GLACE — GLADIATEUR
Ou appelle aussi glacières certains appareils frigorifiques employés à faire des glaces dans l'art culinaire. GLACIÈRE ( La ). Voyez. Gcntiixt.
GLACIÈRE ( Massacres de La). Voyez Jouant* Court- Tfrre.
GLACIERS. On appelle ainsi tantôt les pics les plu» élevés des montagnes, que couvrent des neiges et des glaces étemelles , tantôt des amas de glaces qui se sont formes successivement, par la suite des temps, dans les vallées des hautes montagnes. On en trouve dans les Alpes qui ont 15 kilomètres d'étendue, avec une épaisseur de glace de plus de 350 mètres; tel est, par exemple, le glacier de l'Ara, dans l'Oberland Bernois. Les glaciers sont formés de neiges congelées et des eaux de pluie qui s'y sont infiltrées. L.» unt masses acquièrent avec le temps beaucoup de dureté , soit par reflet du poids que les couches supérieures exercent sur les inférieures, soit par rapport à l'intensité du froid qui règne dans la région où se trouve le glacier. On trouve d«s glaciers qui contiennent des couches horizontales de sable et de cailloux, ce qui s'explique facilement : en eflct, supposons qu'à une certaine époque , en été par exemple , le glacier était dominé par le sommet d'une montagne sablonneuse , et qu'à la suite de fortes pluies les torrents en sillonnèrent les flancs, entraînèrent et répandirent sur le glacier dessables, etc. : dans la suilc des temps, cette couche de matières solides fut couverte par de nouvelles neiges, de nouvelles glaces. Comme il se fond toujours une quantité quelconque des matières qui composent un glacier, ces amas de glaces donnent souvent naissance à des ruis seaux , des rivières : le RhOnc et le Gange sortent des glaciers. C'est encore à eux qu'il faut rapporter le transport de* blocs erratiques. M. Agassi/, attribue la formation des glaciers primitifs à un refroidissement subit «le la terre dû à une évaporation considérable, lors de Péniersion dn continent. TtvssfcoiiE.
GLACIS. C'est le nom qu'on donne a une pente de terre, ordinairement revêtue de gazon. Les glacis qui se trouvent dans les jardins prennent le nom de talus; cependant, la pente des talus est beaucoup moins douce que celle des glacis : c'est donc à tort qu'on a confondu deux expressions qui auraient «lû demeurer distinctes.
En termes de fortification , le glacis de la contrescarpe, ou simplement le glacis, est une pente douce qui jwrt de l.i crête du chemin couvert , et s'étend de 40 à 50 mètres jusqu'à sa rencontre avec la campagne. En allongeant ainsi le
glacis , les défenseurs du chemin couvert fournissent un feu plus rasant et plus rapproché des attaques que celui dc> remparts. Dans l'attaque des places, l'assiégeant, après avoir établi des cavaliers de tranchée sur le haut du glacis, chasse l'assiégé du chemin couvert et vient y établir ses batteries de brèche. De son coté, l'assiégé, qui a d'avance préparé desgalerics de mines sous le glacisdu chemin couvert, s'occu|ie de diriger ses fourneaux de manière à bouleverser les travaux de l'assiégeant.
En peinture, on appelle glacis la couche de couleurs légères et transparentes que les peintres appliquent quelquefois sur les couleurs déjà sèches d'un tableau , pour leur donner plus d'éclat et de ton.
GLAÇON, petit morceau de glace, ou, absolument parlant, |*tit cristal qui est comme l'élément d'il quelconque de glace. Les glaçons présentent diverses I qui sont tantôt celles d'aiguilles , de pyramides , etc.
GLAÇCRE. Dans les arts céramiques on donne ce i à une sorte de couverte légère.
GLADIATEUR (de gladius, glaive). Les gladiateurs étaient des hommes qui, pour amuser le peuple romain , combattaient dans l'arène, les uns contre les autres ou contre des bêtes féroces : dans ce cas, pourtant, on les appelait plus particulièrement bestiaires. Ce spectacle ne s'introduisit point à Rome dans les cinq 'premiers siècles de son existence, mais à une époque où la civilisation grecque avait pu adoucir déjà tes mœurs grossières et faroucltes. Il est