‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 262 sur 614 · GIOTTO — GIRAFE · texte numérisé non relu

GIOTTO — GIRAFE

grand ouvrage. Storia dei Papi, dont cinq déjà paru en 1852, à Capolago.

GIRAFE (gira/fe dans les anciens auteurs, de l'arabe zerapha, girno/a,jeru//a). La girafe constitue dans l'ordre des ruminants un genre distinct, que Cuvier classe dans la série animale entre les cerfs et les antilopes; et ce genre, qui ne renlerme jusqu'à présent qu'une seule espèce (camclopardalxs giraffa, Linné), s'éloigne assez de ses congénères do même ordre pour que quelques naturalistes aient voulu l'ériger en une famille distincte. La girafe en effet présente dans tous les détails de son organisation des singularités qui frappent l'observateur le plus superficiel par leur étrange nouveauté : la petitesse de la tète et la brièveté excessive du tronc , alors qu'on les compare avec la longueur démesurée du col et des membres, la disproportion apparente des membres entre eux , et en général la prédominance anormale des parties antérieures sur les parties postérieures , sont des caractères qui ont frappé tons les voyageurs, tous les naturalistes, et que la plupart d'entre eux se sont plu singulièrement à exagérer. Michel Baudier, gentilhomme languedocien, qui en 1803 dessina d'après nature une girafe, à Constantinople, ne craint pas d'avancer, en présence même de son dessin, qui le réfute , que le jambes de devant de la girafe sont de quatre à cinq fob plus longues que ses jambes de derrière; et Bu flou luimême , suivant en cela trop lidèleuient les erreurs des naturalistes ses prédécesseurs, affirme que chez la girafe les membres postérieurs sont de moitié plus courts que les membres antérieurs. Or, il résulte de mensurations exactes que chez la girafe le garrot est plus élevé que la croupe de 0™,48 seulement; et dans cette différence de niveau, la longueur inégale des jambes elles-mêmes entre pour fort peu de chose, car l'humérus et le fémur sont sensiblement égaux, et si le radius dépasse de 0"",16 le tibia, le canon postérieur est de 0m,05 plus long que le canon antérieur : ainsi , somme toute , la différence de longueur des membres antérieurs et postérieurs serait de o"*,tl au plus, différence

Aussi,

minime chez un animal qui porte de à" pour expliquer l'élévation anormale du train de devant, il faut tenu* compte d'une multitude de circonstances concurreolw ; U hauteur des apophyses épineuses des premières vertèbres dorsales, la longueur démesurée de l'omoplate, la flexion habituelle des membres postérieurs et la tension constante des membres antérieurs, leur différence réelle de longueur, etc.

La tête de la girafe, petite, fine et allongée, rappelle assez, par ses formes générales, la tête du chameau, mais elle offre aussi des caractères distinctifs très-saillank; deux prolongements frontaux solides , non caducs, constants chez les deux sexes, et recouverts par une peau velue qui se continue avec celle de la tête , s'élèvent parallèlement sur

, le front, et forment à la girafe des organes spéciaux, qui ne

; sont véritablement ni des cornes ni des bois : ces prolongements frontaux sont formés dans le jeune âge de deux

j portions , l'une internent spongieuse , l'autre externe et compacte , portions qui se confondent plus tard en une substance unique éburnée, percée à sa base par des ou\ertures

, qui livrent passage aux artères nourricières : un troisième tubercule osseux , formé par une excroissance spongieuse de l'os frontal, et quelquefois calleux, occupe le milieu du chan-

, frein , de telle sorte que la têlede la girafe parait réellement tricorne. La mâchoire supérieure compte 12 molaires seulement , la mâchoire inférieure 12 molaires, plus 8 incivives, comme chez les chameaux, le cbevrotaia et quelques cerfs : toutes deux sont déttourvues de canines. La lèvre supérieure est très-mobile, très-allongée, mais entière et sans muflle, et la langue est couverte de papilles cornées. Le pelage de la girafe, ras et blanchâtre , est tout parsemé de larges taches phénicées, triangulaires, trapézoïdes, pentagonales ; fauves chez les femelles et les jeunes individus, ces taches deviennent presque noires chez les vieux mâles. Une petite crinière, droite et composée alternativement de poils noirs

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