‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 276 sur 614 · GISQUET · texte numérisé non relu

GISQUET

«leur de la démoralisation administrative. En présence du texte précis de la loi, le jury fut forcé de rendre un verdict de culpabilité contre l'éditeur responsable du Messager, et la cour dut le condamner à une amende insignifiante, parce que la participation directe de M. Gisquet aui tripotages honteux dénoncés dans l'article ne put être prouvée. Toutefois, de l'ensemble des faits il résulta, de la manière la plus évidente, que pour satisfaire sa lubricité M. Gisquet n'avait pas seulement dissipé une partie de sa fortune , mais qu'il avait encore fait il licitement gagner des sommes considérables à sa maîtresse, a ses amis et à ses parente, en leur ménageant des pots-de-vin sur différentes entreprises et adjudications publiques. L'avocat du roi blâma de la manière la plus sévère la conduite de l'ex-préfel de police, et reconnut expressément qu'en signalant les faits en question, le journaliste de l'opposition n'avait fait que remplir un devoir. Avant même le prononcé du jugement, une ordonnance royale avait rayé M. Gisquet de la liste des conseillers d'Etal en service extraordinaire, et enlevé les fouettons de receveur général de l'Aube à son gendre, dont le nom s'était trouvé compromis dans cette sale affaire.

Aux élections de 1839, M. Gisquet fit publier que, lors même que ses électeurs le nommeraient de nouveau député, il refuserait cet honneur. C'était savoir se rendre justice. Rentrer dans l'obscurité et tacher de se faire oublier était eu elfet ce que M. Gisquet avait désormais de mieux à faire. Il n'en fut pourtant pas ainsi : il publia, vers la fin de la même année, ses Mémoires, a|*>logie complète de sa vie, qui contient force accusations et critiques, parfaitement fondées d'ailleurs, à l'endroit de l'administration supérieure- Plus tard, il entreprit un voyage en Egypte et en Orient, et crut devoir, à cette occasion, nous faire part de ses impressions de touriste. L'indifférence absolue du public pour ses ouvrages, annoncés avec fracas, aurait dû lui faire comprendre tpiel rôle lui convenait le mieux. Cependant , on vit encore son nom figurer sur des listes électorales en 1845». Maintenant M. Gisquet est redevenu, comme en 1826, manufacturier à .Saint- Denis. A la bonne heure! (ilTAXOS. Vfjez Bohémiens.

GITSCHIN, chef-lien du cercle du même nom, en Bohème, compte près de quatre mille liabitants. Cette ville possède un gymnase , une école militaire , une caserne , jadis collège appartenant aux jésuites , etc., et elle est le centre d'un commerce de céréales assez étendu. C'était autrefois la capitale du duché de Friedland. Quand, en 1627, Walleusleiu choisit Gitschin pour en foire le chef-lieu de sa principauté, ce n'était qu'une misérable bourgade, comptant à peine deux cents maisons couvertes en chaume; niais, grâce aux sommes considérables qu'il employa en secours et en encouragements à tous ceux qui voulurent y élever des constructions nouvelles , la pauvre bourgade ne tarda pis à être transformée en une jolie petite ville , bien propre et régulièrement construite, accrue d'un château magnifique qu'il y lit élever à grands frais.

En 1636, on déposa les restes mortels de Wallcnstein dans la chartreuse de Walditz, voisine de Gitschin; mais en 1639 Baner, le général suédois, envoya en Suède la tête et la main droite du héros, comme trophées des victoires remportées par l'armée sous ses ordres. Après celle profanation , les restes de Wallcnstein demeurèrént oubliés dans cette chapelle, jusqu'à ce que le comte Vincent de Waldstein les fit translérer à Muncliengraetz, dans le caveau de sa famille, où le tombeau de son glorieux ancêtre est maintenant orné d'une inscription qui rappelle ses hauts

Le cercle de Gitschin, sur une superficie de 10S myriamètres carrés , compte une population d'environ 900,000 âme*.

GIUIAY. Voyez Gyulay.

G1ULIO ROMAXO. Yoga Jui.es Romain.

GIUÎSTI ou GIUYTA, célèbre famille d'imprimeurs qu'on appelle en Espagne Junti, Junta ou Juncta et aussi

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