‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 286 sur 614 · C. Favuot · texte numérisé non relu

C. Favuot

GLAIVE (en lalin glaàius), arme dont l'origine se perd dans la nuit des temps, et qui a laissé dans l'imagination des peuples une profonde impression de terreur. C'était chez les anciens une épécà lame courte, large et à deux tranchants. Dans le moyen ago, les chevaliers s'en servaient pour se battre en champ clos. Il y avait aussi une autre épée-giaive, dont la lame était mince, légère et à pointe aiguë. Cette dernière, en usage chez les Grcrs et chez les Romains , ne parait pas avoir été adoptée par les Francs, lorsqu'ils se furent nationalisés dans les Gaules. L'ancien cari et , on épée mince, à lame éffilée, portée par les officiers de l'armée française sous la République, le Consulat et l'Empire, était du genre du glaive des anciens l.c 5a bre- poignard, que porte aujourd'hui notre infanterie, ressemble au glaive du moyen âge. Les lances minces , armées d'une pointe longue et aiguë, portaient aussi le nom de glaive.

Au figuré, ce mot n'est plus employé aujourd'hui que dans la prose héroïque ou dans la poésie. On dit le glaive de Pieu , le glaive de la Justice, le glaive vengeur, pour indiquer une punition du ciel, le verdict d'un tribuual qui condamne un coupable, un grand criminel. L'on disait autrefois que le souverain avait la puissance du glaire, que Dieu avait mis le glaire entre les mains du prince, pour indiquer qu'il avait le pouvoir de vie et de mort. On appelait glaive spirituel la juridiction de l'Église, le pouvoir que l'Eglise avait d'excommunier. On disait que Dieu avait frappé de son glaive le prince, la province, le royaume qui venait d'encourir l'excommunication. L'Écriture dit que celui qui frappera du glaive périra par le glaive.

GLAMORGAN, l'un des comtés de la principauté de Galles, situé entre ceux de Moninouth, de Bricknock et de Caermarlhen et le canal de Bristol, présente une superficie de M myriaroètres carrés. Sa côte, riche en baies, plate et unie jusqu'à une profondeur de quelques myriamètres dans l'intérieur, est fertile et tempérée. Plus loin commence la région montagneuse ; et aux limites du comté, où elle se rattache a la chaîne des monts Brecow, elle atteint une éléva-

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tion do six à sept cents mètres. Une foule de petites rivières y produisent par leurs sinuosités de multiples alternative* de crêtes et de vallées et un grand nombre de chutes d'eau. L'agriculture, l'élève de la race ovine et de la race bovine, y donnent d'importants produits; mais la principale richesse du comté consiste dans ses production* minérales. C'est dans le comté de Glanwrgan que se trouvent les mines les plus importantes et les plus nombreuses de toute la Grande- Bretagne, tant pour la houille que pour le fer. L'exploitation de la grande houillère du Swansea a pris dans ces dernières années une telle extension, qu'à elle seule elle égale toute la production bouillière de la Belgique, et indépendamment de l'immense consommation qui s'en Tait sur les lieux mêmes pour alimenter ses hauts fourneaux, etc. , il s'expédie encore au loin d'énormes chargements de ces welsh-coals ( houille galloise ) , qu'on recherche surtout pour les machine» à vapeur. Cette exploitation minière et métallurgique, avec le commerce auquel elle donne lieu , développe dans ce pays la vie la plus active ; aussi chaque année voit-il s'augmenter sensiblement le chiffre de sa population et le bien-être de ses habitants. En 1»40 ils étaient au nombre de 173.&00. Le recensement de l»W) a constaté que le chiffre de te population était déjà de 240,000 âmes.

Cardiff, avec le port de Pennarlh, est le chef-lieu du comté de Glamorgan. Cette ville est reliée par un chemin de fer et par le canal de Cardiff ou de Glainorgan aux houillères et aux mines de fer de Merthyr-Tgdvil, sur Taff, qui n'était d'ahurd qu'uu misérable bourg, et qui aujourd'hui est l'une des plus importantes localité* du comté. On y comptait dès ISM au-delà de M),000 habitants, tandis que eu ibOl sa population n'était encore que de 7,700 àmes. Aux environs de Merlhyr ou trouve les colossales (orges de Dowlais, avec dix-huit.de Ctffarlha avec onze, de rtymouth, avec huit, de Pcnnyilarran, avec sept hauts fourneaux, produisant ensemble 2,400,000 quintaux de fer brut chaque année, et dont la première à elle seule occupe plus du 7,000 ouvriers. A la grande et principale industrie locale, la fonte du minerai de fer, se joignent aussi la fonte du minerai de cuivre venu de l'étranger et la fabrication du fer-blanc.

La ville principale et le port de mer le plus important du comté de Glamorgan est Swansea. Le siège épiscopal, Llandttff, n'est qu'un misérable village, où se trouvent les ruines d'une superbe cathédrale, dont la construction remonte à l'année 1 120, et celles du palais épiscopal.

GLANAGE. Glaner, c'est ramasser à la main les épis icstés isolément sur un champ, après le hotlclage daus certains pays, et seulement après l'enlèvement des gerbes dans d'autres. On nomme glane une collection d'épis aussi nombreuse que la main peut la contenir. Us glaneurs et les glaneuses sont les hommes, femmes et enfants pauvres, qui dans chaque pays viennent après le bottelagc, ou après l'enlèvement des gerbes, recueillir les épis laissés à la surrace des champs.

Le glanage est-il une liabilude lionne en elle-même et utile aux populations pauvres? Quoique l'ancienneté de cet usage établisse une sorte de prescription en sa faveur, quoiqu'il la prenùère vue il semble naturel que les pauvres gens viennent prendre leur part, une faible part, des biens de la terre, est-il dam l'intérêt véritable de ceux qui s'y livrent? Que dit l'expérience à cet égard? J'ai vu dans plusieurs pays des lilles de service rompre des engagements contractés à une époque de l'année où les travaux deviennent plui pénibles, s'exposer à rester sans place pendant l'hiver, pour prendre part au glanage, toujours peu productif pour ceux qui s'y livrent honnêtement, pour mener liendant quelques semaines une vie aventureuse. Tel est le résultat moral pour cette première classe de glaneurs. Souvent les jeunes enfants qui glanent passent une partie du Jour à jouer; ils craignent le châtiment à leur retour : les gerbes et les javelles sont là... Les hommes et les femmes gagneraient beaucoup plus en prenant à la récolte une pari active. Pour les campagnes des enviions des villes, elles sont

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