‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 260 sur 614 · GIORDANO · texte numérisé non relu

GIORDANO

livre sur la Protologie ou science première, que la mort vint le frapper à l'improvlsfe. Le M octobre 1h&3 , une attaque d'apoplexie foudroyante l'enleva à ses nombreux amis. Tous les parvis, ceux-là même qui avaient montré le plus d'acharnement à accusée ses doctrines religieuses d'hétérodoxie, se sont accordés pour rendre hommage à ses vertus privées et à la pureté extrême de ses mnpurs.

Acide carbonique, 51,7 ; magnésie, 4»,3. 8a densité est 3 ; sa dureté', 4,5. Douée d'un édat vitreux, la giobertite se trouve disséminé* en cristaux dans les roches magnésiennes, et en filons dans les roches serpentineuses, où elle accompagne fréquemment la magnésite. Le Sais bourg , le Tyrol et la Styrie sont les pays dans lesquels on m rencontre le plus communément. On observe la giobertNe en masses compactes ou terreuses, au milieu des roches opluolittiiqties de Hrubschitz en Moravie, de «aldisaero et de CasteHamonie en i lemoni. L.a giooernte se otssoot lentement a froid, et avee nne faible effervescence, dans l'acide azotique. Quand les cristaux de giobertite sont purs, ce qui arrive rarement, fis ressemblent beaucoup à ceux de ladolomie; mais ils n'offrent point la courbure qui distingue souvent ces derniers; de plus, ils ne renferment pas de chaux. Sonvent ils contiennent quelques centièmes d'oxydule de fer, qui leur donnent nne teinte grise ou brunâtre ; ils appartiennent alors à la sous-espèce nommée brevnérite.

GIOCOXDO (GtOT**m Fra), fondes plos savants et des pins remarquables architectes de l'école vénitienne an quinzième siècle. Tout ce qu'on sait des circonstances particulières de sa vie, e'est qu'il était né à Vérone. Il possédait à fond les langues anciennes et les antiquités classiques; et il nous reste, comme monument remarquable de l'activité qu'il déploya dans le domaine particulier de la science, une collection d'anciennes Inscriptions dédiée par Inl à Laurent de Médicis. Comme architecte, il travailla à Vérone, à Venise, à Rome et en France; mais on ignore combien de temps et a quelle époque précise il séjourna dam notre pays. A Paria, il construisit le pont Notre-Dame. Dans les autres édifices qull y exécuta, il mélangea le style complètement italien de la renaissance , qu'il n'avait point encore osé aborder, avec «les éléments français et allemands d'une époque plos récente, et fit usage des pignons en pointes, dea ogives et des tourelles A Venise, il mérita la reconnaissance publique en mettant à exécution les plans qull avait proposés pour donner une autre direction au cours de la Brenta, h reflet de prévenir ainsi l'engorgement des lagunes. Irrité «Paroir vu la reconstruction dn pont do Riattn, à la suite de l'incendie qui l'avait détruit, confiée à un autre architecte , malgré le beau plan qu'il avait composé par ordre du sénat, il se rendit à Rome, où il appert d'une lettre de Raphaël qu'il travailla à la construction de l'église de Saint-Pierre. Cette lettre prie de lui comme d'un vieillard alors Agé de quatre-vingts ans ; et il est vraisemblable que c'est à Rome que mourut le frère Cïiocondo. Knlm, à Vérone , il construisit un p*>irt massif et le palais du Conseil, monument très-remarquahl<à tous égards. Giocondo, tout en se livrant à ses travaux d'architecture , ne laissait point que de s'occuper en temps de science et de littérature. C'est ainsi qu'une I trouvailledui permit de combler une grave lacune dans le jeune. Il donna aussi une nouvelle édition de Vî des anciens auteurs qui ont écrit sur l'agriculture.

GIORDANO ( Luc), peintre, naquit à Naptes, en fft», et fut élève de Joseph Ri bera. Il reçut de très-bonne heure le sobriquet de Fapresto, soit à cause de la facilité avec laquelle il travaillait, soit plutôt parce que son père ne cessait de l'exhorter à foire vite. Enthousiasmé par tout ce qu'il entendait dire des chefs- d O'ovre qui décoraient la ville de Rome, il s'échappa de la maison paternelle, et vint dans la capitale des arts. 11 s'y lia d'amitié avee Pierre Berettini , qui avait aussi une grande facilité. Glordano fit ensuite des voyagea à Bologne , à Parme, à Venise et à Florence ; paril exécuta de nombreux travaux, cl sa réputation prit

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