‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 284 sur 614 · GLADSTONE · texte numérisé non relu

GLADSTONE

et qui fut plus tard transféré à Pari*. Il est signé d'Agasias ; une imitation en bronze en existe aux Tuileries, 1 ne opinion très-vraisemblable, émise par Ifeyne, y voit la représentation d'un guerrier combattant un adversaire à cheval; c'est une des plus belles œuvres de l'art grec et peut-être la seule qui rende d'une façon saisissante nn monvement passionné de Pâme. On connaît aussi le gladiateur mourant, également reproduit en bronze aux Toilerie». Visconti croit que cette figure est celle d'un soldat barbare, blessé à mort et expirant sur le champ de bataille, semé d'armes de guerre. Puis le gladiateur rudiaire, personnage nu qui lient une épée. On n'avait pas réfléchi que les gladiateurs romains ne combattaient jamais nus, mais presque toujours avec des armures aussi complètes que nos chevaliers du moyen âge. Cependant, il nous reste quelques représentations certaines de gladiateurs ; tel est le cippe de Bâton, célèbre gladiateur sous Caracalla, qu'on voit à la villa Pamphili; telles sont quelques mosaïques delà villa Albani , les peintures d'un tombeau étrusque à Cometo et les bas-reliefs du tombeau de Scaurus à Pompéi.

W.-A. Dockett.

GLADSTONE (William EWART), homme d'État anglais, est le fils de sir John Gladstone, riche négociant de Liverpool, où il est né, en 1809. Élevé à Éton , il acheva ses études avec une rare distinction, à Oxford, et après avoir fait sur le continent la tournée d'usage, il entra au parlement en 1834 comme député de Newark. Son origine tolurière, son instruction classiq uc , ses opinions conservatrices et le talent qu'il déployait dans la discussion des affaires pratiques, rappelèrent aux vétérans de la chambre des communes les débuts de Robert Peel. Celui-ci reconnot bien vite aussi l'utilité dont le jeune Gladstone pouvait être à son parti , et pendant son court passage aux affaires, en décembre 1834, il le nomma d'abord l'un des lords de la trésorerie, et à quelque temps de là il lui confia les fonctions de soussecrétairc d État pour les colonies, en remplacement de Stuart Wortley, que lesélectcurs n'avaient pas réélu membre du parlement. La démission donnée par Peel en avril 1S35 amena aussi celle de Gladstone, qui dès lors appartint au parti de l'opposition. Animé de convictions religieuses profondes, il se rattacha en même temps au mouvement pustyle, et publia deux ouvrages : The State in ils relations with the Church and Churchprinciplesconsidered in their results, où il proclamait le princi|»e de la séparation al*«lue de l'Église et de l'État. Quand, en 1841, Peel revint au timon des affaires, Gladstone fut nommé vice-président du board of trade ( bureau de commerce), position qui faisait de lui, dans la chambre descommunes, le défenseur naturel de la politique commerciale adoptée par le cabinet, et dont son chef immédiat, lord Ripon, était l'interprète dans la chambre haute. Il s'acquitta de cette mission, qui était entourée de difficultés de tous genres, avec une extrême habileté, et passa alors a juste titre pour le bras droit de Peel. Au mois de mai 18t-l il fut nommé président du bureau de commerce, avec une place dans le cabinet; mais en février 1845 il donna sa démission de ces fonctions, pour ne point s'associer par son vote au bill de dotation du collège catholique de Mavnooth, fidèle en cela au principe qu'il avait posé dans ses écrits que ce n'est point à la puissance temporelle qu'il appartient de fonder et de doter des établissements religieux. Cette dissidence n'amena nullement la rupture de ses rapports d'amitié avec Robert Peel, et au mois de décembre de la même année il rentra dans l'administration comme ministre des colonies. Dans la grande lutte parlementaire qui s'engagea sur la question de la liberté du commerce, Gladstone demeura le soutien fidèle et dévoué de Robert Peel. Avec lui il quitta le ministère en juillet 1S4G; et aux élections générales qui eurent lieu l'année suivante, les électeurs de Newark ne lui ayant plus continué leur mandat, il eut l'honneur d'être choisi par l'université d'Oxford pour la représenter dans la chambre des communes. Eu l»50 Q entreprit en Italie un voyage que vint bientôt interrompre une invitation que lui adressa

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