‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 285 sur 614 · GLADSTONE · texte numérisé non relu

GLADSTONE

lard Stanley, en février Iftfcf , de (aire partie de la nouvelto administration qu'il s'occupait à ce moment de constituer. Mais la combinaison projetée échoua, par suite du refus de de lord Stanley d'abandonner la cause du Protectionisme , Gladstone ayant alors rompu les négociations ouverte* entre ce» deux hommes d'Étal. Il publia ensuite sa lettre à lord Aberdeen sur les persécutions politiques dans le royaume de Naples, sorte de manifeste qui produisit une sensation extrême, et que lord Palraerston eut soin de faire adresser à toutes les cours de l'Europe. Une grande popularité s'attacba dès lors au nom de Gladstone; et si elle a diminué depuis, il ne faut l'attribuer qu'aux tendances manifestement catholique» qu'il a montrées dans ces derniers temps. Pendant son voyage en Italie, il traduisit l'Histoire de Rome moderne par Farini, History of the Roman Slate (3 roi., Londres, 1851-1857). Dans le cabinet du Î8 décembre 1852, M. Gladstone devint chancelier de l'échiquier, et c'est lui qui a dû pourvoir aux mesures financières destinées à alimenter la guerre que la Grande-Bretagne soutient en Orient arec la France et l'empire ottoman contre la Russie.

GLAGOL, G LAGOL1TZA ou GLAGOMTIQL'E (Alphabel), ancien alphabet slave, singulièrement conformé, différent complètement du kyrillitia , employé surtout par le clergé catholique slave en Dalmatie, et sur l'origine, l'antiquité et les noms duquel les savants n'ont pas encore pu s'accorder. A toutes les époques, les hypothèses les plus diverses ont été ha&ardées sur ce sujet. La plus ancienne, mais aussi la moins soutenable de toutes, est celle qui donne à cet alphabet saint ierome pour inventeur, et qui par eon>équent fait de lui le orateur de la littérature glagolittque. GrubU&ifsch, Donner, Schimck, Anton, Alter, Linhard, Durirh, Friscti, Kohi, Voigt, Schheter, Karamsin, etc. , etc. , ont publie à te sujet des dissertations plus ou moins bien fondées. DobrowsLi se livra ensuite à un examen critique et approfondi de la question ; et Kopitar, Jacob Grimm, Ivan Preis, vinrent après lui, chacun avec un système diiferent. Ce qui parait résulter de positif de ces débats, et surtout de la découverte d'un uiauuscrit glagolittque du onzième siècle, appartenant au comte Kloz et publié par Kopitar sous le titre de Glagoltla Clozianus (Vienne, 1846), c'est que les caractères glagolUtques sont d'une date bien plus ancienne que le treizième siècle, ainsi qu'a essayé de le prouver Dobrowski dans ses Glagolitica ( Prague, 1807 ).

Kopitar fait dérher les dénominations de glagol, g lagoldia, glagolUtque, glagoltla, du mot glagolM, qui revient si souvent dans les textes liturgiques, complètement .inconnu aux Serbo-Croates, et signi liant dans la langue ecclésiastique ■> parler », tandis que glagol signifie « la parole, le discours ». L'opinion émise par Jacob Grimiu que quelques caractères runiques se trouvent reproduits dans les caractères glagolitiques , la plupart s'ouvrant à gauche, et que par conséquent le ijlagal doit avoir une haute antiquité, présente beaucoup de vraisemblance. Ivan Preis révoque en doute cette antiquité, et prétend tout au contraire que l'alphabet glagolitique n'est pas plus ancien que l'alphabet c y ri I lien ou kyrillitia, et que c'est celui-ci qui a évidemment servi de modèle à celui-là.

GLAIRES. On a donné ce nom à une sorte d'humeur blanche, gluante et visqueuse, à peu près comme le blanc dVeuf dans l'état liquida. Le liquide fourni par les membranes muqueuses, comme celle du nez par exemple, est glaireux. Dans une certaine médecine humorale, les glaires jouaient de grands rôle»; les enfante particulièrement étaient supposés tourmentés par des glaires, et les adultes n'étaient point à l'abri des ravages que pouvaient produire ce* mucosités , engendrées dans le corps humain sous l'influence de mille causes morbinques. Pour répondre à ces idées théoriques, on avait une médecine et une thérapeutique surtout appropriées : ainsi , on tâchait de rendre tes humeurs moins épaisses, moins visqueuses; on avait des atténuants, des dissolvants, des incisifs, qui hachaient les humeurs épaisses, etc.; ou bien, au contraire des incras-

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sants, de* iirvisquante , pour leur donner la viscosité, la ténacité qui leur manquait. On pense bien que les progrès

I de la philosophie ne pouvaient pas refluer jusque dans la médecine sans y détruire ces chimères; on ne nie point aujourd'hui que dans quelques cas les mucosités ne prennent plus ou moins de consistance , ne soient versées dans les cavités en plus ou moins grande quantité qu'a l'ordinaire ,

I et avec des propriétés plus ou moins différentes de celles qui leur sont habituelles; mais on ne fait plus de res flaires le point de mire de toute médecine. Dr Ss.snrus. GLAISE. La glaise, terra pinguls des anciens, est

| une terre grasse, qui a été désignée par les minéralogistes modernes sous le nom d'argile flguline. Cette matière se délaye facilement dans l'eau ; sa couleur est foncée; elle

I devient rouge par la cuisson, en se vitrifiant à demi. On

; s'en sert principalement pour faire des poteries et de la faïence en y ajoutant du sable. Ce n'est même que ta finesse

| du sable que l'on ajoute à l'argile et l'émail blanc dont on la couvre qui distinguent la faïence de la poterie grossière. Les usages de la glaise ne se bornent point aux poteries;

I on s'en sert aussi pour cimenter les bassins et empêcher

! (Infiltration des eaux ; les sculpteurs l'emploient pour modeler leurs ouvrages. Elle résulte du mélange «le plusieurs terres ; mais la silice y domine, ce qui ne l'empêche pas d'être ductile, tenace et homogène; le fer oxydé y existe

I toujours en quantité variable : aussi les teintes de la glaise sont-elles très-diverses ; elle ne Tait pas effervescence avec

] les acides. Les terres glaiseuses ne sont pas bonnes a la végétation ; mais elles possèdent, comme la marne, la pro-

I priélé de dégraisser les étoffes. On rencontre la glaise a ta

. surface de la terre, et quelquefois a une très-grande profon-

I deur; c'est elle qui forme ordinairement le sol des réservoirs , des sources , des fontaines et des puits artésiens.

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