I . Musée du Louvre possède on curieux dessin qu'on at
OHIBBRTI — GHI8I
trihuc A Ghiberti ; c'est le projet ou plutôt la copie d'un basrelief d'une des portes de San -Giovanni. Il représente a la fois, comme cela se rencontre sonrent dans les œuvre* de ce temps, plusieurs scènes de la vie d'Isaae et de iacob. Limitation de l'antiquité y est manifeste, surtout dans les pHs simples et larges des étoffes.
Ghiberti donna a l'art florentin une IrrésistiMe impulsion, j Il semble résumer d'avance, dans son œuvre varice, les qualités distlnctives de cette école, qui fut celle de la passion, du mouvement et de la vie. Ghiberti ouvre gtorien sèment Père moderne. C'est avec lui que le sentiment de l'art antique reparaît dans la sculpture : * Il fut le premier, dit Yasari, qui imita les chefs-d'œuvre des anciens Romain*. » Il avait réuni une précieuse collection de vases grecs et de fragments de statues, et si ce fait ne nous était pas attesté par les biographies, fexamen seul du style de Ghiberti suffirait pour nous apprendre quelle intelligente étude il avait dû faire des maîtres éternels. La statuaire sous sa main savante se dégage des formes roides et mesquines de l'art gothique; le corps humain s'anime et respire ; l'ornementation même devient vivante et passionnée. L'autorité de Ghiberti sur ses contemporains fut considérable : il eut pour élevés Masolino da Panicale, qui devait être le mattre de Maseecio; Pi ni guerra, qui trouva l'art de graver en creux; Paolo Uccetlo, qni fit (aire à la perspective des progrès immenses; enfin Antonio Pollaluolo, qui introduit dans la sculpture la science auatomiqne, et dont l'exemple, on le sait, ne fut pas sans influence Sur l'éducation de Michel-Ange.
Paul Mkm.
GHIKA ( Les princes). Cette famille, qui a donué un grand nombre ifbospodars à la Moldavie et a la Valachie, est originaire d'Albanie. Elle a pour souche Georges Gmka, Alhasais de naissance, qui parvînt à la dignité dliospodar de Valachie et régna de I6C1 à 1G62. Son fils, Grégoire Gnuu, lui succéda, et régna jusqu'en 1673 , après avoir été dans cet intervalle plusieurs fois déposé, puis rélabli en possession de l'autorité souveraine. Parmi ses successeurs nous ne mentionnerons que Grégoire Guika, hospodar de Moldavie en 1 726 et de Valachie eu 1733, puis de nouveau hospodar de Moldavie en 1747, alternatives qui ne furent que le résultat naturel des troubles Intérieurs dont les principautés étalent le théâtre et aussi des caprices du gouvernement turc ; ensuite Grégoire Gimu , d'abord Interprète auprès de la Porte, puis à partir de t?Bl, par conséquent pendant la guerre entre la Porte et la Russie, hospodar de Valachie, fonctions dans l'exercice desquelles H acquit, a force d'exactions, d'Immenses richesses f et qui périt exécuté en 1777 pour s'être opposé à la cession de la Bokovrine à l'Autriche ; enfin, Alexandre Guis», né en 1795, et devenu en ls3Î ho»|K>dar de Valachie, lequel rendit en cette qualité de grande services au pajs et lui en aurait rendu de bien plus grandi encore si ses bonnes intentions n'avalent pas rencontre" un insurmontable obslaclc dans l'appui prêté par la | Russie à l'opposition des boyards. Il s'était attiré le maniais vouloir du cabinet de Saint-Pétersbourg en cherchant a suivre un système politique à lui et basé sur les véritables intérêts du pays , sans se préoccuper de savoir si ces intérêts pouvaient être contraires a ceux de la Russie, qui dès lors jura sa perle. En 1S12, la Porte avait tout récemment- : envoyé a Alexandre Gliika un sabre d'honneur en témoignage de sa haute satisfaction ; mais alors la crainte do voirie gouvernement russe Intervenir dans les affaires de Servie détermina le divan à faire droit aux instances réitérées du cabinet de Saint-Pétersbourg cl h prononcer sa révocation. Depuis, le prince Gliika a presque toujours résidé en Aile- 1 magne.
En 185?, le prince Constantin Giiik» fut appelé a la pré- | sidence du divan de la Valachie, poste qu'il occupe encore; le II. juin mo, le prince Grégoire Giiik \ fut nommé hospodar de Moldavie à la place du prinre Stourdxa. Au corn- j flicnremcnf rte 1*53, ce prinre fut Atteint rt'nm< aStaqwd'a- Wnation mentale, pendant laquelle H feula i.'c se suicider.
Il était néanmoins encore eïi Moldavie lorsque les Russes occn|>èrent cette principauté. Il sigailia alors a la Port» l'ordre qu'il avait reçu de lui teiuser désormais l'impôt. Cependant, à la fin de cette même année, l'empereur de Rusvie remplaça les hospodars par ua gouvernement à la tête duquel était le général Rudberg; mai» à la suite de l 'entrée des Autrichleaa en Moldavie, le prince Gliika , qui s'était réfugié à Vienne, fut rétabli dans 1 hospodarat de la Moldavie à la fin de l»64.
6HIRLAXUA JO ( Dimikmuo ) , l'un des plus grands artistes de son siècle, naquit en Ibll, a Florence, et était fils d'nn orfèvre appelé Corradi et surnommé il Ghsrlandajo, c'est-à-dire /• Faiseur de guirlandes, à cause de son extrême habileté à confectionner des guirlandes pour la coiffure des dame* florentines Uoinenico Glmlamlajo, lui aussi, comme Loremo Ghiberti, commença par élre orlévrc; mais il ne Uria pa« à se consacrer à la pemlure, sous la direction de IfaWovinelti. C'est dans l'école qu'il fonda a Florence que de grand* |ieintres, entre autres MjchelAnge, s'initièrent aux princi|>es de l'art. 1) mourut en I4'JÎ>. I.e premier il essaya d'imiter la dorure à l'aide de la couleur, et de donner de la profondeur aux tableau), par la distinction des plans et la gradation des teintes. Parmi le» œuvres 1rs plus remarquables de cet artiste, il faut citer les fresques qu'il exécuta dans la chapelle et dans le réfectoire de l'abbaye d'Ognissanti, dans la chapelle Sasscti, dans IVgiise de La Trinité, et dans le chœur de Santa Marie Novella de Florence où l'on admire son Massacre des innocents. Il y a dans sa manière et dans sa conception quelque cho»e d'essenlietlement réaliste, mais joint a beaucoup de douceur et de dignité. Il aimait a placer dans «h» tableaux repi i scutanl des scènes de l'Écriture Sainte le* figures de ses concitoyens les plus considérés , qui, revêtus du beau costume de leur époque, assistent pieusement aux événement» et aux miracles qu'il reproduit. Ses grande* toiles *A#1 moins, bien réussies que ses fresques , parfaites au point de vue technique ; en effet, on y remarque une certaine dureté de modelage et de couleurs qui est le défaut a peu près général des peintres de fresques. Quelques-unes sont cependant de* œuvres de la plus haute distinction, par exemple V Adoration des liais, dans l'église Agit Innocent) de Florence, plusieurs tableaux à l'académie de cette ville, au mutée de Berlin et dans d'autres coMccsiens. Le mu sée de Londres, par exemple, possède de lui la Visitation de sainte Anne à la Vierge.
Ses frères, Daviêe et Bentdeito Guirh.npuo, n'atteignirent pas, à beaucoup près, a la hauteur de son talent. Sou fils Ridol/o Gnaaiœjuo devint plus tard l'élève de Ira Bartotommeo et l'ami de Raphaël- Il y a de lui a Florence deux tableaux remarquables, représentant des scènes de la vie de saint Zéuobius et ou on reconnaît tout de suite le laire d'un maître ; mai* son talent ne tarda pas à dégénérer complètement en médiocrité de pur métier.
GIIISF:1I. Fèves Gmuui.
GHIfH* famille d'artiste* dont les membre* comptent au nombre des successeur» de Marc-Antoine dans la filature, et portent chacun h- surnom de le Uantouan. Elle eut pour chef Giovanni Battista Ghisi , qui pratiqua tous les arts du dessin ot d'imitation. Hé vers l'an II» 2* , il eut pour maître* Jules Romain et Rairooadi. Cependant, il jouit pi as tard de plus de réputation comme architecte que comme peintre, et ii a même écrit sur l'arobUecture. A Mantoue, ils construisit la hnUe église de Sauta-Barbara a,vec son couvent, ainsi qu'un grand nombre d'édifices publics, qu'il orna aussi de tableaux exécutés par lui-même, ou bieri à l'ornementation desquels il présida. On peut dire qu'après fa mort tic Jules Komaui , il Cul l'un des artistes les plus fécond», les plus actifs 4e Maoloue. 1 fans ses planches cravecs. on tiume Invucoup coricction de dessin jointe à des iuiifaiM)nsdeMan*-Aoloinc , et plus encore du Maître au Dé. On ignore l'époque de sa mort. La dernière date indiquée sur ses gravures est 1440.
GMiSt ( Guiooio ) , comme graveur le pins célèbre de* tous
GHISI — GIANWONE
les Ghisi, naquît en 1520, et prit également les leçons de Jules Romain ponr la peinture et celles de Raimondi poor la gra- Ture. Bon nombre de «es planches peuvent avantageusement soutenir la comparaison avec celles de son maître. Celles qu'il exécuta d'après Raphaël et Michel-Ange sont remarquablement belles et d'une grande vigueur. Il travaillait encore en 1678; mais on ignore la date de sa mort.
GHISI ( Aoamo ). Vraisemblablement frère du précédent , norissait de 1M6 à 1570, avait comme graveur le faire de Giorgio, sans posséder la sûreté et la délicatesse de son burin.
GHISI (Diana), fille de Giovanni* Battista , née en 1 1530, fût d'abord l'élève de Giorgio, mais à partir de 1585 devint celle d'Augustin. Carracbe. Son burin est ferme et vigoureux; mais elle pèche sous le rapport du dessin. Elle épousa l'architecte Francisco, de Volterra. On ignore aussi ' la date de sa mort. La plupart de ses planches portent l'a- i dresse d' Horatius Paà/icus ; et on les regarde alors comme de bonnes épreuves.
GHISM ou GHISN'EH. Voyez. Ghaska.