‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 296 sur 614 · GLOBE IMPERIAL - GLOIRE · texte numérisé non relu

GLOBE IMPERIAL - GLOIRE

romains postérieurs, tantôt avec un gouvernail, tantôt avec une corne d'abondance , plus tard orné d'une ligure de la Victoire. Le globe lui-même est tantôt entouré d'une ceinture, tantôt sans ceinture. A la déesse «le la Victoire on substitua plus tard le signe de la rédemption, la croix chrétienne, qui aux empereurs romains allemands. Dans les > solennelles, le globe impérial était porté devant le souverain par un fonctionnaire spécial, l'écuyer tranchant.

GLOBULE. Ce mot, diminutif de globe, est souvent employé en physiologie. Il est à remarquer que la forme spbérique exprimée par le moi, globe se retrouve d'une manière remarquable dans les matériaux qui concourent à la formation des animaux : ainsi, la trame du système nerveux se compose d'une série de points globuleux ; ce sont aussi des lignes également ponctuées qui forment les libres dont les muscles se composent ; le sang, la lymp h e, etc. , contiennent une quantité de globules si considérable, que ces liquides semblent en être formés en majeure parue. H en est de même du lait ( voyez Galactoiétre). I-i même organisation se retrouve dans les plantes ( voyez Giratoire [Mouvement] ). Quelquefois le root granule est employé pour globule ; ce dernier mot sert aussi à désigner le conc c ptael e de certains lichens.

Dans l'homœopathie , le nom de globule a été adopté pour désigner des préparations pharmaceutiques destinées à administrer des substances médicamenteuses à des do«es infiniment petites. On prend un grain îles substances solides ou une goutte de celles qui sont liquides, et on mêle cette quantité avec 30 grains de sucre de lait pulvérisé préalablement dans une capsule de porcelaine non vernissée ou dont on a dépoli le fond avec du sable mouillé. Le sucre ordinaire ne peut suppléer le sucre de lait , parce qu'il contient plus ou moins de chaux. Le mélange s'opère d'abord avec une spatule en os, ensuite pendart six minutes avec un pilon de porcelaine, qui est également déverni : on détache alors la poudre attachée à la capsule et au pilon , et on la laisse reposer pendant quatre minutes; on recommence cette trituration à deux autres reprises, avec les mêmes intervalles ; alors on ajoute 30 grains de sucre de lait aux précédents, et on renouvelle l'opération ci-dessn.;. Enfin , on ajoute encore 30 autres grains de sucre de lait , ce qui fait »0 en tout. On conserve cette poudre dans un bocal , soi pneu sèment fermé, portant le nom du médicament ainsi divisé avec le signe 100, indiquant que la substance est à son centième degré de puissance : pour porter son énergie à 10,000, on prend un grain de la poudre 100 qu on ajoute à 90 grains de sucre de lait, comme on l'a détaillé ci-dessus. Pour arriver à un inillionniéme et plus, on procède de même. Cette extrême division, loin d'atténuer l'énergie des médicaments, l'augmente selon Hahnemann: le changement qu'une trituration prolongée avec une poudre non médicamenteuse ou une longue agitation avec un liquide qui ne l'est pas davantage , produit, dit-il, dans les corps naturels, spécialement dans les substances médicinales, est tellement considérable, qu'il tient presque do miracle. Quoi qu'il en soit de cette assertion , la poudre qu'on a obtenue avec des soins si minutieux sert à composer des globules d'un volume égal à celui des graines de pavot. Telles sont les pilules de la pharmacie homeropathique. Ces médicaments sont d'un transport si facile, qu'on peut porter toute une pharmacie dans sa poche ; et ils permettent en outre, en raison de leur solubilité, d'administrer en liqueur des substances qu'on ne peut employer que sous forme solide. Dr Ciuhbonnier.

GLOŒSTER(On prononce Gloster). Voy. Guoccester. GLOCKNER ou GROSSGLOCKNER, montagne haute d" 4,052 mètres- au -dessus du niveau de la mer, et située en Autriche, sur les limites du Tyrol et de la Carinthie. Elle se rattache an système des Alpes Noriqucs , et fait partie du groupe principal de ces montagnes. On n'a souvenir que de deux ascensions du Glocknrr , Tune exécutée au commencement de ce siècle par un géologue autrichien,

M. Warlopf; l'autre, en janvier 1853, par deux touristes anglais , MM. Sharpe et Thompson , favorisés dans leur expédition par la douceur exceptionnelle de la température qui régna cet hiver-là dans ces montagnes, les plus élevées qu'il y ait dans tous les États autrichiens.

GLOGAU, appelée aussi Grossglogau (Grand-Glogau), pour la distinguer iVOberalogau ( Haut-Glogau ), dans la Haute-Silésie, place forte importante de Silésie (Prusse), dans l'arrondissement de Liegnilz, sur la rive gauche de l'Oder, compte 12,500 habitants, dont 10,300 protestants et 1,000 juifs , et est le siège de l'administration supérieure de la province, mais n'a point d'importance commerciale ou industrielle : un embranchement du chemin de fer de la Basse- Silésie la relie, à Hansdorf, au grand chemin de fer de la Marche et de la Silésie. Elle est le siège d'une cour d'appel; il y existe un collège catholique et un collège protestant, une école pour les sages-femmes, une école primaire et un beau château.

Glogau, autrefois capitale d'une principauté indépendante, joua un rôle important dans la seconde partie de la guerre de trente ans. En 1741 Frédéric le Grand la prit d'assaut, dans la nuit du 9 au 10 mars, et ajouta alors par des travaux considérables à son système de fortifications. Après la bataille dléna, Glogau fut investie par un corps wurtembergeois aux ordres des généraux Vandammc et Seckendorf ; et après une courte résistance elle ouvrit ses portes à l'ennemi. Depuis lors Glogau ne cessa d'avoir une garnison française qu'au 14 avril 1314, jour où, en vertu d'une convention signée par le comte d'Artois, elle fit retour à la Prusse.

GLOIRE. Qu'est-ce donc la gloire, cet attribut de la Divinité , que l'homme a voulu rapetisser à sa taille mortelle, elle, dont la majesté et la durée n'a point de limites? Consiste-t-elle seulement dans un concert unanime d'estime et de louanges, ainsi que le dit le Dictionnaire de l'Académie? on bien est-ce quelque chose de plus indéfinissable. La gloire est plus que de la célébrité; car la célébrité est épliémere, contestable, et s'attache aux bonnes comme aux mauvaises actions; et la gloire, qui serait passagère, contestable, ou établie sur des bases contraires à la morale, cesserait de porter ce beau nom ; la gloire est plos qu'un concert de louanges et d'estime, qu'une admiration enthousiaste , car elle pourrait alors être l'ouvrage d'une camaraderie adulatrice. La gloire d'un citoyen, c'est-à-dire cette renommée inattaquable qui donne durant des siècles une puissance prodigieuse et un noble retentissement à son nom, doit être pure et brillante comme le disque du soleil : que l'tril y découvre une tache, quelque minime qu'elle soit , et tout son prestige tombe soudainement; elle a cessé d'exister dès ce moment. Où se trouve donc ce mobile puissant, dont le nom a tant de fois été blasphémé? Dirons-nous, avec le savant, qu'elle est dans une science étroite; avec le poète, qu'elle est dans ses vers; avec l'artiste, qu'elle est sur la toile, ou dans la pierre, qu'il a animée ; avec le navigateur, qu'elle est dans ces découvertes qui ont transporté sur d'autres continents les vices de notre civilisation? Dirons-nous avec les guerriers et les conquérants qu'elle est dans le sang qu'ils ont vainement répandu? Aucun d'eux n'y atteint cependant ; car, ainsi que la fortune, la gloire accompagne rarement la mémoire de ceux qui ont usé leur vie à la chercher, et elle vient s'asseoir sur la tomt>e modeste de celui qui l'a mie. Sanction de toutes les vertus utiles, de toutes les actions désintéressées, qui ont signalé un citoyen à la postérité, la gloire individuelle ne saurait être renfermée dans la ville, dans le pays qui lui a donné la jour : elle est cosmopolite. Aussi est- il peu de mots que l'on devrait être plus jaloux d'appliquer à propos, car c'est prostituer la gloire que de la prodiguer.

On conçoit dans combien de cœur* l'amour de la gloire a dn germer, ne fût-elle, comme tant l'ont dit, qu'une illu sion d'autant plus chère qu'elle est plus insaisissable. Malheur à qui n'y a pas rêvé une fois dans sa rie! car

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