‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 280 sur 614 · ACE · texte numérisé non relu

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, sont aux fraises , aux frambroises, etc., des «(«ces au chocolat, au café, \ la vanille, sont les plus innocentes de toutes. On ne doit pas prendre de boissons glacées lorsqu'on est échauffé par un exercice violent : Reg nard mourut pour avoir bu un verre d'eau à la glace au retour de la chasse. Les médecins ne veulent |ias que l'on prenne dts glaces tant que la digestion n'est |>as faite. Tey$s4drb.

GLACE [Technologie). Lorsqu'on eut trouvé le moyen de fondre certains sables pour en former des (muses homogènes et diaphanes, on eut trouvé le secret de fabriquer ces tables que , par analogie avec la croûte solide qui se forme par des temps froids au-dessus des eaux , on est convenu d'appeler glaces. On peut distinguer deux sortes de glaces, celles qui sont soufjlces et celles qui sont coulées. Les glaces souillées se font à peu près comme le verre à ] vitre , c'est-à-dire qu'en souillant dans un tube de fer, on fait prendre à une masse de verre fondu , qui est adhérente au bout opposé, la forme d'un cylindroide , dont on retranche les bouts , après quoi on fend lu- tube ou manchon qui reste, dans le sens de sa longueur; on létale, on le dresse aussi exactement que possible pour en former une table régulière.

Les glaces coulées sont des tables de verre composé de ; Soude artilicieile, 1 partie sable siliceux, 3 chaux éteinte à l'air, } du sable; vieux verre, ravivé par de soude, en quantité indéterminée. On fait d'abord liquéfier ces un- : tières dans des creusets faits d'argile et de tessons broyés de vieux creusets, dans lesquels on les jette en trois reprises différentes; seize heures après, on verse le tout dans des cuvettes, espèces de creusets ayant la forme d'une auge rectangulaire; on l'y laisse pendant seize heures, ce qui s'appelle fuire la cérémonie; après quoi, les matières se trouvant combinées au degré convenable, on procède au coulage. Une table de brunie d'environ 2 décimètres d'épaisseur est établie sur un bifide charpente, lequel est porté sur trois roues en fonte de fer. On place sur ses bords deux règles parallèles, dont l'épaisseur détermine celle qu'on se propose île donner à la glace; un cylindre de bronze de 3 a 4 décimètres de diamètre roule sur les deux règles, etc. Tout l'appareil étant amené auprès du fourneau, on saisit, au moyen de tenailles , les cuvettes qui contiennent le verre en fusion ; on les suspend à des potences tournantes, ce qui permet de les amener facilement auprès de la table de bronze; enfin , après avoir enlevé les crasses qui couvrent le verre fondu , on le verse sur la table , le rouleau passe dessus, lui (ait prendre une épaisseur t^alc, et la table do verre qui en résulte est propre à faire une glace. La glace étant coulée , on la met dans un four, appelé car cai se, pour l'y laisser refroidir lentement, ce qui la rend moins cassante. En sortant de la enreaise, les glaces sont susceptibles de recevoir le poil , perfectionnera en t qu'on leur donne en deux opérations , qui sont le ttégmssi et le poli proprement dit. Pour dégrossir la glace , on la fixe avec du plâtre sur une table de pierre , celle de ses faces la moins irrégulière étant en dessous. Une autre glace , beaucoup plus petite , est fixée au dessous d'un cône de pierre, lequel porte une sorte de roue en bois. La petite glace étant placée sur la grande, on projette sur celle-ci du grès pilé et imbibé d'eau; deux hommes saisissent, l'un d'un coté, l'autre de l'antre , la roue que porte le cône de pierre , poussent et tournent cette espèce de molette en tous sens , de façon que le grès use en même temps la grande et la petite glace , et leurs faces , qui sont en contact , s'irsent et se régularisent progressivement. Qoani les deux glaces sont dégrossies, on procède au poli définitif : dans cette opération , la petite glace est remplacée par un feutre fixé sur une semelle de bois chargée de plomb : oo fait mouvoir le tout au moyen de manches que porte la semelle de bois. Dans les diverses înanoiuvres du poli, on remplace le grès d'abord par de la poudre d'émeri un peu grosse ; on lui en substitue successivement de plus line à mesure que l'ouvrage avance , et l'on termine eulin avec du rouge a" Angleterre

sulfate de Ter rouge). Aujourd'hui, le dégrossi et le polissage des glaces s'effectuent en très-grande partie à l'aiile de

Lorsque la glace est destinée a réfléchir les objets ou à servir de miroir , on est obligé de couvrir une de ses faces d'une couebe de matières opaques : cette couche , qu'où appelle le tain, se compose d'une feuille très-mince d'étain, que l'on fixe sur la glace au moyen du mercure. Cette opérai, un, fort délicate, est néanmoins tacile à comprendre : la gla< c est euuchée sur une table de pierre dure , qui , portée sur une es[>èce d'essieu , prend tous les degrés d'inclinaison qu'on veut lui donner ; on étend la feuille d'étain sur la pierre : on fait en sorte qu'elle s'y applique bien en tamponnant ; après quoi on verse du mercure dessus. Ce métal dissout l'étain tellement, que celui-ci s'accroche, pour ainsi dire, aux aspérités du verre; ou couvre le tout de flanelle, que Ton cliargc de poids; cela fait, on incline successivement la table qu'on met dessus , afin de déterminer l'écoulement du mercure qui est en excès , etc. Quand la couche d'étain a recouvré toute sa siccité, la glace est propre à réfléchir les layons lumineux.

Les glaces soufflées se dressent, se polissent, s'étament, etc. , de la même manière que les glaces coulées: elles sont moins coûteuses que celles-ci ; mais comme le verre dont elles sont laites a pu recevoir diverses altérations dans sa contexturc quand on les a soufflées, dressées, etc., ces glaces sont sujettes à avoir plus de défauts que les autres. Tkvssèoke.

Depuis quelques années , l'industrie des glaces a pris un grand développement, et s'est fait remarquer par ses progrès matériels et financiers. Ce qui naguère semblait être uniquement une affaire de luxe est devenu non-seulement un besoin pour toutes les classes, mais en quelque sorte un objet de première nécessité. Aussi la fabrique de Saint- Gobain, qui, seule il y a trente ans , fournissait alors annuellement 20,000 mètres carrés <le glaces de toutes dimensions , a dù pousser sa fabrication à plus de 54,000 mètres, et ses actions, qui en |S30 avaient une valeur d'émission de 10,000 fr., s'étaient élevée» en 1845 à plus de 30,000 fr. La fabrique de Saint- Quii in et Cirey, créée plus tard, et qui depuis s'est réunie à Saint-Gobaiu pour la vente, a suivi les mêmes phases. En Belgique, la manufacture de Suintc- Marie-d'Oignie» présente les mêmes résultats. Enfin , dans l'Allier , la fabrique de Montluçon , venue la dernière , a obtenu dès son début de beaux succès.

GLACIERE, lieu ou l'on conscive de la glace. Depuis qu'il existe îles caves, on a pu faire l'observation qu'a une profondeur de quelques mètre) au-dessous du sol la température est constante , à peu de chose près , pendant toute l'année, d'où on a dû conclure qu'à une certaine profondeur la glace ne fondrait que très-lentement.

Une bonne glacière doit être inaccessible aux courants d'air chaud et à l'humidité. Aussi établit-on, autant qu'on le peut, les glacières sur le flanc d'un coteau qui regarde le nord. Si la nature du terrain te permet, une simple excavation couverte d'un toit de chaume ombragé par des arbres conservera bien la glace. Au reslc , voici en ]ieu de mots la description d'une glacière ordiuaiie : l'excavation étant pratiquée, on soutient les terres |iar des murs en maçonnerie , ou bien on les recouvre d'une couche épaisse d'argile ; le tout est couvert d'un toit conique en chaume ; un conduit long, bas , étroit , tortueux, coupé de distance en dis* tance par trois ou quatre portes, afin que l'air extérieur pénètre difficilement dans la cavité, permet d'arriver jusqu'à la glace. Le fond de la cavité est recouvert de paille, sur laquelle on rauge les morceaux de glace. L'eau qui se forme descend à travers la |>aille, et va former une petite mare au dessous, ou bien elle s'écoule au dehors par un petit conduit ; car la glace doit être toujours à sec autant que possible.

Il faut quelques années pour qu'une glacière acquière toutes les qualités dont elle est susceptible : dans la première année sa température n'est pas aussi froide que pendant les suivante*. Tevssédrk.

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