GHIBERTI
mont da Colle, c'était lutter avec les pins forte; et cependant Ohiberti fut jugé digne de cet honneur. Un délai d'un an fut donné anx concurrents pour mener a bien l'entreprise. Chacun ayant exécuté nn bas-relief sur un sujet indiqué, J> Sacrifice d'Itaac , Ghiberti fut proclamé vainqueur, de l'aveu même de tes rivaux , Donateilo et Brunellesehl. Chargé dès lors de cet immense travail , U répondit par un rlu-f d u uvre aux défiances qu'inspirait sa jeunesse. Celte porte , divisée en vingt panneaux , dont lea sujets sont empruntes à la vie du Christ, ne fut posée qu'en 14)4. . Toutes les figures , dit rentlmosiaste Vaaarl , «ni non «race indicible : les unes offrent des beautés merveilleuse») In» draperies tiennent encore on peu de l'ancienne manière particulière à Giolto, mais néanmoins dénotent un profond sentiment do grand style moderne. »
Ghiberti exécuta une statue de nalnt Jean-Baptiste, en bronze, pour la commnneuté des marchands (l 414), deux bas-reliefs (tour la cathédrale de Sienne (1417). un Saint Matthieu ( 1420), un Saint Etienne (1422), et à Sam tcMarte- Nouvellc le mausolée deLeonardo Dttl, général dea Fritrs prêcheurs. Nous ne pouvons mentionner tous Ins etinfs-éVruvre que Ghiberti produisit comme en se jouant. L'un éas plus applaudis fut la chaise q ne Cosme et Laurent de Médiris lui tirent faire pour les relique* de trois martyrs ( 14M). marguilHersde Sancta-Marla del Flore lui confièrent aussi le soin d'exéculer celle de saint Zanobi, évoque de Florence (1499). Ghiberti a également ciselé des cachets , des boutons , et mémo une mitre pour le pape Eugène IV. Mais , tout en revenant de temps à antre h son premier métier ri 'orfèvre, Lorenro ne négligeait pas l'art sévère. Peintre, il termina la plus grande partie des vitraux de Santa-Mark det Fiore : scullpeiir, il achevait a peine la porte dont nous avom parlé , lorsque la Seigneurie de Florence Hii en commanda une antre. Dix-bas relief*, dont les sujets «ont tirés de Histoire de l'Ancien Testament, véritables tableaux encadre* dans une bordure ornée de ligores en pied , et preaqne en ronde-bosse, composent cette rentre magnifique. Ces porte», dont Michel-Ange a pu dire, dans un élan d'admiration, qu'elles étaient dignes d'être celles du Paradis, ont été plusieur* fois gravées , et notamment , en 1847 , par Théodore, dit le Kalmnk. Mais II n'est pas donné à la gravons, si exacte qu'elle soit , de rendre In puissante énergie du grand sculpteur florentin.
Comme ta plupart des artistes de cette époque , Ghiberti avait étudié tontes les branches de l'art. Il avait quelque connaissance de Parchitectore. Lorsqu'on vontut construire la coupole de Santa-Maria det Flore, et que Brunelieschi, après de longues hésitations, eut été chargé de ce travail, si nouveau alors et si peu conforme aux traditions admises, on craignit que l'Illustre artiste n'eût trop présumé de sa science, et comme on redoutait sa hardiesse d'innovation, on jugea nécessaire de lui adjoindre on collaborateur on plutôt un surveillant. Ghiberti lut choisi pour cette million difficile. Mais comme Brunelleschi seul avait su résoudre le problème architectural dont la recherche jiréoccupa si longtemps le quinzième siècle, Ghiberti ne put hti être d'aucun secours. Il faut lire dans Vasari Pbistoire des tribulations de Brunelleschi , douloureux martyre de l'Inventeur qu'on méconnaît. Il semblerait résulter de son récit que dans ce long drame le rôle le plus honorable n'aurait pas toujours appartenu a Ghiberti. Couvert de dignités et d'honneurs par ses compatriotes, qui en 1443 l'avaient élu au nombre des douze magistrats dont se composait la Seigneurie de Florence, Ghiberti mourut vers l'année 1455. Il avait écrit quelques traités sur les arts ; Vasari en parle, mais avec peu de respect. On de ces manuscrits , longtemps ignoré, a été publié en partie par Cicognara dans son Histoire de la Sculpture , et les derniers éditeurs de Vasari l'ont reproduit, en y ajoutant on nouveau fragment. Ont un des plus précieux documents qui nous restent sur la renaissance des arts en Italie.