‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 252 sur 614 · GILBERT · texte numérisé non relu

GILBERT

assez considérable, le fils de son premier bienfaiteur. 11 mourut le Il décembre 1826.

GIGANTESQUE. Gigantesque et colossal expriment tous deux une merveilleuse élévation; mais celui-là représente une idée simple , celui-ci une idée composée. Colossal signifie une grandeur extraordinaire combinée avec une grosseur étonnante ; gigantesque, une élévation prodigieuse, abstraction faite de la grosseur. Ce qui se projette en hauteur est du gigantesque; ce qui non-seulement se projette par la cime, mais se distend par le volume, est du colossal. Gigantesque signifie donc la grandeur immense; colossal exprime la grandeur énorme, et c'est par la conséquence naturelle de ces idées que les Romains avaient nommé Colosseum ce vaste , massif et monstrueux amphithéâtre que nous appelons Cotisée. H. Fauche.

GIGELLY. Voyti Djiojellï.

G1GL1 (Gixolamo), poète et littérateur italien, né à Sienne, le 14 octobre 1660, dont le nom véritable était Henci, mais qui prit ce nom de Gigli en l'honneur d'un riche parent qui l'avait adopté, il se sentit de bonne heure une vocation secrète pour la poésie, et ses œuvres lyriques et dramatiques obtinrent un succès général, bien qu'on ne puisse pas y méconnaître l'influence de la poésie française, qui alors commençait à gagner l'Italie. Son penchant pour la satire et ses mordantes plaisanteries contre l"hy|>ocrisic lui firent de nombreux ennemis. Une traduction du Tartu/e de Mohere, publiée par lui sous le titre de Don Pitone , lui attira la haine du cierge et de la (sent dévote, (iigli ne s'épargna pas du reste lui-même ni les siens plus que les autres ; et dans la pièce de théâtre intitulée : La Sorella di don Pilone, non-seulement il se persifla lui-même, mais encore sa femme, dont la rigide économie dégénérait parfois en avarice, ainsi que ses parents et ses meilleurs amis. Lors de la publication qu'il fit des Œuvres de sainte Catherine, ayant critiqué dans un vocabulaire joint à cet ouvrage les prétentions de l'Académie délia Crusca, l'orage, longtemps contenu, édata enfin contre lui; et alors, attaqué et même calomnié de toutes parts, il succomba sous le. nombre de ses ennemis, parmi lesquels figuraient surtout les jésuites. Son nom fut rayé de la liste des professeurs de l'université de Sienne et de celle des membres de l'Académie délia Crusa; et on l'exila même de sa ville natale. Tombé bientôt dans une profonde misère, à cause de sa vie insouciante et dissipée, il tut réduit a faire amende honorable à Rome, obtint par cette démarche humiliante l'autorisation de rentrer à Sienne, mais ne réussit pas pour cela à rétablir ses affaires. Contraint de s'en retourner à Home, il y mourut, le 4 janvier 1722, dans un dénuement tel, qu'une confrérie pieuse dut se charger des frais do son enterrement. 11 n'existe point d'édition complète de ses nombreux ouvrages.

GIGUE » air d'une danse du même nom, dont la mesure est à six-huit et d'un mouvement vif et gai. Les gigues de Correlli ont été longtemps célèbres ; mais ces airs ont entièrement passé de mode avec la danse qu'ils accompagnaient.

Les danseurs de corde se servent encore du mot gigue pour désigner une espèce de danse anglaise, composée de toutes sortes de pas et qui se danse sur la corde.

Dans les ouvrages français du moyen âge, on parle souvent d'un iaslruinent de musique nommé gigue. Les uns veulent que ce soit une espèce de flûte; d'autres le donnent connue un instrument à cordes.

GIIIED (Al). Voyez. AlDjiued.

GIUOILV. Voyez Djiuoin.

G11IZ ou GELS (Langue de). Voyez Éthiopiennes (Écriture, Langue , Littérature).

GILBERT (Nicolas Joseph-Laukent) naquit en 1751, à Fontenoi-le-Chdleau , près de Remirémont, dans les Vosges. Ses parents.cullivaieurs pauvres, eurent bientôt épuisé leurs milices ressources pour les Irais de son éducation au collège de DOIe. Toutefois, les dispositions éminentes, le

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