‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 278 sur 614 · GIUNTI · texte numérisé non relu

GIUNTI

reuce. A Solamanque, nous voyons de 1534 à 1553 un Juan pe Ji.vta qui très-vraisemblablement est le même que le Juan Junta de Burgos précité; et en 1582 un Luco Jurer*. A Madrid il y avait en 1595 un Giulio Jurer* , qui mourut en 1618; puis Thomas Jim a ou Jcnti, de 1594 à 167.4, et qui à partir de 1631 prend le titre d'imprimeur du roi.

GIURGEWO, ville fortifiée de la Turquie d'Europe , dans le paclialik de Roumélie, bâtie sur une Ile du Danube, compte environ 15,000 habitants, et eat le centre d'un commerce tort actif avec la mer Noire. Elle est célèbre par la victoire que les Rusess, commandés par RomanzolT, y remportèrent sur les Turcs, le 3 lévrier 1773. Les Russes n'en emparèrent en 1»10; et ce fut dans ses murs qu'en 1811 s'ouvrirent pour la conclusion delà paix des conférences, transf>rées Tannée d'après a Buctiarest. Les Russes prirent encore r.iurgewo en 1828, et, aux termes du traité de paix intervenu alors entre la Porte et la Russie, les fortifications durent en être rasées. En 1854 , les Russes occupèrent de nouveau cette place; mais après la levée du siège de Silistrie les Turcs attaquèrent les troupes russes à Giurgewo , et à la suite de combats renouvelés du 5 au 7 Juillet , les Russes durent battre en retraite et évacuer la ville.

GIUSTI (Gh.-sf.wf.) , l'écrivain politique et satirique !<• [il us célèbre de la moderne Italie, né en 1809, à Monsnannano, bourg situé entre Pistoic et Poscia, étudia le droit [«nir complaire aux désirs de son père, bien qu'il ne se sentit qu'une médiocre vocation pour la carrière du barreau. Reçu docteur en droit, il se rendit à Florence, où pendant quelque temps il travailla dans le cabinet de l'avocat Ca^oqnadri, devenu plus tard ministre de la justice. Mais alors il acquit de plus en plus la conviction , partagée du reste par tous ses proches et amis, qu'il n'était rien moins que fait pour la prolession qu'on lui avait fait embrasser. A son aversion pour les travaux du barreau se joignait un état valétudinaire, en même temps qu'un amour malheureux avait laissé une ineffaçable empreinte sur la direction nilurellcmcnt mélancolique de ses idées. Uniquement occupé de ses poésies, les soins exigés par son état de souffrance habituel le condamnaient à vivre dans l'isolement, sans autre distraction que des rapports soit direct», «oit épistolaircs avec quelques-uns de ses pins illustres contemporains, tels que M an r.on i, d'Axeglio, et surtout avec son ami Capponi. Dès 1835 il circula un gnfnd nombre de cojiies manuscrites d'un ooëinc qu'il avait composé à l'occasion de la mort de l'empereur François I". Il y avait longtemps qu'on n'avait entendu en Italie une voix si courageuse et si libre s'affranchir, et quant àu fond môme des idées et quant à la forme, des entraves de la crainte et des préjugés. On rit à peu de temps de là paraître le Dits ira et le Tumulto d'apatia, oeuvres conçues dans le même esprit. Un poème qui fit encore plus de sensation fut // Uhndisi di Girtlla, dam lequel il stygraatbait les renégats et flagellait le* hommes qui font profession de n'avoir pas de principes en politique.

Les œuvres poétiques deGiosti ne tardèrent point a être les ouvrages les plus recherches et les plus lus depuis les Alpes jusqu'au pied de l'Etna ; et cependant H n'avait pas encore attaché son nom a la moindre de ses productions. Le Girella fut suivi daSlivaleelàeVlncoraiione, poèmes dans lesquels il célébrait l'indépendance nationale de l'Itabe ; puis de Ballo, de Scruta, de Iteuma d'un contante et de Firindisi, compositions dans lesquelles il faisait bonne justice de la galloiuanie et de la tendance de certaines gens à s'assimiler les moeurs et les idées qui ont cours au delà des Monts. Vinrent ensuite Vettisione d'un cavalière, satire contre la manie des titres et des décorations ; Gii Vmanitari et Gli Immobili ed i Semoventi, satires des utopistes tant humanitaires que socialistes; Leggesugf impiegati, contre les usurpations incessantes de la bureaucratie; La Terra de' Morti, contre M. de Lamartine.

Dans l'été de 181 ï, Giusti se trouvait aux bains de mer de Livuurne, quand il parut sans son aveu une édition fantive

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