de l'Ile de Ceylan paraissent aussi se rattacher au système indien ou des Chattes.

GHEBRES. FoyesGLiiBREs.

GHKDIMINE. Popes Gedmm.

GklEES ou GEES ( Langue de ). Voyez ÉTroomawM. (Écriture, Langue, Littérature).

GDELMA ou GUELMA, ville de l'Algérie, dans la province de Constantine, est située au sud et à 2 kilomètres de la rive droite delà Seybouse supérieure, et à 2,&00 mètres au nord du pied de la haute montagne de Maouna. Une vaste plaine descend doucement en glacis depuis les limites inférieures démette montagne jusqu'à la rivière. En cet endroit, placée à peu près à égale distance de Cirtlia et U'Hippone , s'élevait la formidable citadelle de Svthut, dépôt des trésors deJugurtua, et sous les remiarts de laquelle le prince numide fit éprouver un grave échec aux aigles romaines. Le peuple-roi se vengea plus tard en faisant disparaître le nom

GHELMA — GHERARDESCA

2oD

de la ville numide, pour y substituer la colonie militaire de Calama, détraite a son tour par les Vandale*. l,a Ghelma des Arabes fut formée avec des matériaux provenant de l'ancienne Calama, mais son emplacement n'était pas celai de la cité romaine. Après la destruction de celle-ci, les habitants tracèrent une nouvelle ville , plut restreinte, mieux placée pour la défense, et ils l'entourèrent <ie murailles : l'ancienne Calama ne fut plus pour eux qu'une vaste carrière. Avec les pierres, sculptées ou non, avec les marbres polis on précieux, qui composaient les temples, les théâtres, les monuments, les tombeaux, etc., ils construisirent leur citadelle. L'emplacement choisi parait avoir été celai de la métropole. On y trouvait aussi un immense bâtiment destiné aux thermes. Treize tours furent en outre construites autour de l'enceinte. Un puits prorond fut creusé dans l'intérieur de cette forteresse, que le temps, la main des hommes et les tremblements de terre endommagèrent. Plusieurs routes reliaient Calama a Constantine, à Bone, etc.

Arrivé en 1836 auprès de ces ruines, le maréchal Clausel, frappé de l'importance stratégique de te position, y établit un camp permanent , destiné à surveiller le bassin de h S*-} bouse et à préparer la conquête définitive de la province de l'est. Cette prise de possession avait en outre pour but de contrebalancer dans l'opinion des indigènes l'insuccès de la première expédition contre Constantine. Quoique peu nombreuses et dépourvues de tout, les troupes qu'on y laissa s'y maintinrent avantageusement, réparèrent les fortifications, et construisirent plusieurs casernes en maçonnerie. Attaquée en 1839 par les Kabyles, la garnison de Gbelma, très-inférieure en nombre aux assaillants, soutint avec courage un combat de plusieurs heures, et repoussa l'ennemi après lui avoir fait éprouver de grandes pertes. En 1852 , un nouveau soulèvement eut lieu dans le cercle de Gbelma, et fut également réprimé.

Ghelma présente des pierres taillées en immense quantité, des carrières de bon calcaire de construction , des pierres a plâtre et du bois de chauffage à proximité. Le bois de construction et la terre à brique ) manquent. Elle possède de belles casernes, un hôpital, des places publiques, des fontaines , etc. Un marché important s'y tient deux fois par semaine , et donne lieu à d'iui|>ortantcs transactions sur les bestiaux, les laines, les huiles et les céréales. La nature géné-

lons. Gbelma fut légalement constituée comme centre do Imputation en 1840. Elle devint le chef-lieu d'un district a.Jtiiinistré par un commissaire civil et le siège d'une justice de paix. En 18S4, Gbelma a été érigée en commune, ayant pour annexes les colonies agricoles & Héliopolis, de Millettmo et de Petit . La population de la circonscription coinmnnale montait alors k 2,580 habitants, dont 1850 Français, 470 Européens, sso indigènes musulmans et 1&0 indigènes i>raéfites. Les revenus municipaux étaient évalués à 70,000 Iran es. L. Lot VET.

CiOKMARA ouGEMARE. Voyez Talmio.

GHKRARDESCA ( Famille). Elle joua un rôle important dans l'histoire des républiques ilalicnnes au moyen et était originaire de la Toscane, oh elle possédait les comté* de Gherardesca, de Donavatico et de Montescudaio, «Jim les Marcmmcs, entre Pise et Piombino. Vers le commencement du treizième siècle, les comtes Gherardesca s'al- Kêrent à la riche et puissante république de Pise, et embrassèrent le parti du peuple dans la lutte que celui-ci commençait à engager contre une aristocratie de plus en plus usurpatrice. Dans la grande lutte qui éclata entre les Gibelin s et les Gu el fes , ils épousèrent la cause des premiers.

Deux membres de cette famille , les comtes Gérard et Calvano Donavatico GiiF.nvnDtscA, accompagnèrent Conrad Inde llobenstaufen dans son expédition contre Naples, et périrent avec lui sur l'échafaud. Par suite de leur attacheit à la maison de llobenstaufen, les Gherardesca étaient I tSl en hostilité déclarée avec les V i s c 0 n t i, qui np-

LK COJIVinS. — T. X.

partenaienl au parti des Guelfes; et la ville de Pise se trouva ainsi partagée en deux camps.

Enfin, le chef de cette ambitieuse famille, l'golino Ghe- RMimacA, résolut de s'emparer du pouvoir absolu sur Pise, la ville qui l'avait vu naître. A cet effet, il se réconcilia avec les Guelfes, et donna sa sœur en mariage à Giovanni VUconti, grand-juge à Cvllura et chef du parti guelfe à Pise. D'après son plan, Visconti ne devait pas seulement lui assurer l'appui des Guelfes en Toscane, mais introduire subrepticement dans la ville des mercenaires enrôlés en Sardaigne pour se* projets. Les Pisans découvrirent la conjuration, et Visconti ainsi qu'Ugohuo Gherardesca furent bannis. Le premie mourut à quelque temps de là; le second fil alliance awc les Florentins et les Lucquois, et par plusieurs victoires remportées, grâce a ces auxiliaires, sur les Pisans, les contraignit à le rappeler, en 127c. Il était loin d'avoir renoncé à ses projets d'usurpation, et n'attendait, au contraire , que rinstant lavorablc pour les mettre à exécution. L'occasion si ardemment souhaitée se présenta enfin, quand la guerre éclata en 1382 entre Pise et Gènes. En prenant à dessein la fuite dans une bataille navale livrée le 6 août 1284, à la hau teur de l'Ile de Malura, il causa la déroute complète de la Hotte dont le commandement lui avait été confié; désastre dont le résultat fut, outre la destruction des force* navales des Pisans, la perte de 11,000 hommes de leurs meilleures troupes , et à la première nouvelle duquel les vieux ennemis de Pise, les Florentins, les Lucquois, les Siennois, les villes de Pistoic, de Prato, de Vollerrc, de San-Germiniano et de Colla, espérant triompher sans peine de Pise et anéantir à jamais le foyer de la faction gibeline en Italie, coururent aux armes. Ainsi placée sur le bord de l'abîme, il ne restait plus à la république d'autre ressource que de se jeter dans les bras de l'homme dont la perfidie avait préparé cette crise. Depuis longtemps en secrète intelligence avec les Guelfes, Gherardesca se chargea de négocier avec les ennemis de la ville, réussit a les satisfaire moyennant l'abandon de divers cluiteaui et forteresses, et fort désormais de leur appui, régna en maître sur sa patrie abaissée. Tous les ennemis qu'il avait à Pise furent proscrits, et afin que les Pisans prisonniers des Génois ne fussent pas rendus a la liberté, il se refusa à traiter de la paix avec Gènes Une insurrection à la tète de laquelle était son propre neveu, Nino de Gallura, avec quelques membres des familles guelfes et gibelines les plus considérables, ne tarda pas à éclater contre lui; mais après trois années de luttes, Gherardesca en sachant habilement employer tantôt la force, tantôt la ruse, triompha de tous ses ennemis. Alors sa soif de vengeance ne connut plus de bornes : plus que jamais il s'abandonna à ses tjran niques fureurs, ne respectant pas plus la vie de ses amis que celle de ses euntnis. Tant de violences et d'attentats révoltèrent enfin contre lui tous les esprits, et il s'ourdit en secret une nouvelle conspiration, à la tète de laquelle se trouvait l'archevêque de Pise lui-même, Ubaldini. Le 1er juillet t288, le tocsin fut tout à coup sonné par ordre d'Cbaldini ; et Gherardesca, après une résistance désespérée, fut fait prisonnier avec deux de ses fils, Gaddo et Uguccione, et deux de ses petits-fil*, Nino , surnommé le Bnyola, et Aurelio Nuucio. Ubaldini fît enfermer ces malheureux dans la tour de Gualandi, appelée depuis Torre di Famé, et après avoir fait jeter dans l'Arno les clés de cette prison, les condamna à y périr tous de faim.

C'est celte mort si tragique d'Ugolino Gherardesca et des siens, que le Dante a décrite dans sa Divina Commedin. Ce sujet, éminemment dramatique, a depuis été traité dans la plupart des langues par des poètes qui se sont tous plus on moins inspirés de ce poème immortel.

Les fils et les petit-fils d'Ugolino qui ne partagèrent point son misérable sort parvinrent bientôt à jouir de nouveau d'un grand crédit a Piic et dans d'autres villes. Ainsi, dès 1329 on trouve un Rieri Donnvolicn GuctunnKsCA a la tèle de l'administration de Pise. Un fils naturel de ce dernier, Man/red GiiMunbKscv, général des Pi<am, dt fendit

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avec une poignée d'homme* Cagtiari contre Alphonse IV | d'Aragon, et loi disputa vivement la victoire dam use bataille livrée le 2» fcvrier 1324, près de Luco-Cisterna. Les j Aragonais ne réussirent à n'emparer de Cagliari que lorsque j Manfred eut trouvé la mort dans une sortie. Honi/nzio Ghe- RARDF.se \ était capitano de Pise (1370) lorsque cette ville secoua le joug du célèbre Caetruccio Castrarani et de l'em- 1 pereur Louis de Bavière. Administrateur aussi intègre que prudent, il conclut une paix avantageuse avec les Guelfes, ces vieu» et constants ennemis de Pise, et déjoua une conspiration (ramée contre la liberté de ses concitoyens. Il mourut de la peste, en 1340. Les Pisans reconnaissants lui ; donnèrent pour successeur dans sa charge de capitano son [ fils Hainero Ghrrarmesca, bien qu'il n'eût encore que onie '■ ans; mais celui -ci mourut de la peste dès l'année 1348, et alors la famille Gouarobsca se retira dans set domaines des Maremmes.

De nos jours, on Pilippo Giim\nDr«CA, né en 1730 à Pistoie, mort à Pfce en 1808, s'est distingué comme pianiste et

t0GÎ^UAiÏÏ>ÎTEvAn»TF.), acteur du TliéAlre-IUlien, né j a Prato, en Toscane, vers 1670, mort a Paris en 1700. Son père, Giovanni Ghfrardi, faisait partie de la même troupe, et son uotn de comédien était Flaulin. Il fit donner à son (ils une éducation distinguée, bien qu'il le destinât k la carrière qu'il avait suivie. Après avoir fait de bonnes études , il parut pour la première fois sur la scène , le 1 " octobre 1680, dans l'emploi d'Ar le q uin, vacant depuis la mort de Dominique. Ses débuta furent brillants; et bientôt il ne compta plus set triomphes. Quand le Théâtre -lia lien fut fermé, en 1697, pour cause d'allusion* prétendues a M*** de Maintenon dans une pièce intitulée Iài Prude, Gherardi essaya vainement par ses réclamations de faire révoquer Tordre fatal. Il employa dès lors ses loisirs à recueillir le» meilleures comédies ou scènes françaises du Théâtre-Italien, recueil charmant, plein de verve et A' humour, oh l'on a tonjours puisé , où l'on puisera toujours à pleines mains, sans en rien dire. Quelques moi* avant la publie*lion (Je re curieux rr-jtenoirc, (?iiernnn \\\.\\\ laii une cimie a Saint-Maur, dans un divertissement qu'il jouait avec la Tborillière et Poisson. Il négligea la blessure qu'il s'était laite à la téte; une vive inflammation ne tarda pas à s'y porter, et fut survie d'un délire violent qui l'emporta en moins d'une Heure. Il était à peine Agé de trente ans. Le retour de ta foire de Rezons est la seule pièce qu'on lui attrihue. KHe tut jouée en 1695, et figure dans sort recueil. GHIAOUR. f'oyrs GiAotm.

GlilUERTI ( Lourmo), I on des plus grands artistes du quinzième tiède, naquit à Florence , en 1378. Il fut dès son enfance guidé dans l'étude de l'art par son beau-père, Bartol uccio , qui lui-même était un orfèvre d'un rare sa- I voir. L'orfèvrerie occupa d'abord Ghiberti, mais de plus difficiles travaux tentèrent bientôt son audace. Déjà il imitait avec bonheur les médailles antiques , et ii commençait à s'exercer dans la peinture , lorsque la peste ayant éclaté dans Florence ( 1400), Ghiberti se réfugia à Rimini. Associé avec un peintre dont le nom ne nous a pas été conservé, H y décora un salon cl»ez le prince MalatesU ( 1401 ). Encouragé par ce premier succès , ii serait sans doute resté longtemps en Homagne , s'il n'eot été tout à coup rappelé à Florence par un événement qui conservera toujours dans l'histoire de l'art italien une considérable importance. La Seigneurie de Florence et la corporation des marchands avaient résolu de faire exécuter, pour l'église de San-Gtovanni , des portes de brome destinées à servir de pendant à celle qu'Andréa de Pise avait faite pour ce monument. Un solennel concours fut ouvert. Après une épreuve préparatoire, dont Ghiberti se tira avec honneur, sept sculpteurs furent admis à disputer le prix; les uns, illustres déjà, les autre* Jeunes encore, mais non moins dignes de la gloire qui leur était promise. Lutter avec B r u n e 1 1 e s c h i , Donalello, Jaeopo délia Quercia , Valdambrina , Nirolo d'Arewto et St-

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