GLOBE
GLINKA (Mien kx ) s'est fait un nom dan» ces oerniers temps comme compositeur, et notamment par son hymne national russe, paroles de Chukowski. Son opéra Notre Vie pour le C*ar! représenté pour ta première fois en 1837 . sur le théâtre de Saint-Pétersbourg avec un grand succès, offre le premier exemple d'un opéra vraiment russe, tant pour les paroles que pour la musique.
GLISSON (Capsule de). Voyes, Fou.
GLOBE (du latin globus). Les géographes sont convenus d'appeler globes les splteree sur lesquelles sont tracées les positions dûs étoiles, ou bien des. terres, des mers, etc. L'invention des globes remonte indubitablement à des temps anciens. Le premier observateur intelligent qui voulut faire comprendre d'une manière facile et prompte à ses élèves la position, les mouvements des astres, no dut pas être longtemps à s'apercevoir qu'un petit modèle du monde (un globe) serait un instrument excellent pour servir de base a ses démonstrations. La sphère terrestre occupant en appa ronce le centre du monde , l'homme est censé habiter entre deux sphères, l'une convexe, la terre, l'autre concave, la voûte céleste. Qui le croirait? celle-ci ayant été plus tèt et mieux connue que l'autre, la construction du globe céleste a dO précéder l'invention du globe terrestre. Quoi qu'il en soit, la théorie des globes céleste et terrestre est basée sur les mouvements, soit apparent», soit réels, des astres, de la I terre, etc. On peut les construire indifféremment suivant I l'un et l'autre s>sléu»e, le résultat sera toujours le même. Quoique la théorie et l'utilité des globes lussent connues depuis longtemps, ce ne fut qu'au seizième siècle, lors de la renaissance des sciences et des arts, époque aussi du développement que commencèrent à prendre les applications des théories de la mécanique, que Ton construisit des globes avec précision , et d'une grosseur inaccoutumée. On remarqua d'abord ceux de Tycbo- Jiralie , un en cuivre , de lm,i0 de diamètre, et un autre dont les proportions éuor lues fixèrent l'attention de Pierre le Grand, qui le fit acheter et transporter à Saint-Pétersbourg. Douze personnes peu- I vonts'asseoirconimodement dans son intérieur autour d'une table, et y fairedesobservations. U fut construit par Brouscb, de Umbourg : il était céleste à l'intérieur et terrestre à l'extérieur. La Bibliothèque impériale de Paris possède deux globes qui ont 4m,?a de diamètre. Le cardinal d'Lslrées les avait fait construire par Coronel 1 i; dans la suite, il , en lit Irammage â Louis XIV. On voit encore â Paris deux i globes magnifique* eu cuivre, et d'un grand diamètre : celui de la bibliothèque Mazarine, exécuté aux Irais et par les ordres de l'infortuné Louis XVI; l'autre, chef-d'œuvre d'exécution mécanique, dessiné par Poirson, a qui, dit-on, il avait été commandé pour servir à l'instruction du roi de Rome, fut acheté 36,000 francs par Louis XVI U. Ou le voit au milieu de la grande galerie de tableaux du Musée du Louvre.
On distingue deux sortes de globes, ceux dit* manuscrits (tracés â la main), et ceux que l'on couvre de feuilles imprimées. Tous les globes de grand diamètre sont manuscrits. Les globes imprimés sont ordinairement d'un petit volume. Les plus gros que l'on connaisse sont ceux que Corouelll fit exécuter, l'un en France et l'autre k Venise : ils ont lm,20 de diamètre; on en voit des exemplaires dans la bibliothèque de Sainte-Geneviève à Paris.
Quant à la construction des globes, elle varie suivant la matière qu'on y emploie. Si le globe doit être en cuivre, par exemple, le chaudronnier en façonnera la sphère. Mais voici le procède le plus habituel : On fait tourner une demisphère en huis dur, aussi exactement que possible, ayant I un diamètre uu peu moindre que celui du globe que l'ou j veut exécuter : sur cette demi-sphère, on forme une calotte en cartons superposés et fixés avec de la colle. La taille de ces cartons, appelés fuseaux, n'est pas indifférente ; c'est même une des opérations de la confection des globes les plus importantes. La demi-sphère en bois étant enduite de savon on ulace dessus une couche formée de fuseaux hu-
Ua' GLOBE — GL
roectés, que ion assujettit en saisissant Icare pointes par un aiguillon que porte le sommet du moule ; sur cette couche, on en fixe une antre, au moyen de bonne colle de farine, et l'on fait en sorte que les fuseaux de celle-ci croisent ceux de la première ; on forme et on fixe une troisième couche de la
d'un cordon; lorsque 11 colle est sèche, on enlève le moule, et Ton a une calotte ou demi-moule de carton très-solide. Deux de ces calottes fabriquées sur des moules égaux , étant jointes, forment une sphère entière. On les soude l'une contre l'autre avec de la colle-forte et des bandes de papier ; on les retient en cette état au moyen d'un morceau de bois que l'on appelle, à cause de sa forme, os de mort : cette pièce sert comme d'axe au globe; ses deux bouts, qui ressemblent à des champignons , en occupent intérieurement les pôles, où ils sont fixés avec de la colle- forte et de petites pointes. Lorsque la sphère est faite , on la couvre de plusieurs couches de blanc d'Espagne délayé avec de l'eau, dans laquelle on a fait dissoudre de la colle de Flandre bien pure. On régularise ces couches de blanc , qu'il faut étendre bien minces, au moyen d'un calibre. Ce calibre est divisé en lno degrés : en plaçant un crayon sur le 90", et faisant tourner le globe, on trace sur celui-ci un cercle qui représente son équateur, lequel étant divisé, par exemple, en 24 parties égales, il est facile , en amenant chacune de ces divisions auprès du calibre , de tracer autant de méridiens , en faisant couler une pointe le long de sa surface. Ces divers cercles servent de guides pour mettre à leur place les fuseaux imprimés qui contiennent les configurations des pays , les positions des villes , etc. On fixe ces fuseaux sur le globe avec de la colle d'amidon. Le globe étart fini et verni., on le place dans un méridien de cuivre ou de carton, on 1 entoure d'un horizon, etc. On fait aussi des globes imprimés sur des étoffes rendues imperméab'es , et que l'on gonfle d'air.
Lorsqu'un globe céleste est construit avec beaucoup de soin, ce qui est fort rare, on peut par son moyen répondre à un grand nombre de questions sur le mouvement, la position, etc., des étoiles sans le secours d'aucun calcul. Pour cela il suffit de fixer au méridien en carton un petit cercle de même matière, dont le plan soit parallèle à celui del'équateur, et dont le centre est au pôle élevé. Le limbe de ce cercle est divisé en 24 heures. A l'axe de la sphère est fixée une aiguille dont la pointe se meut sur ce limbe. Donnons quelques exemples des problèmes que l'on peut alors résoudre : 1° Un jour et une étoile étant désignés, trouver l'heure à laquelle celle-ci passera au méridien. Pour répondre, voyez sur quel degré de l'écliptique se trouve le soleil ce jour-là; amenez, en faisant tourner le globe, ce point de l'écliptique sous le méridien ; mettez l'aiguille de la rosette sur midi ; amenez enfin l'étoile sous le méridien : l'aiguille de la rosette indiquera l'heure à laquelle Tétoile doit arriver au méridien ; mais il est bon de faire remarquer que si l'étoile doit passer par le méridien avant le soleil, il faut retrancher de 12 heures celle qui est indiquée par l'aiguille , ou bien l'ajouter si l'étoile se lève après
le soleil. 2" Jroui
itude et la latitude d'une
étoile. Fixez l'extrémité du quart de cercle mobile sur celui des pôles de l'écliptique qui appartient à l'hémisphère dans lequel ae trouve l'étoile; tournez le globe jusqu'à ce que l'étoile arrive contre le bord du quart de cercle, l'arc de l'écliptique compris entre le premier point d'arrêt et le quart de cercle mesurera la longitude de l'étoile , et le nombre de degrés comptés sur le quart de cercle, depuis récliptiqne jusqu'à l'étoile, désignera la latitude de celle-ci.
On peut résoudre un grand nombre de problèmes au moyen du globe terrestre, en y adaptant un cadran semblable à celui que nous avons décrit plus haut. Nous n'en citerons qu'un exemple : Quelle heure est-il à Vienne lorsqu'il est midi à Paris? Réponse : Comme Vienne est située à l'orient de Paris, il est évident que le soleil arrive dans le plan de son méridien avant d'atteindre celui de Paris : cela entendu Paris étant amené sous le méridien,
OBE IMPÉRIAL
mettez l'aiguille du petit cadran sur midi , amenez ensuite Vienne sous le méridien, l'aiguille indiquera l'heure qu'il est à Vienne lorsqu'il est midi à Paria. Tetssému:.
GLOBE ( Le ). Cest là un titre qu'ont souvent adopté des journaux qui avaient la prétention de tenir leurs lecteurs au courant de tout ce qui arrivait d'important dans les diverses parties du monde et encore ailleurs. Mais de tontes ces spéculations de presse, celle qui a laissé le plus de traces dans les souvenirs contemporains fut une feuille bis-bebdomadaire, format in -4°, fondée en 1825 par quelques anciens élèves ou professeurs de l'École Normale, détruite peu d'années auparavant par le ministre Corbière. La plupart étaient des hommes complètement inconnus , à qui la vieille presse libérale barrait systématiquement le passage, et qui avaient la prétention, assez fondée, d'être plus aptes à représenter les générations nouvelles, à exprimer leurs idées et leurs aspirations, que les écrivains qui monopolisaient alors à leur très-grand profit l'exploitation de l'opinion libérale, après avoir lait leur apprentissage delà liberté aux gages de la police impériale. La publication du Globe, en dépit de la conspiration du silence tout aussitôt ourdie contre les intrus par les différents organes de la vieille presse, ne laissa point que de faire uno vive sensation. On n'y traitait pourtant que des questions purement philosophiques ou littéraires et scientifiques ; mais les idées qu'on mettait à ce propos en circulation avaient l'avantage d'être neuves, jeunes et quelquefois bien autrement hardies que celles auxquelles la vieille presse avait liabilué ses lecteurs. Sous le ministère Martignac, Le Globe put , moyennant un cautionnement, aborder le terrain de la politique, et devint alors plus particulièrement l'organe de la coterie connue sous le nom de d oc t rin rires, composée d'hommes qni croyaient à la monarchie constitutionnelle, mais qu: entendaient 1 appliquer dans notre pays à l'anglaise, sans se soucier des différences profondes existant dans les mœurs et les idées respectives des deux peuples. La révolution de Juillet une fois accomplie , la plupart des rédacteurs do Globe se rallièrent au nouveau gouvernement, qni leur distribua force places et force rubans. Dès lors tout dans re bas monde fui pour le mieux aux yeux de ces journaliste» transformés tout à coup en hommes d'État. Ils pensèrent même que la continuation de la publication à laquelle ils devaient leur tortune était maintenant inutile; et, vers la fin de '330, l'école saint-simonlenne acheta à vil prix le fonds de 12 à 1,500 abonnés qu'en cinq années d'existence Le Globe était parvenu à Tecruter. A partir de-cette acquisition jusqu'à l'époque de sa mort, arrivée au commencement de 1832, te Globe, rédigé en chel par M: Michel Chevalier et placé sons la haute direction d'abord de Kazard rt d'Enfantin , puis d'Enfantin tout seut, servit d'organe aux doctrines politiques et sociales des disciple» de Saint- Simon.
GLOBE DE COMPRESSION, fourneau de mine s en usage dans las attaques de places, et Inventé par le célèbre ingénieur Bélidor, pour crever les contremines <lc l'assiégé, ou pour faire sauter la contrescarpe et cotubUf ainsi le fossé qui défend l'approche de l'escarpe. Les u-rrei qu'il soulève et rejette au pied de l'escarpe y forment une rampe naturelle, qui permet de tenter l'assaut avec toutes chances de succès.
GLOBE IMPÉRIAL. On appelle ainsi le Rlobe surmonté d'une crorx qni sur tes monnaies, les médailles, ta sceaux, etc., se trouve dans la main des empereurs, et qu'on considère comme un emblème de la souveraineté. La première idée s'en retrouve chez les Romains, qui par là enUudaient désigner leur droit de souveraineté sur tout l'univers, comme le prouve nne médaille de l'empereur Auguste, *ur laquelle on voit trois globes, dont l'un présente cette inscrip tion ASI. , le second AFR., le troisième EU R.; syllabes qui correspondent exactement aux trois parties du monde aloc* connues. Ce globe se retrouve dans la main de l'empereur