GIROFLÉE — GIRONDE
lesjamms une de ses variétés, sous le nom de bât on d'or.
b*giroflée des jardins (matthiola incana , D. C.) est une plante bisannuelle , remarquable par ses variétés blanche, rose, couleur de chair, rooge, violette, etc. Ses Oeurs sont d'une odeur suave, très-agréable. Ses feuilles obtuses, allongées, diversement découpées, sont plus ou moins soyeuses ou blanchâtres.
La quarantaine ou giroflée quarantine (matthiola annua) est un peu plus petite que la précédente. On en connaît une trentaine de variétés, distinguées par leurs couleurs. La plupart sont à fleurs doubles.
GIROFLÉE RE MAHON, JULIENNE DE MAHON ou MAHON1LLE, noms vulgaires du malcotmia maritima, plante annuelle de la famille des crucifères. Linné l'avait classée avec tout» les giroflées dans le genre cheiranthus. On en fait des massifs et des bordures. La fleur, d'une odeur agréable, est lilas, on rouge, puis devient violette ou blanche.
GIROFLIER ou GÉROFLIER, genre de la famille des myrtinées de Jussieu, de l'icosandrie monogynie de Linné. Le genre giroflier renferme plusieurs espèces, dont la plus importante est le giroflier cultivé (caryophyllus aromaticus, L. ). C'est un grand arbrisseau toujours vert, dont la forme est pyramidale, et qui constamment oflre des fleurs roses disposées en cory robes terminaux et tricbo- ! tomes. Ces fleurs, décrites avec soin par Linné et Tournefort, offrent les caractères suivants : Calice adhérent à l'ovaire, infundibuliforme, à 4 divisions aiguës ; corolle à 4 pétales arrondis; étamines en nombre indéterminé, insérées, ainsi que la corolle , sur un disque qui sui monte l'ovaire : celui-ci est infère ; sur le disque qui le domine s'élève un stigmate capitulé. Le fruit est un drupe ovoïde couronné par des divisions calicinales. Les feuilles du giroflier sont opposées, obovales, lisses, portées sur un long pétiole canaliculé et articulé a sa base.
Le giroflier est originaire des Indes orientales ; il croit spontanément aux Ile» Moluques : c'est de là que, en 1619, des voyageurs anglais en firent passer dans leurs lies quelques pieds, qui y vinrent émerveille. Privés d'une brandie de commerce qui pour eux était très-lucrative, les Hollandais, vainqueurs des Portugais, et devenus maître'» des Iles Moluques, firent égorger, en 1623, tous les Anglais qui se trouvaient dans leur pays, et forcèrent les peuples qui étaient sous leur domination à détruire tous leurs girofliers, afin de concentrer toute la culture de ce végétal dans les Des de Ternate et d'Amboine.
Ce fut en 1770 que Poivre, intendant des Iles de France et de Mascareigne, parvint, par son zèle, à s'en procurer quelques pieds, qu'il fit cultiver dans les colonies françaises, et qui maintenant nous fournissent assex de girofles pour nous affranchir de l'impôt qu'autrefois nous étions obligés de payer. Il envoya, en 1769, aux rois de Guéby et de Patany, deux vaisseaux qui, après avoir vaincu de nombreux obstacles, revinrent l'année suivante avec une cargaison d'arbres a épices, parmi lesquels se trouvaient quelques pieds de girofliers. Une température douce, un sol légèrement humide, un lieu abrité du vent, sont les circonstances les plus favorables au développement du giroflier. Il a été transplanté dans une foule de localités, telles que les lies de Maurice, Mascareigne, à la Guyane, aux Antilles, etc. De tous ces climats, celui de 111e Mascareigne a paru le mieux lui convenir. Belvibuo-Lefevhe.
GIROLE ou GIROULK. Voyez Bolet et Ciuvtfjieile ( Mycologie)
GIRON ( Blason). Cette pièce honorable est de forme triangulaire. Sa base a pour largueur la moitié de celle de l'écu .Son sommet est au centre de l'écu.
GIROIV ( Don Pedro), marquis de las Amaritlax, duc à'Afmmada, issu d'une des plus anciennes familles d'Espagne, f|iii a pour chefs les «lues d'Ossnna, entra de bonne heure comme officier dans la garde ro>ale. Pendant la guerre de l'Indépendance, il rendit les plus importants services comme
chef de l'état-major général de l'armée d'Espagne, quoique son orgueil ne se pliât qu'avec répugnance a recevoir des ordres du duc de Wellington . Après le retour de Ferdinand VII dans ses Etats, il vécut loin de la cour et de ses intrigués, mais éveilla les défiances du roi en ne dissimulant pas ses sympathies pour un gouvernement représentatif modéré. A la suite de la révolution de 1820, il lot chargé du ministère de la guerre, mais ne répondit point aux espérances qu'on avait placées en lui, et fut exilé en Provence après l'infructueuse tentative d'insurrection faite par la garde royale. A l'époque de la réaction, son oncle, l'evéque de Tarrogone, essaya vainement de le faire rentrer au ministère. Le roi repondit : « Je ne veux pas de ministère Giron ; car il serait roi, et moi je ne serais plus que ministre. » Néanmoins Ferdinand finit par avoir plus confiance en lui, et par son testament il le nomma membre du conseil de régence qu'il instituait pendant la minorité de sa tille Isabelle. En cette qualité, il protesta contre les mesures prises par le ministère Martinet de la Ros a à l'égard des provinces insurgées. Aristocrate de naissance et de sentiment, il combattit l'admission des grands d'Espagne en cette seule qualité dans la chambre des Procérès Jusqu'au moment où l'ambassadeur de France, le comte de Rayneval, parvint à changer ses convictions et è faire de lui un zélé défenseur d'une première chambre composée de membres héréditaires. Considéré dès lors comme le représentent de la politique française , si, comme président de la chambre des Procérès, il exerçait une grande influence sur cette assemblée, et si la reine le créait duc d'Ahumada, en revanche il perdait tout son crédit dans le reste de la nation. Quand, en 1835, Tor eno fut appelé à la tète des affaires. Giron prit le portefeuille de la guerre. Les acuélioralions qu'il projetait dans l'armée ne demeurèrent pas moins inutiles que ses efforts pour rattacher les Basques, au nouvel ordre de choses ;<et l'accusation de népotisme qui pesa sur lui acheva de le rendre de plus en plus impopulaire. Il avait donné sa démission, avant que les Juntes s'insurgeassent contre Toreno : et dans la session de 1835 à 1836, il se posa en adversaire acharné de Mendizabal. Sous l'administration d'Isturiz et après sa retraite, il garda la neutralité. Mais dans l'automne de 1837 il eut occasion de quitter l'Espagne, et se rendit alors en France.
GIRONDE, rivière, roses Garonne.
GIRONDE (Département de la ). Le département de la Gironde, l'un des quatre formes de la G u i e n n e , appartient à la partie S.-O. de la France. Il est compris entre l'Océan S l'ouest, la Charente-Inférieure au nord, et les Landes au sud ; il est borné à l'est par les départements de la Dordogne et de Lot-et-Garonne.
Divisé en G arrondissements dont les chefs-lieux sont Bordeaux, Bazas, Blaye, La Réote, Lesparre et Libourne, 58 cantons, 844 communes, il compte 614,387 habitants; il envoie cinq députés au corps législatif. Il est compris dans la quatorzième division militaire , l'académie et le diocèse de Ikirdeaux et le ressort de la cour d'ap|>el de la même ville. Il possède 1 lycée, 3 collèges, 1 école normale primaire, 5 institutions, 24 pensions, 501 écoles primaires de garçons, 496 de filles.
Sa superficie est de 1,082,552 hectares, dont 326,41 1 en landes, pâtis, bruyères; 28,356 en terres labourables; 138,823 en vignes; 106,709 en bois ; 64,606 en prés; 27,470 en cultures diverses; 7,437 en propriétés bâties; 7,000 en vergers, pépinières, jardins; 6,664 en oseraies, aunaies, saussaies; 6,653 en étangs, abreuvoirs, mares, canaux d'irrigation; 31,500 en routes, chemins, places publiques, rues, etc.; 18,538 en rivières, lacs, ruisseaux ;4,184 en forets, domaines non productifs; 499 en cimetières, églises, presbytères, bâtiments publics. Tl paye 3,034,477 d'impôt foncier. Le département de la Gironde se compose de deux fractions bien distinctes. Sa partie sud-ouest n'est qu'une vaste plaine de sable, a l'aspect triste et monotone, [où quelques forêts de pins , quelques broussailles, offrent a peine une misérable pâture a des tronpeauxde brebis ; la lisière de ces Isndei
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du côté de l'Océan «t même couverte de dunes, dont la superficie est évaluée à 25t»50 hectares. Le surplus du département e*t d'une tout autre nature. Le sol n'y offre jvas, il est vrai , de ces accidents fortement caractérisés ; on n'y trouve pas de montagnes proprement dites, de ravins déchirés, de profondes vallées, mais cependant les beaux fleuves de la Garonne, delà Do r dogne, grossie par l'isle de de la Gironde, vaste canal qui reçoit leurs «aux réunies et les porte à la mur, forment d'immenses bassins bordés sur plusieurs points de collines élevées. Toute cette partie du département est de la plus grande fertilité ; les bas-fonds, qu'on appelle palus, sur lesquels viennent presque annuellement se répandre les dépôts limoneux, roulés parles eaux des fleuves, sont couverts «le riches prairies, de champs cultives en céréales, de vignes du plus grand produit, de toutes les plantes, enfin, nécessaires k la vie de l'homme ou des animaux ; les plateaux, composés en grande partie de terrains calcaires , mais quelquefois aussi de terres argileuses, de gravier, de sable , sont chargés de vignobles , de bois de tout*» natures, et tout cela produit l'aspect le plus riche et le plus agréable à l'œil.
Le gibier abonde dans Un terres et te poisson sur les côtes. Les essences dominantes des forêts sont le chêne et le pin. L'olivier y vient en pleine terre, quoiqu'il ne soit pas l'objet d'une culture en grand. L'exploitation minérale y a peu d'importance. Ses principaux produits sont le sel marin et de belles pierres de construction , le sable à verrerie et de la terre à poterie.
C'est un pays essentiellement agricole, et la vigne en est la principale culture. Les célèbres vins de Bordeaux font la richesse du département. La récolte annuelle en est évaluée à 2,500,000 hectolitres, dont 3 à 400,000 suffisent à la consommation locale : la même quantité , ou environ , est convertie en eaux-de-vie, et le surplus est livré au commerce et s'exporte dans presque toutes les parties du globe.
Sept routes impériales, dix-neuf roules départementales, IO,5i3 chemins vicinaux sillonnent ce département, où l'on compte douze ports de mer, grands ou petits.
I'anni les localités remarquables, nous mentionnerons It or de aux, chef-lieu du département ; Libourne; Basas, sur la Beuve , avec 4,027 habitants , une fabrication de cuirs et de droguets, des circries, un commerce de bétail, bois à brûler, résine et cuirs. C'est une ville très ancienne, où l'on voit une belle cathédrale gothique. Blaye; La Réole, sur la rive droite de la Garonne avec 4,080 habitants, un collège, une typographie, des fabriques de toiles de chanvre, de peignes, de vinaigre, des tanneries, des teintureries, un commerce en vins, eaux-dc-vie, graines et bétail; Lesparre, entre l'Océan et la rive gauche de la Gironde, avec 1 ,625 habitants, une typographie, une filature de laines, des fabriques de draps communs et un commerce considérable en grains, buis et bestiaux ; Langon, qui remoule à une haute antiquité, et compte 3,05.) habitants; La Teste de Buch; Paint lac, petite ville maritime, avec 3,'JOO habitants ; Saint- E mi lion, remarquable par ses ruines gothiques, par un temple monolithe, et par une flèche d'une grande hardiesse; C outras , Castillan , fameux par deux batailles. On peut citer encore le fort Médoc, le phare de Cordovan, construit p;ir Louis de Foix à l'embouchure de la Gironde.
GIRONDE, GIRONDINS, parti célèbre de la révolution française. Il ris sot et quelques-uns de ses amis en furent les fondateurs dans le sein de l'Assemblée nationale; il se composa d'abord de ces défenseurs ardents et purs de la lihett<*, qui la voulaient sans excès et repoussaient de la manière la plu* absolue l'intervention du peuple dans la marche de celte grande régénération politique. Plus tard, les brissotins, ainsi les appcla-t-on dans le principe , se confondirent avec les membres de celte députation du département de la Gironde à l'Assemblée législative, qui brilla d'un si grand éclat par le talent oratoire ; le parti girondin se trouva cinsi constitué. Il domina d'abord l'assemblée, où les hommes qui formèrent depuis la Monta^nenVtaient encore qu'en minorité,
IlICT. DR 1.A COMVKKS. — T, X.